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13/11/2005

Ecce homo 2 (Houellebecq notre frère)

(Ce texte, composé en novembre 2005, est la version longue de l'article publié dans Le magazine des livres de septembre 2009, qu'on peut retrouver ici. Les passages en typographie Andale mono sont ceux qui ont été supprimés dans l'article pour cause de longueur.)


medium_houellebecq_nu.4.jpg"Car, mis à part le fait que je suis un décadent, j'en suis aussi le contraire. J'en veux pour preuve, entre autres, que d'instinct j'ai toujours choisi les remèdes adéquats aux mauvais états de santé : tandis que le décadent en soi choisit toujours les remèdes qui lui font du tort. Comme summa summarum j'ai été sain, comme recoin, comme spécialité j'ai été décadent." NIETZSCHE, Ecce homo.


HOUELLEBECQ ! Le seul écrivain français dont un jeune plumitif d’aujourd’hui peut dire « je voudrais être Houellebecq ou rien ! » Le seul qui ait compris l'époque ! Le seul qui mérite vraiment d'être lu ! Anti-moderne, anti-réac, irréversible et irrécupérable, post-apocalyptique, il est l'homme blessé idéal. En lui purulent nos stigmates d'hommes et de femmes du XXIème siècle fatigués de vivre. Impuissance existentielle, dégoût de la vie, haine de l'espèce, dépérissement sexuel, faiblesses honteuses, fatigue générale. Houellebecq, c'est le type qui a toutes les tares de son époque mais qui ne s’en félicite pas. Qui souffre de faire ce qu'il ne veut pas et de ne pas faire ce qu'il veut. Mais qui refuse de se faire le militant de ses tares, de légaliser ses aberrations. Qui ne change pas de valeurs au fur et à mesure qu'il change de boîtes à partouze. Qui pourrait dire « je suis allé dans les partouzes car je suis un connard, j’ai quitté ma femme car je suis un minable, j’ai fait avorter ma maîtresse car je suis un salaud. » Houellebecq (se) constate et déprime. Il est ce pécheur modèle qui ne peut sortir de sa fange mais qui  au moins reconnaît qu'elle en est une. En ne créditant pas ce que son corps fait, au moins prouve-t-il qu'il a une âme. Pour la modernité qui confond les désirs et la volonté et qui croit qu'il suffit de se contenter d'être soi pour être beau, bon et vrai, l'homme sans qualités mais non sans morale à la Houellebecq peut paraître hypocrite alors qu'il est d'une rare probité spirituelle. Quand on boite, l'important est de marcher droit en esprit – car, comme dit Pascal, un corps boiteux nous irrite moins qu'un esprit boiteux etc. Houellebecq est ce qu'il est mais pense et écrit contre ce qu'il est. S'il est malade, son point de vue sur la maladie est sain. Et c'est pourquoi on l'aime ! Envers et contre tout, il reste vivant. C'est le dernier des vivants.

Voir en lui un nouveau modèle de chrétien fera sourire. Pourtant, n'est-il pas déjà passé du marxisme à l'amour de la femme comme le prouvent ces trois romans (trois romans d'amour !) - et que ne lui ont pas pardonné ces ex-collègues gauchistes ? Et s'il est allé vivre en Irlande et ensuite en Espagne, n'est-ce pas aussi pour respirer encore un peu de catholicisme ? En vain, bien entendu. En bon schopenhaurien, Houellebecq ressent l'inanité des religions comme nul autre - ce qui ne l'empêche pas d'établir entre elles une hiérarchie intellectuelle (le crime antimoderne absolu !) - et que si l'islam est définitivement la religion la plus con du monde, le catholicisme contient en lui « des développements intéressants. »[1] Voilà pourquoi le désespoir de ce petit homme souffreteux et lucide en appelle à l'espérance. Sans lui, nous nous serions suicidés depuis longtemps.



guide du routard, Philippe Gloaguen et ses amis.JPGNotre génération.



C’est que nous ne l’aimons pas tellement la vie. Nous pouvons à la rigueur apprécier ce qu’il y a de bon en elle – l’art, la gastronomie, l’onanisme – tout en pensant en même temps que c’est dans ces phénomènes que nous lui échappons, ou mieux, la nions. Aimer la vie en soi, ce n’est pas jouir d’un bel opéra ou d’un bon repas, c’est se réjouir pour de bon de la naissance d’un enfant, de la vie de famille, de l’amour du travail, du respect de la patrie. C’est aussi mettre la responsabilité au-dessus de tout, comme ces « connards humanitaires protestants » de Plateforme.

T’es malheureux, ta faute. T’es handicapé, ta faute. T’es pédophile, ta faute. T’es riche, ton mérite. Celui qui crève à côté de toi, sa faute. Même l’enfant abusé, c’est sa faute. La vie, c’est génial, c’est toi qui l’a fait. Ce que nous n’arriverons précisément pas à faire. Notre bonheur, c’est discréditer l’existence au maximum, dire que tout est moche, vain, injuste, odieux, cruel, et que si Dieu existe, Il se taille les plus mirifiques branlettes sur nos douleurs. Voilà.

Raphaël Juldé.jpgAvant que Houellebecq n’arrive, nous n’osions pas le dire aussi innocemment. On se serait moqué de nous. N’avions-nous pas tout, nous les Tanguy nés dans les années 70, ou les Juldé nés dans les années 80 ? Génération « bof », inutile et incertaine, paresseuse à en crever, inapte à bander pour de bon, souvent des parents divorcés moralement à charge. Pour nos aînés, la vie était dure mais belle et désirable, pour nous, elle est molle et douloureuse. Demande trop d’efforts. Et ses récompenses ne valent pas le coup. Ainsi avons-nous appris par coeur ce passage canonique d’Extension du domaine de la lutte – incompréhensible pour les gens des trente glorieuses :

« Notre civilisation souffre d’épuisement vital. Au siècle de Louis XIV, où l’appétit de vivre était grand, la culture officielle mettait l’accent sur la négation des plaisirs et de la chair ; rappelait avec insistance que la vie mondaine n’offre que des joies imparfaites, que la seule vraie source de félicité est en Dieu. Un tel discours ne serait plus toléré aujourd’hui. Nous avons besoin d’aventure et d’érotisme, car nous avons besoin de nous entendre répéter que la vie est merveilleuse et excitante ; et c’est bien entendu que nous en doutons un peu. »

Il faut bien avouer que tout nous fatigue - trouver un emploi, remplir des formulaires administratifs, tenir son studio, se retrouver dans ses comptes (vivement que nous soyons dans l’ère de l’intelligence artificielle et que des robots viennent s’occuper de notre intendance et de la gestion de nos affaires !) , et par dessus-tout, faire l’amour. Faire l’amour ! l’expression elle-même nous donne un haut-le-cœur. Nous qui n’avons plus aucun désir, mais que des fantasmes, comment pourrions-nous « assurer » ?  Se dépuceler est aussi éprouvant que faire son service militaire – d’ailleurs nous nous sommes fait exemptés dans les deux cas. Non, nous n’avons rien à faire avec le coït.

Et comme les fouetteuses – ces  femmes qui nous corrigent de nous-mêmes - sont trop chères, ne nous restent plus que les BD de Stanton et le sopalin. De toutes façons, le SM, qu’on imagine si doux et si chaud, « cuisamment érogène », en vrai, ça fait mal et c’est froid. Dans Plateforme, Houellebecq écrit que le SM est la sexualité des gens qui ne s’aiment pas. Dans quel sens l’entend-il ? Dans celui des  gens qui ne s’aiment pas entre eux, ou celui des gens qui ne s’aiment pas eux ? Mon moi haïssable et ma bite débectable me font pencher plutôt pour le second.

Raphaël Tisserand.jpgDe toutes façons, le cul est une affaire de battants. Le cul est capitaliste. Baiser est une performance sociale. Un truc de winner. C’est là la découverte fondamentale de Houellebecq, la vérité essentielle de notre temps, même si elle donne des boutons aux gauchistes. « Jouissez sans entraves ! », « interdit d’interdire ! », « on ne revendique pas, on prend ! » éructaient tous ces enfants gâtés en 68. Eh ! combien y en a-t-il parmi eux qui encore aujourd’hui refusent de voir que ces maximes sont à l’origine de la politique du baiseur comme celle, sans jeu de mots, du boursier ? Pour la gauche qui passe son temps à critiquer « la société du fric » et en même temps à défendre becs et ongles les acquis « sociaux » (entendre « sexuels »), la crise de schizophrénie est proche. Ils hurlent que le monde n’est pas une marchandise mais hurlent encore plus fort au moindre décret qui veut limiter la pornographie ou inquiéter la prostitution. Ils dénoncent l’abjection de l’individualisme mais toute atteinte à la dimension sexuelle de leur individu leur semble odieux. Regardez-les vitupérer contre le pape. De toutes leurs forces, ils refusent de comprendre que l’ultra-libéralisme qui les débecte tant est la condition sine qua non de l’hédonisme libertaire dont ils se font les garants. La sexualité est le premier système de hiérarchie sociale. Or, nous qui avons du mal à baiser autant qu’à nous enrichir, nous pour qui la loi du marché s’est étendue jusqu’à nos érections, la lecture d ‘Extension agit comme un baume :

«Sur le plan économique, Raphaël Tisserand appartient au camp des vainqueurs ; sur le plan sexuel, à celui des vaincus. Certains gagnent sur les deux tableaux ; d’autres perdent sur les deux. (…) Le trouble et l’agitation sont considérables. »

Oui, rien que pour ça, Houellebecq restera notre contemporain capital.

Alors, l’écran, l’écran, l’écran. L’écran qui remplace le corps. L’image toujours plus stimulante que le réel. De ce point de vue, Internet nous aura comblé.  Vive les sites porno où l’on peut se payer le peep show en direct. Même plus besoin de sortir. Et pour ce qui est des fantasmes, c’est l’Eldorado. Des centaines de site, la plupart gratuits, qui traitent exclusivement de votre petite passion honteuse  – gang bang aux mamies, combat de femmes obèses dans la boue, épingles dans les testicules ou frites dans le cul, le choix est immense. En attendant le cyber sex ! Ce n’est tout de même pas notre faute si tout ce qui nous fait échapper à la réalité nous fait bander ! Sans oublier les génériques de Capitaine Flam, Candy, ou Maya l’abeille, avec lesquels nous  finissons la plupart de nos soirées, nous les trentenaires adulescents. A nos déficiences existentielles et sexuelles s’ajoutent nos tendances gloubi-boulga. La régression, il n’y a que ça pour s’amuser.  Chapi chapo, pipi caca, pan pan cucul. Le reste, c’est la mort.

Philippe Gloaguen.jpgIl semblerait que la nouvelle génération ne soit pas comme la nôtre. Une sorte de maturité immature caractérise nos petits frères et sœurs. Ils sont « hyper vivants », ces gens-là et donnent l’impression de prendre la vie vachement plus au sérieux que nous. Surtout, ils n’en ont pas l’air dégoûté. Y a un aspect sexualité saine et franche chez eux doublé d’un civisme à tout crin.  Quand Le Pen passe au premier tour le 21 avril, ils défilent dans les rues, à même pas treize ans pour certains, avec des panneaux où ils ont écrit : « Contre Voldemor, Harry Potter avec nous. »

SOS racistes à mort, naturellement tolérants et humanitaires, d’un bon cœur débordant et pétitionnaire, ils ont intégré à fond les paradoxes de la modernité, le cosmopolitisme et le communautarisme, l’international et l’instinct tribal, la sacralisation des particularismes et le métissage – et ne trouveraient rien à redire s’il y avait un jour une guerre des mondes. Citoyens de l’univers sans rire, ils accueilleraient tout envahisseur avec un drapeau blanc et un tapis rouge. L’amour du prochain, pour eux, c’est l’amour de l’alien.



soulages 2.jpgRester vivant.


Décidément, nous n’aurons été compris ni par nos aînés ni par nos cadets. Aux uns et aux autres, un livre aussi matriciel que Rester vivant tomberait des mains. Comment décrire notre contentement  lorsque nous avons lu que

« Le monde est une souffrance déployée » - première phrase du premier livre de Houellebecq ? Il était donc possible qu’un écrivain puisse s’en prendre, comme ça, à la vie ? Ce genre d’accusation métaphysique aussi radicale était-il encore de saison ? La suite était délectable :

« A son origine, il y a un nœud de souffrance. Toute existence est une expansion, et un écrasement. Toutes les choses souffrent, jusqu’à ce qu’elles soient. Le néant vibre de douleur, jusqu’à parvenir à l’être ; dans un abject paroxysme. »

O résurrection ! Enfin quelqu’un de notre époque qui n’adhérait pas à l’ensemencement du monde ! Qui ne disait pas « encore » au chevalet de Dieu ! Que me perdais-je en Pater Noster suranné ? La vérité était bien dans ce désolant et formidable constat. Naître est hideux.  Survivre est infect. Et s’il est vain de se suicider, il l’est encore plus de se reproduire. Comme Thomas Buddenbrook découvrant l’œuvre de Schopenhauer, nous découvrions l’auteur qui nous déculpabiliserait de notre dégoût existentiel, qui légitimerait notre seule conviction que « vivre, c’est souffrir », qu’il n’y a rien d’autre hors cela, que tout le reste est un palliatif et que contrairement à ce que disent les bienheureux (car à notre grande perplexité, il y a des gens qui sont réellement contents de vivre et il faudra compter avec ces salauds), c’est l’existence qui nous préserve de la vie. Exister, c’est être placé là, assister à ce qui se passe, et attendre la mort. Ca peut faire mal, mais si l’on ne bouge pas, si l’on se contente de regarder les autres bouger, ça peut aller.

Comme Cioran testait la complicité de ses interlocuteurs par la phrase de Keats, « je suis un lâche, je ne puis supporter la souffrance d’être heureux. » (dans Aveux et anathèmes), nous testons celle de nos proches avec celles de Houellebecq. S’ils ne comprennent pas tout de suite, ou s’ils ont le malheur de dire : « oui, c’est vrai, mais quand même, faut pas exagérer…», inutile de continuer, ils ne comprendront jamais rien de nous et passeront de la case « amis » à la case « ennemis métaphysiques ». La haine de la vie, il faut que ça fasse tilt, sinon c’est foutu.  Quiconque n’a pas mal en entendant ou en prononçant les mots « bonheur », « effort », « travail », « volonté », « agir », « aimer », « vivre » (tous équivalents pour nous) est notre victime littéraire secrète. Puisqu’ils l’adorent leur vie, on la leur souhaite la pire possible. Qu’on torture leurs enfants devant eux pour commencer… Inutile de se fatiguer, ils le font très bien eux-mêmes.

L'enfant abandonné, d'après Louis Deschamps.jpgRester vivant regorge de ces anecdotes terrifiantes d’enfants qu’on sacrifie au bonheur de vivre – tel le petit Henri qui gît à terre, ses couches souillées, hurlant pendant que sa mère se prépare à aller à son rendez-vous du soir.

« Cette petite chose couverte de merde, qui s’agite sur le carrelage, l’exaspère. Elle se met à crier, elle aussi. Henri hurle de plus belle. Puis, elle sort. » Une femme amoureuse sans aucun doute.

Il n’empêche,  « Henri est bien parti dans sa carrière de poète. »

Et Marc, dix ans, dont le père est en train de mourir d’un cancer à l’hôpital, et « qui aime son père. Et en même temps commence à avoir envie que son père meure, et à s’en sentir coupable. » Enfin Michel, quinze ans, qu’ « aucune fille[n’a] jamais embrassé. » et qui souffre le martyr d’être indésirable à vie. Il y a cinquante ans, ce genre de souffrance faisait sourire, ou mieux, indignait. Les seules misères que l’on tolérait était celle du corps clinique et du corps social, certainement pas celle de particules élémentaires en manque de fellation. Le malheur,  c’était la pauvreté, la maladie, la guerre, la Shoah - et certainement pas ces états d’âme d’adolescents boutonneux en manque d’amour qui deviendront des adultes dépressifs. Les onanistes et les pleurnichards, un bon coup de pied au derrière ma bonne dame ! Quelqu’un qui aurait osé écrire que

« dans les blessures qu’elle nous inflige, la vie alterne entre le brutal et l’insidieux »

aurait été virilement corrigé. La haine de la vie (qui se confond avec la haine de Dieu) était un péché mortel, un relaps païen, une attitude méritant le fouet ou, dans des temps plus anciens, le bûcher.

De toutes façons, entre écrire et vivre, il faut choisir.

« Apprendre à devenir poète, c’est désapprendre à vivre. »

La vraie vie, courageusement assumée, est le contraire de l’art – celui-ci n’étant, quoiqu’on en dise, toujours une affaire de tergiversations avec celle-là. Bien entendu, on se rassure en disant que l’artiste embellit la vie, qu’il l’honore, alors qu’on sait très bien qu’il ne peu la supporter et qu’il s’en venge dans ses vers, ses notes ou ses couleurs.

« Développez en vous un profond ressentiment à l’égard de la vie. Ce ressentiment est nécessaire à tout création artistique. »

Il n’y a ni amour ni art heureux, il n’y a que des preuves de désamour et de ressentiment artistique. C’est pourquoi l’art est réactionnaire, comme Houellebecq le fait perfidement dire  à Philippe Sollers dans Les Particules élémentaires :

« Tous les grands écrivains sont réactionnaires. Balzac, Flaubert, Baudelaire, Dostoïevski : que des réactionnaires. Mais il faut baiser, aussi, hein ? Il faut partouzer. C’est important. »

Ecrire et baiser pour rester vivant. Ecrire pour se venger, baiser pour s’oublier. Le tout dans une structure qu’il ne faut pas tarder à se trouver.

« Si vous ne parvenez pas à articuler votre souffrance dans une structure bien définie, vous êtes foutu. (…) La structure est le seul moyen d’ échapper au suicide. Et le suicide ne résout rien. Imaginez que Baudelaire ait réussi sa tentative de suicide, à vingt-quatre ans. »

Comme tous les suicidés en vie, Houellebecq nous aide à vivre et c’est cette aide paradoxale, perverse en apparence, que ne comprendront jamais ceux qui n’ont pas eu la tentation du rasoir ou de la fenêtre. Pour vivre sans dommages, il nous faut perpétuellement ruser avec la vie.

« On pourra penser à adopter une stratégie à la Pessoa : trouver un petit emploi, ne rien publier, attendre paisiblement sa mort. »

Francis Mickus et moi.JPGGardien de musée, par exemple. Le plus beau métier du monde. D’autant qu’

« Une petite insertion professionnelle peut apporter certaines connaissances, éventuellement utilisables dans une œuvre ultérieure, sur le fonctionnement de la société. »

Et ne plus avoir à se faire de souci pour sa survie.

Ils devraient le noter en lettres d’or sur leur mur, ces fonctionnaires toujours mécontents : le traitement est tout. Quoiqu’il vous arrive (c’est-à-dire rien la plupart du temps), vous pourrez toujours achetez vos spaghetti, votre sauce Buttoni, votre beurre, deux paquets pour le prix d’un, votre ail pour bien puer le lendemain, et vos deux bouteille de Tavel qui vous feront discuter avec Ardisson ou Fogiel tout seul devant votre télé.

Loin, très loin de nous, le Struggle for life.

« Vous n’avez pas à vous battre. Les boxeurs se battent ; pas les poètes ? Mais, quand même, il faut publier un petit peu ; c’est la condition nécessaire pour que la reconnaissance posthume puisse avoir lieu. Si vous ne publiez pas un minimum (ne serait-ce que quelques textes dans une revue de second ordre), vous passerez inaperçu de la postérité ; aussi inaperçu que vous l’étiez de votre vivant. Fussiez-vous le plus parfait génie, il vous faudra laisser une trace ; et faites confiance aux archéologues littéraires pour exhumer le reste. »

Vive Le journal de la culture et Le magazine des livres, donc !

Enfin et surtout, n’oubliez jamais que PLUS VOUS SEREZ ABJECT, PLUS VOUS SEREZ VRAI. C’est non seulement le secret de l’art, c’est en plus celui de sa réussite. Tous les grands écrivains sont abjects : Pascal, Molière, Maupassant, Céline. Pour cela, « vous devez haïr la liberté de toutes vos forces. » Car la liberté, c’est ce qui pourrait vous rendre responsable et heureux, et cela, c’est la mort de l’artiste qui est en vous. Souvenez-vous qu’un bon père de famille n’a jamais rien écrit de sublime.

L’alternative, c’est la création ou la procréation. Et si vous voulez faire une fois le bien dans votre vie, n’enfantez pas. Dans le cas contraire, non seulement vous ne vous occuperez pas de votre progéniture, la laissant mûrir une haine durable pour vous, mais vous n’écrirez pas plus. Alors, baisez mais sans vous multiplier. Ca ne fera de mal à personne, ça enculera la création et, si vous y croyez, le créateur – une satisfaction non négligeable.



soulage2.pngProfesseur d’espoir.



Comme souvent, pour saisir le sens profond d’une oeuvre, il faut écouter autant ceux qui l’aiment que ceux qui ne l’aiment pas. Etre dégoûté par Houellebecq, c’est le lire aussi comme lui le désire. Aussi acquiescera-t-il volontiers à l’idée d’être ce « professeur de désespoir » qu’a voulu voir en lui Nancy Huston dans son essai éponyme et dans lequel elle déplore « sainement » cette mode actuelle de la négativité qui conduit toujours au nihilisme. A ses yeux, la haine de soi devient toujours haine des autres. On ne diffère son suicide que pour mieux devenir raciste, misogyne, homophobe, fasciste. Ca commence par Schopenhauer et ça finit par Le Pen.

C’est là l’erreur absolue des forts et des croyants. Pour des anémiques de l’existence comme nous, faibles et coupables, incapable de marcher sans trébucher ni de respirer sans ruminer, ce sont des gens comme Houellebecq, comme Cioran, et à différents degrés, comme Franz Kafka, Robert Walser, ou Thomas Mann, qui, parce qu’ils passent leur temps à discréditer l’existence, nous rassurent profondément sur nos incompétences en amour de celle-ci,  et ce faisant, nous dissuadent malgré tout d’y renoncer. Pour un désespéré (c’est-à-dire, théologiquement parlant, un paresseux), une œuvre pessimiste et tragique est mille fois plus stimulante qu’une autre pleine d’espoir et d’optimisme. C’est quand je me dis que le pire est toujours certain que j’ai envie de sortir de chez moi sans peur et sans reproches et d’aller voir ce qui se passe dehors. C’est parce que je m’acharne dans ce texte à dire tout le mal que je peux de la vie que je la supporte tant bien que mal et finirai même par y prendre goût si je n’y prends garde. Au fond, le mal se soigne par le mal et c’est ce qu’une Nancy Huston - j’allais dire une femme - ne pourra jamais comprendre, tant il est vrai que ce sexe est généralement consumé par la vie tandis que le nôtre l’est par la mort. J’ai dit généralement.

Ce que nous aimons chez Houellebecq, c’est cette probité qui ne transforme pas les mauvais sentiments en idées justes et qui ne se force pas non plus à n’avoir que de bons sentiments – comme l’exige notre très correcte époque. Quand on souffre, on hait le monde, et on a le droit de le faire. Que la femme aimée de Plateforme meure dans un attentat  islamiste et que le héros s’en prenne désormais en pensée aux palestiniens, se réjouissant qu’enfant ou femme enceinte périssent d’une balle perdue dans la bande de Gaza, n’est que l’expression de la rage et du chagrin, et ne relève pas du tout d’un « programme politique ». C’est un homme blessé qui parle, et qui n’ayant plus rien à perdre, se met à dire à dire des conneries salvatrices - ose être humain avant d’être « citoyen ». Et il faut être aussi con que Yann  Moix pour lui faire la leçon là-dessus et rétorquer qu’écrire cela, c’est hyper-dangereux car c’est vachement pas cool. Qu’est-ce que ce petit chahuteur moralisant peut comprendre à  Ivan Karamazov de toutes façons ?

Non, ce qu’il faut comprendre justement, c’est que l’amour de la vie est cette porte étroite par laquelle des « derniers hommes » comme nous n’ont aucune chance de passer et que c’est en prenant conscience de notre ressentiment qu’on pourra peut-être s’en détacher, et avoir la possibilité de n’être plus que les avant-derniers. Seule la littérature suicidaire peut sauver du suicide. Et Houellebecq, Cioran, ou Schopenhauer sont bien plus salubres que ce que Nancy Huston veut bien faire croire. Ils agissent par sérum. Nous mettent le nez dans notre néant et ce faisant nous en font sourire. Leur désespoir est un tonus dont on ne saurait trop abuser même s’il reste incompréhensible pour la plupart de nos proches pour qui le désespoir désespère et l’espoir espère. Ah  la sensibilité des normaux ![2]. Comment pourraient-ils sentir qu’au bout du compte, les livres de Houellebecq sont aussi une inattendue et persistante poursuite du bonheur ? Que son dégoût du monde va chez lui avec un goût pour l’amour et pour l’effusion  et que c’est cette poursuite du bonheur qui le rend si  précieux,  si fraternel et si chrétien ?


"Et le sexe des femmes inondé de lumière."


Raphaël Tisserand nous touche. Ne pas avoir accès au sexe des femmes parce qu’on est gros, timide ou maladroit, ou qu’on ne sait pas y faire, tel est le drame de l’homme de la société libérale où les désirs sont laissés à l’effort de chacun, autrement dit aux plus forts – alors que jusqu’à une période relativement récente, la société avait tellement conscience des difficultés que pouvait représenter une relation sexuelle classique qu’elle organisait celle-ci à travers le mariage et la prostitution, deux manières qui permettaient aux plus humbles et aux plus laids d’arriver à leurs fins. Normalisé, organisé, vénalisé,  le coït devenait possible pour tous. C’est depuis que le « devoir  conjugal » est devenu un désir individuel que la « fracture sexuelle » a eu lieu entre les « grands fauves » et les batraciens. Nous sommes plus nombreux qu’on le croit à regretter le XIXème siècle.

De plus, et contrairement aux fadaises du « nouvel homme féminin » dont on nous flagelle les testicules,  l’un des grands problèmes de l’homme moderne, c’est de ne pas être assez bestial. Comme le dira le Bruno des Particules,

« En un mot je ne suis pas assez naturel, c’est-à-dire pas assez animal – et il s’agit là d’une tare irrémédiable : quoi que je dise, quoi que je fasse, quoi que j’achète, je ne parviendrai jamais à surmonter ce handicap, car il a toute la violence d’un handicap naturel. »

De toutes façons, c’est bien connu, les femmes n’aiment pas les hommes qui veulent qu’on les embrasse. Les femmes méprisent les hommes doux et féminins. D’autant, et on ne le dira jamais assez, que l’homme (ou la femme) qui ne fonctionne pas bien sexuellement n’aura aucune chance jamais de se faire aimer. C’est le sexe qui précède et qui permet l’amour et non le contraire. Sans couilles, le cœur n’est rien. Bat à vide. Les femmes ne vous regardent même pas. Alors, les branlettes quotidiennes, trois fois par jour. L’amertume qui monte comme une éjaculation. L’envie de crever.


modigliani_nu_blond_l.jpg« Juste une solitude aggravée par la joie
Impudique des femmes ;
Juste une certitude : « cela n’est pas pour moi »,
Un obscur petit drame.

Ils mourront c’est certain un peu désabusés,
Sans illusions lyriques ;
Ils pratiqueront à fond l’art de se mépriser,
Ce sera mécanique.

Je m’adresse à tous ceux qu’on n’a jamais aimés,
Qui n’ont jamais su plaire ;
Je m’adresse aux absents du sexe libéré,
Du plaisir ordinaire.

Ne craignez rien, amis, votre perte est minime :
Nulle part l’amour n’existe.
C’est juste un jeu cruel dont vous êtes les victimes ;
Un jeu de spécialistes. »[3]

Nulle part l’amour n’existe sauf précisément dans cette trilogie amoureuse que constituent Les particules élémentaires, Plateforme, et l’on peut d’emblée le deviner, La possibilité d’une île. En attendant ce troisième opus, dont le titre superbe est déjà une promesse de bonheur[4], il faut relire les deux premiers, et se rendre compte que si l’auteur a renoncé aux idéologies, il n’a renoncé ni l’amour ni au « doux miel de l’humaine tendresse » qu’il raillait dans Extension.  L’avenir n’appartient plus à Marx mais aux femmes, des femmes qui ont fini par le regarder et l’embrasser -  des femmes non capitalistes. Des femmes qui vont réhabiliter le sexe de l'homme.

Ainsi des Particules, qu’on a présenté comme le premier grand roman français qui remettait cruellement en cause les acquis de 68, et en effet qui allait jusqu’à affirmer que les serial killers des années 90 n’étaient que les rejetons naturels des hippies des années 60, mais qui,  à bien des égards, se voulait aussi la réalisation de ces acquis. A son corps défendant, Houellebecq est bien le fils de cette mère détestée,  « cette vieille pute qui s’est convertie à l’islam » et ne fait rien d’autre que rêver l’idéal beatnicko-islamique de celle-ci[5].  Comme son héros Frédéric Hubczejak, on peut dire de lui que son

« véritable trait de génie fut, par une appréciation incroyablement précise des enjeux, d’avoir su retourner au profit de ses thèses cette idéologie bâtarde et confuse apparue à la fin du XX ème siècle sous l’appellation de New Age. Le premier à son époque il sut voir qu’au-delà de la masse de superstitions désuètes, contradictoires et ridicules qui le constituait au premier abord, le New Age répondait à une réelle souffrance issue d’une dislocation psychologique, ontologique et sociale. »

Un New Age transfiguré par la science et la morale en quelque sorte. Un changement de paradigme qui abolirait souffrance et culpabilité mais qui pour cela remplacerait l’humanité corrompue et « séparée » par une nouvelle espèce clonée. Une société fraternelle, organique et érotique où notre sens moral et nos sensations sexuelles seraient infiniment plus développés – notamment grâce aux fameux corpuscules de Krause, pour l’instant « pauvrement disséminés à la surface du clitoris et du gland », mais que l’on multiplierait sur toute la surface du corps, « offrant ainsi, dans l’économie des plaisirs, des sensations érotiques nouvelles et presqu’inouïes. » En un mot, un paradis inspiré de la mère, mais destiné aux clones et non aux hommes. D’une pierre deux coups, Houellebecq arrivait ainsi jusqu’au bout de son dégoût pour la vie et atteignait son fantasme de plénitude post-humaine. A l’instar d’André Frossard qui disait que l’enfer existe mais qu’il n’y a personne dedans, Houellebecq dit que le paradis existe mais sans âme qui vive. Pour être heureux, ne naissons plus, nos copies biologiques le sont à notre place.

Sexo mecanico.jpgLe sexe de l’homme réhabilité

Et c’est le retour au monde concret, décevant, matérialiste mais non dialectique, de la plateforme. Et qui commence par la mort du père, viril, vivant, sportif, gai, qui a traversé le monde en voyageur curieux et enjoué, qui a fait des safari et  a même « eu l’occasion d’observer des rhinocéros à la jumelle. » Le contraire de notre héros, médiocre et moyen (mais peut-être moins malheureux que ceux des livres précédents), apte aux vacances « à sa mesure » que peut lui proposer Nouvelles Frontières.

« Il faut reconnaître que le texte de présentation de la brochure était habile, propre à séduire les âmes moyennes. »

C’est pourtant dans le parcours « Tropic Thaï » qu’il rencontre Valérie dont il tombe progressivement amoureux. Commence alors une série de descriptions érotiques dans lesquelles Houellebecq excelle par cet usage si particulier qu’il fait de la crudité et de la métaphysique – certes, une chatte est une chatte, mais aussi la seule chose que l’on peut comparer à Dieu - et par l’ambiance de douceur et de confiance qui émane toujours de ses scènes de plaisir. Comme s’il parlait du sexe comme on parle de l’amour et de l’amour comme on parle du sexe.

« La fente était humide, ouverte, elle sentait bon. Elle poussa un gémissement et bascula sur le lit. Je me déshabillai très vite et entrai en elle. Mon sexe était chaud, traversé de vifs élancements de plaisir. « Valérie… dis-je, je ne vais pas pouvoir tenir trop longtemps, je suis trop excité. » Elle m’attira vers elle et chuchota à mon oreille : « Viens… » A ce moment, je sentis les parois de sa chatte qui se refermaient sur mon sexe. J’eus l’impression de m’évanouir dans l’espace, seul mon sexe était vivant, parcouru par une onde de plaisir incroyablement violente. J’éjaculai longuement, à plusieurs reprises ; tout à la fin, je me rendis compte que je hurlais. J’aurais pu mourir pour un moment comme ça. »

et un peu plus loin : « Elle avala avec un petit grognement, puis entoura le bout de mon sexe de ses lèvres pour recueillir les dernières gouttes. Je fus envahi par un flot de détente incroyable, comme une vague qui s’insinuait dans chacune de mes veines. Elle retira sa bouche puis s’étendit à mes côtés, se lova contre moi. »

Fellation et tendresse, donc. Et réhabilitation complète de la sexualité masculine. Depuis combien de temps celle-ci n’avait-elle été évoquée sans être automatiquement rabaissée, humiliée et par dessus-tout pointée du doigt comme la marque infamante de deux mille ou trois mille ans de domination de l’homme sur la femme ?  Il est vrai que le discours amoureux, confisqué par les féministes et les gays depuis une vingtaine d’années, avait fait d’elle le lieu du viol, de la perversion et du crime. L’homme bandant et jouissant n’avait plus cours sur le marché. C’était soit un monstre soit un pauvre type, amateur de carte postale porno tout juste bon à l’asticoter quelques minutes[6] -  la notion même d’orgasme masculin étant un risible contresens. Le mâle hétéro, de toutes façons, c’était l’ennemi. Rendons hommage à Houellebecq de nous avoir, en plus de tout le reste, redonné l’usage non honteux de notre pénis. Bander n’est plus anti-social. Et baiser est encore la meilleure chose que peuvent faire un homme et une femme. C’est presque si l’on commencerait à aimer la vie. Merci d’être né, Michel.

 

 

(Cet article est paru dans Le Journal de la culture de septembre-octobre 2005)

 



[1]Cf son entretien dans le DVD des Inrockuptibles

[2] C’est pourquoi il faut toujours garder à l’esprit que notre façon littéraire de voir le monde ne convient pas du tout à ceux à qui la vie convient. A force de lire Cioran ou Schopenhauer comme nous le faisons, nous prenons cette attitude de l’esprit (être régénéré par le pessimisme) comme allant de soi – alors que pour la plupart, elle est anormale, hérétique, déplaisante et la preuve que ces auteurs et leurs lecteurs sont bien des « tordus. »

[3]La poursuite du bonheur,  «  l’amour, l’amour », Librio, page 18.
[4] C'est bien l'art de Houellebecq que d'utiliser des mots banals, médiocres et les poser aux côtés d'autres plus "romantiques". Il ne s’agit pas ici de "l'espoir d'une île" ni du « désir d'une île" (qui auraient sonné terriblement Arlequin) mais de "la possibilité" - la probabilité - la potentialité, mots formels, indicatifs, ternes - d'une île - d'un paradis, d'une thébaïde. Oui, je trouve cette trouvaille splendide et la marque d'un véritable écrivain dont la prose superbe, reconnaissable entre toutes, étonnamment visuelle, donne aussi le plus grand plaisir de lecture qui soit.


[5] Il a renoncé à sa mère réelle, mais pas à l’idéal maternel absolu. Tout le monde est comme lui. La mère idéale précède la mère réelle –  et même l’être le plus privé de mère ou le plus nié par la sienne sera ému par le tableau de Picasso, « Maternité ». Cela  prouve, si besoin en était, que nous sommes tous platoniciens.  Nous définissons toute chose par sa forme idéale, non par sa réalité.

[6]L’art du cliché flamboyant, de la carte postale éternelle, Houellebecq le pratique mieux que nul autre. Une fois de plus, il fait du sublime avec du commun. Comme lorsque Valérie est éclairée par le soleil sur la plage : « A ce moment le soleil perça entre deux nuages, l’éclairant de face. La lumière resplendit sur ses seins et ses hanches, faisant scintiller l’écume sur ses cheveux, ses poils pubiens. Je demeurai figé sur place pendant quelques secondes, tout en prenant conscience que c’était une image que je n’oublierais jamais, qu’elle ferait partie de ces images qu’on voit défiler, paraît-il, durant les quelques secondes qui précèdent la mort. »

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Commentaires

On voit en trois dimensions grace aux photons entre autre, par contre on se souvient d'une image en deux dimensions , en cinemascope ou tecnicholor en fonction de l'éclairage. En guatemaltèque il existe une centaine de mots pour exprimer une couleur, pour définir la neige chez les inuits etc...... Qui peut savoir de quoi le corps se souviendra aux derniers instants ?

Ecrit par : luminaires | 14/11/2005

Jubilatoire!

Ecrit par : LRC | 14/11/2005

"Au fond, le mal se soigne par le mal et c’est ce qu’une Nancy Huston - j’allais dire une femme -"

... T'allais dire une connerie. :-)

"une chatte est une chatte"

C'est plutôt "une femme est une chatte", chez Houellebecq, et pas vraiment celle de Verlaine. Quant à la confiscation du discours amoureux par les féministes et les gays (!!), je pouffe doucement.

*Celeborn

Ecrit par : *Celeborn | 14/11/2005

Ah Jean-Rémy, ton féminisme anti-gynéphile te perdra...

Ecrit par : montalte | 14/11/2005

Je reprends. Jubilatoire, parce que c'est rare de lire ce qu'à réellement écrit MH et que cela change des critiques sulfureuses... Merci à vous d'exister aussi !

Ecrit par : Maud | 14/11/2005

Ce n'est pas de la critique, c'est du journalisme de caniveau qui ne parvient pas à se passer d'affreux clichés beaufistes, uniquement alignés pour épater la pétasse. Cela marche d'ailleurs, toutes les imbéciles de la Toile vont venir saluer notre bouffon critique... La turlute est pour bientôt, patience Pierrot...
"Fellation et tendresse, donc.", "Rendons hommage à Houellebecq de nous avoir, en plus de tout le reste, redonné l’usage non honteux de notre pénis. Bander n’est plus anti-social.", "Pour des anémiques de l’existence comme nous, faibles et coupables", "A nos déficiences existentielles et sexuelles s’ajoutent nos tendances gloubi-boulga", "Notre bonheur, c’est discréditer l’existence au maximum, dire que tout est moche, vain, injuste, odieux, cruel, et que si Dieu existe, Il se taille les plus mirifiques branlettes sur nos douleurs.", j'en passe, ton papier étant truffé de ces redoutables trouvailles stylistiques qui, par leur ridicule, m'ont fait hurler de rire pendant cinq bonnes minutes.
Vraiment, faut que le bon Vebret n'ait rien à se mettre sous la dent pour publier d'aussi mauvais papiers. Cormary bon sang, apprends à écrire, tu n'es pas en train de te bâfrer devant ton DVD collector de Kill Bill, enfin, si, à ce que je vois...
Deux choses : il faut être un parfait crétin pour trouver ton papier jubilatoire, lui qui est mauvais, vulgaire et qui ne commente un pseudo-cliché que pour étaler une confiture encore plus grasse. Bravo, avec cela, les ennemis de Houllebcq, comme tu les nommes, n'ont qu'à bien se tenir, tu risques vraiment de vouloir leur faire lire plus avant ses romans...
Si Houellebecq avait le malheur de te lire, il serait bien avisé de penser que c'est bien triste que pareil écrit, j'allais dire : rinçure, puisse être commis sur ses oeuvres...

Non, vraiment Cormary, en matière de beaufisme, tu te poses là...

Cormary, le Jean-Marie Bigard de la critique littéraire....

Allez, c'est repartir pour une centaine de commentaires mes canards...!

Ecrit par : Stalker | 14/11/2005

C'est qu'au bout d'un moment, mon cher *Montalte, on finit par trouver la généralisation fatigante, et les "la femme ceci", "les femmes cela" - même accompagnés d'un "généralement" - plus faux que vrais, et mes nombreuses amies (dont les gynéphiles, na ! :p ) sont d'accord avec moi.
Ce qui te sauve (excuse-moi ce petit incursus privé, promis je resterai sobre), c'est que ta vie dément tes textes, et que tu as beau vouloir te bofiser (je laisse à Juan le soin de te beaufiser), tu es, à l'heure actuelle, plutôt "youpi" que "bof". Sacré toi qui ne peux malgré tout t'empêcher de t'écrire force obstacles, de t'inventer en toi-même des blocages à ton bonheur, à ta foi, pour mieux t'amuser (car tu t'amuses) à les dépasser dialectiquement sur le mode "Houellebecq va contre le catholicisme ; j'aime Houellebecq et donc ça me pose problème de l'aimer ; mais au final cette contradiction interne contribue au génie de ma religion comme à la grandeur de Houellebecq."

Mais finalement, tu auras beau tourmenter tes écrits pour te tourmenter : les femmes sont multiples et ne vont pas spécialement davantage dans le sens de la ie que les hommes ; Houellebecq écrit des romans sur lesquels on peut discuter mais la poésie que tu cites de lui est objectivement pourrie ; la problématique de la réhabilitation de la sexualité masculine, quelque branchée qu'elle soit, est toujours aussi ridiculement insignifiante par rapport à celle de la condition féminine, et de l'habilitation tout court de la jouissance de la femme ; et malgré Cioran et Schopenhauer, la vie te convient très bien !

*Celeborn

Ecrit par : *Celeborn | 15/11/2005

L'autre fou furieux, maintenant.

Parfois, je me demande, Jeannot, si tu comprends ce que tu lis et même si la littérature a besoin de toi. A moins que tout écrit où l'on prend le risque de se dévoiler te paraisse insupportable, ce que je comprendrais volontiers vu ton effroyable puritanisme. Ne m'as-tu pas dégueulé un jour (un message que j'avais supprimé mais que je garde bien au chaud dans mon dégueuloir) que ce qui te dégoûtait en moi est que j'écrive avec « mon cul, ma bite et mes glandes » (le contraire de *Celeborn tiens....) ? Eh, c'est exactement cela. Que veux-tu mon pauvre, comme mon maître Rousseau, je m'exhibe, je m'étale, je me fais plaindre, je me confesse, je geins, j'intellectualise mon égotisme et en plus je dis des choses – qui t’échappent à chaque fois. Impossible pour moi de ne pas être entièrement moi à chaque mot. C’est comme ça. Rien à voir en effet avec ton « invincible hétérosexualité » (pitié de rire !), ta pudeur de repucelé perpétuel et tes vapeurs d'universitaire dégénéré...

(Houellebecq m'a lu au fait, et d'après ce qu'il m'a écrit, il n'a pas trouvé ça "triste".)

Ecrit par : montalte | 15/11/2005

« Je suis dans le "youpi" et pourtant c'est le "bof" que je veux exprimer. »

C’est normal, les sensations heureuses sont difficilement transmissibles par le moyen du langage. Il y a bien plus de vocabulaire pour exprimer la douleur et la souffrance que tout autre sensation. Tout est mièvre dans le bonheur, quand la souffrance rapproche de Dieu et provoque la compassion du lecteur. N’est-il rien de plus narcissique que d’étaler ses malheurs à la face du monde ? Je suis toujours étonné quand une vedette du spectacle publie ses souvenirs. Elle donne en apparence l’image du bonheur parfait mais n’a à nous raconter que de tristes histoires. Comme le remarquait Cioran :

« Tout tourne autour de la douleur ; le reste est accessoire, voire inexistant, puisqu’on ne se souvient que de ce qui fait mal. Les sensations douloureuses étant les seules réelles, il est à peu près inutile d’en éprouver d’autres. » (De l’inconvénient d’être né)

Ecrit par : Sébastien | 15/11/2005

Que du convenu tout ce que tu nous là racontes sébastien. C'est sur t'as pas inventé l'eau tiède.

Ecrit par : ... | 15/11/2005

"On écrit bien que dans la douleur" (G.Deleuze)
n'est-ce pas Sébastien ?

Vous êtes vachement renseigné sur le BDSM vous.. Ca vous chatouille, ça vous gratouille..
Mais quand même entre le "bof" et le "youpi", vous ne vous mouillez pas beaucoup..

Ceci dit, plus sérieusement.. Le Houellebecq nouveau m'a conquise.. Non seulement parce que j'aime l'Homme Michel, mais aussi j'apprécie les écrivains qui dérangent avec leurs idées nouvelles.. Ceux qui n'ont pas lu Plateforme jusqu'à la fin sont des gens qui ont peur de leur ombre...

Ecrit par : Saida | 15/11/2005

Moi je trouve que Houellebecq (au contraire!...) dérange parce que ses idées sont anachroniques...

Ecrit par : Une ombre | 15/11/2005

(Dérange, plait, touche et fait mouche - cela va de soit !)

Ecrit par : Addendum de l'ombre | 15/11/2005

Stalker, tu n'as pas tort : le papier de Montalte n'est certes pas jubilatoire, il est même, comment dire, froid et suintant, avec des airs exhibitionnistes de post coïtum anima triste, et ne m'apprend rien de Houellebecq que je ne connaissais déjà. En obsédé de l'éjaculation, Montalte ne fait que répéter ce qui s'écrit sur Houellebecq depuis dix ans.

Montalte, ton usage décomplexé et non honteux du "nous" qui te fait mettre tous les trentenaires dans le même sac, est proprement insupportable. Au fond tu es le Vincent Delerm de la critique, convaincu que "nous" sommes tous comme toi, que "nous" sommes tous victimes consentantes de la misère sexuelle d'Extension du domaine de la lutte, que "nous" beuglons tous le générique de l'île aux enfants dans des soirées eighties de tes fesses. Mais NON, Montalte, "nous" ne sommes pas tous comme toi ! ESPECE D'ENFULTE !
Et qu'est-ce que c'est que cette phrase idiote : "Tous les grands écrivains sont abjects" ?... Voilà ce qui m'énerve le plus chez toi : cette propension (pulsion ?) à balancer tes apophtègmes à propos de tout et de n'importe quoi, pour le seul plaisir de faire minauder les nymphos connectées.
A propos de Houellebecq à présent. Tu fais erreur Pierrot. Dans un commentaire, tu reprends les accusations du Stalker à ton compte, et tu te vantes, la main dans le calbut, d'écrire "avec ton cul, ta bite et tes glandes"... Mon pauvre ami : c'est justement ce que font les plumitifs exhibitionnistes des lettres françaises, ces ennemis de la littérature que Juan, moi et d'autres combattons sans relâche ! Houllebecq, ne t'y trompes pas, n'écrit pas, lui, "avec sa bite" ; s'ils n'étaient que cela, ses romans seraient sans le moindre intérêt. les personnages houellebecquiens, à mon sens, sont moins les porte-parole de leurs couilles ou de l'usage "décomplexé" et "non honteux" de leur pénis, que ceux d'une sexualité impossible, d'une sexualité et surtout d'un AMOUR qui relèveraient à la fois d'une ère précapitaliste (voire pré-humaine) jamais advenue, et de l'ère libérale - ils en sont d'ailleurs douloureusement conscients. Si les passages pornographiques que tu cites sont si beaux, émouvants, ce n'est pas - comme tu l'avances en alignant tes poncifs - parce qu'ils réhabilitent ta liberté de jouir, mais parce qu'ils sont désespérés, parce que cette folle croyance est totalement vaine. En d'autres termes, le sexe et l'amour sont chez lui un Graal à jamais perdus, bientôt dénués de sens, replacés dans une perspective post-historique (cf. La Possibilité d'une île).

Ecrit par : Transhumain | 15/11/2005

"Que veux-tu mon pauvre, comme mon maître Rousseau, je m'exhibe, je m'étale, je me fais plaindre, je me confesse, je geins, j'intellectualise mon égotisme et en plus je dis des choses – qui t’échappent à chaque fois. Impossible pour moi de ne pas être entièrement moi à chaque mot."
C'est bien exactement cela Pierrot, tu écris comme un gros beauf qui se paluche d'impatience, le samedi soir, en allant courir les bois pour s'y faire sucer par une ivoirienne de 70 ans. Rassure-toi, chacun a lu ce que tu écrivais : tu ne parles pas de Houellebecq, le pauvre, mais de ton impuissance, de ton obsession maladive de jouir, de te répandre, d'en foutre dans tous les trous de la Création.
Pauvre garçon : à ce stade, consulte un bon psy plutôt que les Pères de l'Eglise qui avaient, face à ce genre de désordre d'ado attardé, boutonneux en classe d'HK (dommage, il y a de si belles filles en HK... Toujours un peu fofolles mais qui gagnent à être connues, ces mignonnnes), un remède radical.
Mon pauvre garçon, Louloute doit être servie : il y a autant d'érotisme en toi que dans une gaine d'aération (au hasard...).
La littérature n'a effectivement pas besoin de moi. Mais, si tel est le cas, juges-en un peu de tes infects papiers qui puent des pieds, qui puent chacun de tes pores. En fait Cormary, je sens ton odeur lorsque tu écris et ton odeur, comme ta prose, puent.

Je ne dis pas qu'elles me choquent, car il n'y pas, dans tes lignes, de quoi faire se dresser le vit d'un escargot ni déclencher la plus petite humidification féminine. Non, tes textes m'amusent par ta grossièreté.

Tu sais quoi, je vais t'apprendre un truc que tu ne savais peut-être pas. J'ai dit à Joseph que je ne désirai plus participer au JdC en raison de ta seule présence, outre le fait, bien sûr, qu'il n'y a strictement aucun intérêt à participer à une telle revue virtuelle (sauf exceptions, hein, comme les textes du Transhu et tel ou tel dont j'ai oublié l'auteur). Tu ne savais pas ? Oh, Jojo a bien essayé de revenir une ou deux fois à la charge en me demandant des papiers sur Dantec mais, non, vraiment rien à faire : t'approcher, t'approcher littérairement, déclenche un réflexe vomitoire, je n'y peux rien et pourtant j'ai vu bien des choses peu joyeuses, du haut de ma trentaine passée...

Montalte-Bigard, tu écris comme un porc et désires raconter à la terre entière, qui s'en contrefout, des malheurs de vieux con incapable de bander sans artifices.
Tu sais ce que tu es ? Une petite pute, un mignon fardé de bordel romain, décadence oblige...

Je te vois déjà te faire flageller la graisse par dame Crachat, le nez plongé dans ton petit Céline et le cul attendant plaisamment sa récompense, sans oublier ta main droite, fébrilement en train d'écrire ton prochain articulaid pour le bon Joseph !

J'ai oublié de te dire que tu avais raison sur un seul point : la beauté du titre du dernier roman de MH. Tout le reste : tu n'écris que pour toi et quelques âmes de journalistes.

Sûr que la littérature a besoin de toi mon bon Pierre...

Ecrit par : Stalker | 15/11/2005

D'accord avec toi Transhumain, sauf sur le point de la "désespérance". La trace, la présence, la "possibilité" de la croyance et du Graal (ce dernier soit-il à tout jamais perdu) suffisent pour qu'il y ait lueur et espoir. M.H. n'ébauche presque jamais de sourire sur les photos, mais je suis certaine que c'est parce que ce sourire, il le conserve comme un trésor des plus précieux en lui, comme ce qui finalement demeurera malgré tout.

Ecrit par : Ombre | 15/11/2005

L'amour prédomine tout chez Houellebecq, le sexe n'est qu'un avatar dont l'importance d'apparence n'est qu'un leurre. C'est, à mes yeux, l'une des limites de sa pensée, profondément puritaine, c'est le cas de le dire.

Ecrit par : Newbie Ocean | 15/11/2005

Non petite Ombre, j'ai souvent vu MH sourire, mais seulement à demi, comme si, en effet, il le voulait le conserver par devers lui. Et d'ailleurs La Possibilité d'une île est le roman le plus drôle que j'ai lu depuis longtemps - j'y reviendrai bientôt. C'est vrai, l'espoir de trouver l'amour fait vivre encore un peu ses personnages, mais ils savent que cela, bientôt, ne sera plus. Ce n'est pas un hasard si La Possibilité est d'abord un roman sur le vieillissement (d'un homme, d'une civilisation)...

Ecrit par : Transhumain | 15/11/2005

Tu sais bien que je ne parlais pas du sourire surgissant de ce qui est drôle, mais de celui d'un espoir ! Car je suis convaicue de ce que j'écris sur l'espérance Transhumain - et j'attends avec impatience ta critique du roman pour en rediscuter. Oui, on rit en lisant et ce rire est sain car c'est celui de la catharsis. Mais ce n'est pas cet "espoir de trouver l'amour" des personnages qui importe, sinon ce qui demeure lorsque le roman est refermé, quelque chose de bien plus transfigurant, de bien plus secret et de bien plus profond aussi - de l'ordre de la foi.

Ecrit par : Ombre | 15/11/2005

Tu as peut-être raison, Ombre. Reste à articuler nos deux propositions, qui ne me semblent pas incompatibles !

Ecrit par : Transhumain | 15/11/2005

"Moi je trouve que Houellebecq (au contraire!...) dérange parce que ses idées sont anachroniques..."
========

mdr...Parceque MH dérange des gens ? Mais qui ? MH plait à tous le monde.
Acheté par le plus grand nombre, par la masse. On le trouve dans tous les supermarchés. Il est traduit partout.

Ce mec ne dérange personne. Il plait tout au contraire. Il est l'incarnation de la "tendance" et du consensuel d'aujourd'hui. Trouver qu'il dérange me paraît totalement incongrue et hallucinant.
Les jeunes des banlieues dérangent oui, ceux là font peur. A qui MH fait-il peur ? A personne. Sinon croyez-moi on ne le traduirait pas et on ne le mettrait pas chez Auchan à coté des dernières promotions du mois.

Ecrit par : ... | 15/11/2005

L'ombre ne répond normalement pas aux anonymes, mais je ne suis pas d'accord avec vous, pointillés. C'est en dehors de la France qu'M.H. est vraiment lu et apprécié. Et les derniers détours du Goncourt montrent bien à qui il fait peur - et dans quel pays surtout. Le fait qu'il soit en effet commercialisé "partout" ne change pas le fait qu'il dérange en France.

Ecrit par : Ombre | 15/11/2005

Oh, mon bon Pierrot, pardon, pardon, je vois que je t'ai fait de la peine.
Traiter Bigard de tous les noms, il en redemande : normal, il aime ça, il le crie sur tous les toits et dame Crachat, au besoin, lui fouettera ses fesses toutes rose et mettra en ligne la vidéo de l'exploit singulier pour nous le prouver.
Dites-lui seulement qu'il écrit comme un porc, qu'il a un style digne d'un sous-pigiste tataro-nigérian écrivant pour un Sun à la française (j'en rigole encore : "Fellation et tendresse, donc.", "Rendons hommage à Houellebecq de nous avoir, en plus de tout le reste, redonné l’usage non honteux de notre pénis. Bander n’est plus anti-social."Fellation et tendresse, donc.", "Rendons hommage à Houellebecq de nous avoir, en plus de tout le reste, redonné l’usage non honteux de notre pénis. Bander n’est plus anti-social"), que systématiquement il prend un ton de gros beauf pour écrire sur les écrivains que son style suffit à conchier, qu'il généralise comme un élève de sixième retardée n'oserait pas le faire (Maistre = Sade !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!), bref, affirmez haut et fort que le personnage, s'il a quelque talent à l'oral (mais oui, c'est incontestable) commet l'erreur d'écrire comme il parle et voici Jean-Marie Cormary tout penaud.
Le Transhumain est assez grand pour se défendre de ce que tu dis de lui... Mon pauvre Pierrot, es-tu suffisamment énervé pour ne pas t'être rendu compte que le Transhu et moi n'étions, sauf exceptions, JAMAIS D'ACCORD (Steiner, Bürckel, Caché, etc.) ?
Seulement, il sait écrire et il prend le soin de faire oeuvre de critique, id est : se laver les pieds, la bouche et le cul avant d'écrire et de nous infliger, comme tu le fais, toutes tes exhalaisons corporelles.
Lui te répondra si, in fine, il juge que ta présence dans le JdC devient décidément un handicap et que, lorsque tu pètes, tu fais puer, comme le dit le bon Joseph (où as-tu lu que je m'en prenais à lui ?) l'ensemble des autres rédacteurs.
Faire le même n° que Bigard, en tout cas me retrouver avec lui sur l'estrade, non merci, mon courage et mon sens du ridicule à des limites...
Celeborn, ta petite démonstration cormarienne était excellente : Montalte, ton ami on l'entend assez souvent, t'en a balancé une belle lors de sa dernière intervention et, pour un homme qui hurle dès que j'égratigne ses proches vénérés, je trouve qu'il n'y est franchement pas allé avec le dos de la cuiller...
Bah, rien de neuf : Alinartiste jouit dès qu'il s'agit de parler de l'Etranger, de l'Autre, de l'Errant et vis dans un quartier parisien huppé, fréquente le tout-Paris journalistique et n'a probablement jamais vu une caillera ailleurs que sur un poste de télévision et dans ses délires érotico-glyphiques.
Cormary grince comme un cochon d'inde qui sent le billot dès qu'on ose toucher à un poil de cul tortionnaire de sa dame Crachat mais attention : lui ne se gênera pas pour oser telle ou telle ignominie à l'égard de ses plus proches et employer tel argument d'autrorité : mon pauvre Celeborn, qu'est-ce que quelqu'un COMME TOI entend aux femmes ?... Ah bon mon Bigard ? Mais voyons, qu'est-ce que quelqu'un comme toi pourrait-il, à son tour, y entendre ?
Je sais je sais, sous ta jouissance, dans ta jouissance, il y a un premier de la classe (et encore, ce n'est pas dit...) qui finalement, à force de se palucher, oublie le plus élémentaire des respctes que l'on est en droit de s'adresser à soi-même... Tu te souviens de Bernanos disant que le grand drame de Cénabre est qu'il ne s'aimait pas ? Tu ne t'aimes pas mon bon Pierrot et chacune de tes lignes, je l'avais dit lorsque je t'avais stigmatisé à propos de l'Europe, pue la haine, d'abord contre toi...

Cormary : décidément, tu n'es pas mon double mais, tu le disais, tu es parfaitement dégénéré...

Au moins, on ne peut t'enlever ta belle lucidité...

Ecrit par : Stalker | 15/11/2005

Rires..

Stalker, votre talent est supérieur à celui de Bigart ! Je le dis en toute sincérité..

Eépilée intégralement la Dame.. (pour votre gouverne)

Décidément vous et Fabien... heu.. pardon, Sébastien, vous en rêvez d'exhiber votre cul sous ma cravache...

Bon, maintenant vous me lachez les roubignolles please !!! Ne savez-vous rivaliser avec Montalte (que nous n'égalerez jamais) sans me citer ? ce n'est pas que ça me gêne, bien au contraire.. cela prouve que vous ne pouvez vous passer de moi, j'en serais presque flattée.. Mais vos querelles ne regardent que vous deux.. Moi, je suis spectatrice.

Ecrit par : Saida | 15/11/2005

Non, Montalte, je ne crois pas que MH soit porteur d'espérance. En revanche, tu as raison, en un sens, quand tu parles de réhabilitation de la sexualité masculine. Il ne s'agit pas de notre droit à jouir bien sûr - il ne s'agit d'ailleurs pas d'un droit mais d'une fonction biologique -, mais seulement de l'inversion des valeurs post-modernes. Une fellation, en effet, peut être un véritable acte de tendresse. Les femmes doivent apprendre à aimer non plus le sexe et l'orgasme en tant que tel, mais les hommes eux-mêmes. Ce qui était le projet avoué de Raymond Abellio dans ses romans "Les Yeux d'Ezechiel sont ouverts", "La Fosse de Babel" et "Visages immobiles".
Mais le personnage houellebecquien, du point de vue abellien, serait déjà au-delà de la lutte, il serait lui-même sinon un "inverti", du moins l'incarnation de l'homme féminisé à une époque où la femme est masculine : le personnage houellebecquien, en effet, aime lui aussi le sexe et non la femme. Il n'y a pas d'amour dans les livres de MH. Il dit l'absence d'amour, il dit l'impossibilité de l'amour, il dit la vacuité du sexe sans amour. Il dit sa propre vacuité.
Il n'y a pas d'espérance chez Houellebecq, ou seulement par défaut, c'est-à-dire, et c'est là que nos lectures divergent irréversiblement Montalte, il n'y a d'espérance que par défaut, donc, parce que je sais que la vie n'est pas telle qu'il nous la décrit, parce que l'amour et le sexe heureux, c'est-à-dire pleins et entiers, existent, parce que la femme idéale de Raymond Abellio n'est pas qu'une vue de l'esprit, parce que les hommes n'ont pas tous les yeux et l'esprit vrillé dans le bas-ventre.

Ecrit par : Transhumain | 15/11/2005

Transhu. Tu en es bien sûr pour Les yeux d'Ezéchiel sont ouverts ? Car enfin, ton analyse sur les femmes peut s'appliquer à Hélène (qui pourtant se suicide, preuve qu'elle n'est pas si froide que cela) mais pas à la première femme de Dupastre tout de même, si ?

Saïda, tu as déjà un caniche ou tu veux que je t'en offre un, en peluche, tu t'en serviras de bavoir ? Te fatigue pas ma chérie, tu ne fais bander que tes toutous et le bon gros Cormary, qui de toute manière pâtit d'une érective perpétuelle. Moi, les femmes au-dessus d'un âge canonnique comme le tien, je les considère, sexuellement, plus comme des grottes de Lascaux que comme des proies, pigé ?

Ecrit par : Stalker | 15/11/2005

petit Stalker, tu n'es qu'on bon gros caniche enrubanné qui me suis pas à pas, mot à mot.. pourquoi veux-tu m'en offrir un autre, tu seras mon virtuel.. !! je t'adopte, tu me fais trop rire.. je créerais un cirque virtuel, promis je te donnerai le premier rôle ! puisque c'est cela que tu cherches..

Non, je n'ai pas connu Toutankamon, non, je ne suis pas la soeur ainée de Line Renaud.. Qu'en sais-tu de mon âge ? tu ne m'atteindras pas de cette façon chouchou....

Bon allez.. j'aurais toujours réussi à te détourner de la conversation initiale.. quand on attaque mes amis, ils peuvent compter sur moi !! Voilà qui me rend forte tout de même...

N'oublies pas de mettre ta petite laine pour sortir.. on fait de magnifiques manteaux pour chiens chez Gucci-dogs.

Ecrit par : Saida | 15/11/2005

Heureux que tu sois d'accord avec moi sur la réhabilitation de la sexualité masculine, cher Transhumain, et qui en effet prend à rebrousse-poil les "valeurs" post-modernes.
Nos lectures divergent en effet sur ce point capital de l'amour, car pour moi, les personnages masculins de MH sont, malgré tout, à la recherche d'amour, même s'ils passent par les boîtes échangistes ou la Thaïlande. La femme est donc à la fois une chatte, comme s'en offusquait *Celeborn, mais aussi un coeur. C'est ce qui m'a le plus frappé quand je suis tombé sur l'oeuvre de Houellebecq, cet extraordinaire besoin d'amour qui le fait passer du marxisme à la femme - et c'est pour cette raison que je la trouve si émouvante. Et navrante, oui en effet puisque dans Plateforme, les Particules, la femme aimée, la femme qui allait sauver l'homme, finit par mourir et l'homme se retrouve tout seul, au bord de la folie. Alina Reyes avait d'ailleurs écrit un texte dans ce sens.
Sur l'espérance par défaut, je vois ce que tu veux dire. La fin de La Possibilité d'une île avec cette errance d'un clone qui va mourir mais qui ne se suicide pas quand même, apparaissant comme une sorte de mutant entre non-être et être, me semble caractérisique (c'est d'ailleurs le sens de mon article dans le dernier Jidécé). Alors comment dire ? que ce pessimisme a malgré tout quelque chose de roboratif ? est-ce trop forcer le texte ou me projeter en lui ? Peut-être. En fait, ce qui "le" sauve, me semble-t-il, est que l'amour est toujours ressenti chez lui, même s'il est absent - comme un Dieu caché. Je ne vois pas cette absence dont tu parles.
En tous cas, Houellebecq a cela de génial qu'il est le seul auteur contemporain dans lequel on s'investisse autant... Et c'est pourquoi l'on se dispute tant autour de lui.
A suivre...

Jeannot, tu n'en as pas marre de te branler sur ma bite et de répéter tout ce que je dis en me disant "toi-même" ? Tu t'es vu quand tu m'as lu ? J'ai l'impression d'être ta Zone érogène. C'est toi qui finis par me donner la nausée à force de cracher ta haine incompréhensible, (car si je ne m'aime pas trop parfois, que me hais-tu tout le temps ? On dirait que je suis une menace pour toi, je ne sais pas, un retour du refoulé, une névrose décomplexée, une extension saine de ta lutte, que sais-je ? tu es jaloux ou quoi ?). Et toujours, toujours, cette façon de te jeter sur mes proches, "ma louloute" - dont tu disais avant qu'elle était ma honte et dont tu dis aujourd'hui que c'est moi sa honte. Franchement, tu n'as pas honte de ce que tu écris ? Saïda a bien raison - tu rêves d'une cellule de chienne. On peut t'arranger le coup, tu sais.

Ecrit par : montalte | 15/11/2005

De tout façon, on se souvient tous de:

"Ne combattez l'opinion de personne; songez que, si l'on voulait dissuader les gens de toutes les absurdités auxquelles ils croient, on n'en aurait pas fini, quand on atteindrait l'âge de Mathusalem. "

Ecrit par : j | 15/11/2005

Pauvre France ! Il est ahurissant de se dire que les Voltaire/Chateaubriand ou les Valéry/Cioran exerçaient le même "métier" que les Houellebecq/Dantec ! Mais la tristesse serait au comble si l'on admettait, raisonnablement, un instant, que ces derniers étaient les meilleurs, aujourd'hui ! Alors, ça y est, on y est arrivé : les analphabètes, avec les horizons des concierges, avec la langue des garagistes, avec l'imagination des boutiquiers passionnent les meilleurs de nos critiques ! Qui leur collent, pour compagnons, Schopenhauer ou St Jean l'Evangéliste ! Que faire, le critique, comme le palefrenier, doit s'adapter à ce monde sans bons poils ni plumes - tout autour - que des robots mécaniques interchangeables. "La France pour les robots !" Comme, d'ailleurs, l'Allemagne, où une thèse de Doctorat d'Etat, sur nos deux bougres, vient d'être soutenue.
"Désespérance", "amour", "Dieu" - le repu robotisé n'a que ça, au bout de sa langue qu'il a fort grise, impuissante, sans saveur aucune, ne sachant manier ni les choses ni les noms de choses.

Ecrit par : Scythe | 15/11/2005

Hum, Stalker, c'est vrai que le sujet n'est abordé de front que dans "La Fosse de Babel", mais j'ai trop tendance à considérer la trilogie d'Abellio comme une oeuvre indivisible.
Arrête donc d'insulter l'ithyphallique Montalte : il le mérite mais il aime trop ça, il n'en jouit que plus, et ça m'est vraiment pénible de le voir texticuler à n'en plus finir.

Le JDC ? Bah ! Joseph Vébret ne répond pas aux mails (ça commence à bien faire : je veux bien écrire pour des peanuts, mais l'amateurisme a ses limites), si bien que je n'ai pas participé, il me semble, au dernier numéro dont je viens d'apprendre qu'il est pourtant déjà dans les hypermarchés et les tabac-presse, sans doute boursouflé par d'écoeurantes montalteries à n'en plus finir. Et comme le cinéma, si j'en crois les dernières nouvelles, n'aura plus vraiment sa place dans la nouvelle formule mensuelle, j'ignore si je serai encore de la partie. Nous verrons bien.
C'est vrai que cet article sur Houellebecq m'était tombé des mains lors de sa parution, comme la plupart de tes textes, Montalte, ou devrais-je écrire tes Mactextes-supersize, surtout ceux consacrés au cinéma. Tu n'as pas grand chose à dire, mais tu te répands sur des pages et des pages, et des pages, et des pages, et ça vous suinte dans tous les pores, ça vous dégouline dans tous les orifices, ça vous inonde les narines, ça vous plonge dans un coma nauséeux dont vous ne vous réveillez qu'avec une sale migraine, et une grosse envie de vomir. Dire que tu me dégoûte serait un bien grand mot, et cependant - je te l'ai déjà signifié - tu m'ennuies profondément avec tes poses de Jabba the jouisseur, avec ton style de Pizza the Hut, avec ta gélatine de natural born blobeur. Voilà : tu m'ennuies. En fait, les seuls moments où tu cesses de m'ennuyer, c'est quand je laisse mon ennui se transmuer en cathartiques vociférations.
C'est d'ailleurs après avoir subi tes éjaculats et les chroniques ciné-popcorn sans intérêt du JDC (allez, je sauverais seulement une paire de textes d'Hubert de C.) que j'avais mollement vitupéré sur le forum de Vébret (avant de m'en faire exclure par une cybersalope) ; celui-ci m'avait alors proposé d'y participer. J'avais hésité, en raison même de ton envahissante présence Montalte, mais j'avais finalement accepté (tu vois : je n'ai pas attendu Juan pour en avoir assez de ta prose). J'avais pour ambition, en vérité, de relever le niveau de ces pages cinéma dignes d'un ersatz fanzineux de Premiere ou de Studio, et mes articles, ainsi que ceux de Ludovic Maubreuil - même si je ne suis pas du tout d'accord avec lui sur les films qu'il évoque -, y ont indéniablement contribué, de même que Juan donnait tout son sel aux pages littéraires. Hélas, Joseph ne peut visiblement se résoudre à réduire ta portion boulimique...
Faut quand même pas abuser Montalte. Ton billet n'est pas totalement dénué d'intérêt, mais ne valait certes pas une publication en revue. Sur Houellebecq, je ne m'étendrai plus ici : je m'exprimerai plus longuement sur mon blog dans quelques semaines - et je n'ai pas lu ta critique de "La Possibilité d'une île". D'une part tu fais fausse route, je le répète, en réduisant MH à une bite-écrivant-sur-"nos"-bites, tu te trompes encore en y lisant de l'espérance quand, de son premier roman à aujourd'hui, en passant par ses poèmes et même par son HP Lovecraft, je ne vois que le triste constat d'un échec, d'une fin de civilisation, d'une impasse évolutive, et d'autre part, comme l'écrit Juan, tu nous pompes l'air avec ta foutue jouissance, avec ta façon de ne voir le monde et les arts qu'à l'aune de ton priapisme. Car enfin, si Houellebecq n'était que le Sauveur de ton engin Montalte, crois-tu qu'il nous intéresserait ? A aucun moment tu ne laisses entendre que peut-être, les livres de Houellebecq (qui n'est tout de même pas l'écrivain du siècle...), ce pourrait être plus que cette triviale quête de la bite sacrée...

Ecrit par : Transhumain | 15/11/2005

Le texte de Montale est génial, GE-NIAL. Tout y est, drôlerie, légéreté, humour et en même temps profondeur de l'analyse. Les nains et les naines, à commencer par le transexuel, qui bavent le contraire, ressemblent à ses scorpions agressifs qui finissent par se prendre eux-mêmes pour cible quand on les isole. Transexuel, mets-toi donc la bite dans le nez et termine ta pauvre existence de cloporte!

Ecrit par : Claude | 15/11/2005

GOD FLESHHHHHHHHHHH!!!!! AAAAAAAAAAAAAAAARGH!!!

Ecrit par : Hanneton-Globe | 15/11/2005

Ah ! Claudette ! Je ne suis pas transsexuel (avec deux "s"), seulement transhumain mon putois - et tu as raté ton coup : aucun des deux termes n'a valeur d'insulte. Néanmoins, certaine de mes amies, elle-même transsexuelle et capable de grande violence physique à l'encontre des grues dans ton genre, apprécierait la marque de mépris avec laquelle tu utilises ce mot, que tu souilles de tes gros doigts puants.

Cher Hanneton-Globe, voici une injonction de Godflesh à l'intention de Montalte et de sa greluche de claudette :

"forget yourself
just don't respect yourself
reject yourself
just don't respect yourself
feel weak
you just mean nothing
feel owned
just feel like nothing"

Godflesh, Circle of shit

Ecrit par : Transhumain | 15/11/2005

Respect the rice with the fish and chips!
Forget A.H. in the naked forest-town-cantina!
Feel the hallal in your mind!
You mean nothing but a dark chip in the Rieussec Street "Oriental delices",
You just look like a bookshoper Dog! Dog who drink Heineken on the dirty floor!
You're a 7,50 € menu! You smell like a ravioli-flat! Your face seems a Didier Gustin's one man show!
Arghhhhhhh! Arghhhhh!

Ecrit par : Trollito | 15/11/2005

Mon bon Pierrot. Je n'ai absolument pas honte de ce que j'écris, non, pour la simple et bonne raison que rien ne restera de tes commentaires dans quelques années et que je m'exprime ailleurs, heureusement. Mais toi ?
Que va-t-il rester de toi l'ami ? Quelques articles dans le JdC, yééééééééééééééééééhhhhhhhhhhhhhhhh, la vache, impressionnant ! T'as rien d'autre ? Ah si, ton blog. Très impressionnant, vraiment.
Pardon d'être prétentieux mon Pierrot mais, vois-tu, je ne te hais point, tu me fais simplement rire, beaucoup rire pour les raisons énumérées plus haut, sur lesquelles je ne reviens pas : nous ne jouons pas dans la même catégorie, c'est tout.
Reste dans la tienne mais, de grâce, ne joue pas au petit critique décomplexé ailleurs que dans le JdC, tu ne trouverais pas de preneur : tu n'as tout simplement pas le talent d'écrire ailleurs que dans une revue dont Joseph se sert pour légitimer son salaire, c'est dit, puisqu'il est censé dénicher de nouveaux talents et/ou les publier.

T'as pas un manuscrit à lui refiler Pierrot ? Je vois d'ici le titre : Moi, Pierre C., la trentaine, jouisseur et rien d'autre ayant écrit dans le JdC...

Ah !

Ecrit par : Stalker | 15/11/2005

Transhu, j'avais, effectivement, le même intérêt que toi à ne point laisser les pages littéraires du JdC au seul polygraphe cormarien mais, finalement, non... Au bout d'un moment, ta participation à une revue qui de toute façon a pour politique éditoriale de tout publier sans lecture préalable ne peut que te desservir, je dis cela en toute honnêteté.
Le JdC n'apparaît pas sur mon CV. Sur celui de Pierrot, le JdC emplit une pleine page, c'est tout le gouffre qui nous sépare...

Ecrit par : Stalker | 15/11/2005

Comment tu te la joues trop stalker... MDR. Une cari-caca-ture. Sérieux avec l'enflure qui te sert de cerveau, t'arrives quand même à passer les portes et à avoir un crédit dans la vie réelle ?

Ecrit par : esther morte | 15/11/2005

Je peux pas le croire. Je suis sure qu'en fait ton cv te sert de fond d'écran et que tu vis grâce à une allocation handicapée de la COTOREP.

Ecrit par : esther morte | 15/11/2005

Piety and conformity to them that like
Peace, obesity, allegiance, to them that like ...

I am he who walks the States with a barbe'd tongue, questioning every one I meet,
Who are you that wanted only to be told what you knew before ?
Who are you that wanted only a book to join you in your nonsense ?

By blue Ontario's shore.

Ecrit par : Walt Whitman | 15/11/2005

Ne t'inquiète pas, de toute façon je quitte le navire et les rats.
Je m'ennuie ici, la terre est plate et j'ai trouvé un ailleurs plus contemporain.
Moins plongé dans le formol.


Ciao cormary. J'aurai passé un joli mois d'octobre en votre compagnie. J'espère qu'un jour on se croisera dans la vraie vie. Je vous foutrai sans doute une sacrée baffe avant même que vous ne puissiez comprendre ce qui vous arrrive.
J'ai l'avantage de votre nom et j'en profiterai bien.
Vous le méritez pour toutes les humiliations virtuelles que vous m'avez intenté...

Sans doute, êtes-vous comme ça dans la vraie vie aussi. Une sorte de pervers qui caresse sa gonzesse pour mieux latter quand elle a le dos tourné. Une vraie lâcheté masculine. Pas jojo tout ça.

Ceci dit, vous restez malgré tout inoffensif et je sais parfaitement me défendre. Encore plus dans le réel où je pratique depuis mes 9 ans, un sport de combat qui me procure des avantages physiques non négligeables.

Tiens, je vous foutrai pour la peine une deuxième baffe qui claquera bien.
Et le pire c'est que je sens que vous me tendrez l'autre joue... Une intuition.
Après ces présentations, on ira boire quand même un verre. Sans alcool. Quand vous buvez vous faites n'importe quoi. Je l'ai constaté hier. Et puis personnellement je ne bois JAMAIS d'alcool. Je n'aime pas le goût. Exception possible pour une Jupiler. A bruxelles. Ciao.

Ecrit par : esther morte | 15/11/2005

Ah! à propos de l'amour, du temps, du double, et, littéralement, du «clone»: j'ai lu aujourd'hui une nouvelle d'Adolfo Bioy Casares (in «Nouvelles démesurées»). Elle s'intitule «Masques vénitiens».
Je n'ai, comme vous savez, aucune vélleité «critique», mais il y aurait une belle méditation à tenter: la tristesse, l'humour, la tendresse et la noblesse chez Casares (autour de ces «thèmes», si j'ose ce mot détestable) et chez Houellebecq.

Question: quelle est la noblesse de Michel Houellebecq?

(la tendresse, n'en déplaise, est évidente).

Je n'ai personnellement pas la noblesse de répondre.
Une petite voix seulement me dit: la noblesse de Houellebecq tient dans sa tristesse et dans un détachement certain. Un détachement, c'est rare, qui n'a rien de hautain, rien d'insultant, rien de méprisant: Michel Houellebecq ne parvient même pas à mépriser la vie sérieusement, c'est dire!

Et si ma remarque est idiote, j'ai au moins la minuscule satisfaction d'imaginer (sottement?) qu'une âme qui se promène par ici ira peut-être visiter l'âme si belle de Casares (ISBN: 2253933236).

Ecrit par : Gaspar, à propos | 15/11/2005

haha! le cv du stalker! ce nabot spermatique peut noter son hk, ses deux tentatives avortées à l'ens, ses échecs à l'agreg (et au capes), à l'université qui ne veut pas de lui: un cv qui conduit à faire la plonge orthographique, dans une banque, les amis... Si c'est pas rigolo d'entendre un manutentionnaire des lettres parler de son cv parce qu'il a publié deux brouillons à la pensée universelle et snober le jdc parce que Dantec lui a envoyé un post-it ou un sms! Du gland, tu es une raclure comme il s'en produit dans nos facs de lettre: un concentré de frustration de bêtise et de méchanceté, fardée comme une ribaude qui va dégorger les poireaux dans les arrières-cafés en espérant que ces grandes gorgées de foutre lui donneront le talent de La Goulue! Pompe, pompe bien, juanito et continue à nous distraire! Maman te croit écrivain!

Ecrit par : lrc | 15/11/2005

lcr,

stalker on sait tous ce que c'est maintenant. Mais c 'est quoi La Goulue ?

Je mérite bien de savoir avant de partir.

Ecrit par : esther morte | 15/11/2005

C'est vrai que c'est quand même du dernier minable de venir se répandre interminablement dans un endroit que l'on considère avec autant de fielleux mépris... Surtout quand on se prend pour Bloy ou De Roux. Quelle pitié. Mais toi aussi - et je crois bien que c'est cette certitude que tu ne parviens plus à te cacher sans pouvoir non plus t'en accomoder qui te bouffes le cortex - tu vas disparaître de la carte des lettres, de la surface d'un milieu qui te faisait rêver depuis ta province déprimante, au même titre que Cormary : tu n'es pas un écrivain, comme à une époque tu avais encore au moins la fausse pudeur de le prétendre, n'attendant il est vrai rien tant que d'être démenti à grands cris par ton harem d'eunuques et folles dingues...Dénégation du même tonneau grossier que tout le reste de ta vilaine personne conçue un soir de Beaujolais nouveau dans une traboule souillée par le méta-excrément canin dont ton ADN de Trisomyque reproduit la structure, petite catin des faubourgs. Je ne parle même pas de la pudeur qu'il y aurait à t'abstenir de venir te torcher aujourd'hui avec un JDC dans lequel, quoique tu en dises tu as bien été heureux de venir vautrer ta prose goîtreuse et pseudo-abyssale, dans laquelle tu délaies à l'infini une intuition et demi qui ne sont même pas de toi...
Non tu n'es pas un écrivain. L'Harmattan où tu as autoédité ton somnifère agricole ne possède, il me semble, pas une ligne éditoriale si différente de celle qui prévaudrait soit-disant au JDC... Les thésards togolais de 43 ans y éditent leurs mémoires dans le genre "Avatars du griot dans la production des auteurs afro-américains post-coloniaux", and you know it bitch!

Ecrit par : Robinson | 15/11/2005

Le temps venu d'armer les justes et de tuer le veau gras !

Ecrit par : le seigneur des porcheries | 15/11/2005

non plus, pâle seigneur...

Ecrit par : Gaspar sait murmurer: non | 15/11/2005

The wretched features of ennuyés, the white features of corpses, the livid faces of drunkards, the sick-gray faces of onanists,
The gash’d bodies on battle-fields, the insane in their strong-door’d rooms, the sacred idiots, the new-born emerging from gates, and the dying emerging from gates,
The night pervades them and infolds them.

"The sleepers"

Ecrit par : Walt Withman | 16/11/2005

Ciao Esther, j'espère que nous nous reverrons et pourquoi pas dans la vraie vie. Pour me faire tomber, ça risque d'être difficile vu mon poids centenaire. Quant aux baffes, comme dit Dominique Noguez, "le chrétien tend la joue droite quand on l'a giflé, le maso retend la gauche."

Ecrit par : montalte | 17/11/2005

Stalker :"Allez, c'est repartir pour une centaine de commentaires mes canards...!" JALOUS
Si tu veux des commentaires, ouvre ton blog, au lieu d'aller baver chez les autres.

Ecrit par : eX-Time | 17/11/2005

Quelle énergie phénomenale dilapidée en obus verbeux, balancés au p'tit bonheur vers la tranchée adverse. Votre petite guerre de sécession qui ne finit plus de commencer est une estrade indigne qui est en train de vous fabriquer en amuseurs publics.
Messieurs, vous valez mieux que ça. On se croirait revenu à l'ère du pamphlet, ce qui à l'heure d'Internet est d'un grotesque achevé.
Je vous lis, Messieurs, de temps en temps, parce que l'un comme l'autre vous êtes des enragés de la littérature et que je partage cet enthousiasme. Las ! vous vous entroupez dans l'insulte ; et il n'est rien de plus triste que les insultes qui se disent avec des mots choisis dans le souci extrême qu'elles soient bien dites. J'aime autant le poing dans la gueule qu'envoie le dernier des maquignons à une mauvaise gagneuse. Il n'a, lui, d'autre souci que son commerce et ne prétend pas gonfler son narcissisme à la pompe à air du factum.

Reprenez-vous, que diable, on vous regarde !

Ecrit par : Dagon | 18/11/2005

t ai un pd enculer fils de pute6

Ecrit par : ehgavzdg a, | 05/12/2006

les personnages de houellebecq sont les derniers hommes de Nietzsche, qui n'arriveront au bout de rien, pas même de leur queue. c'est pour cette raison qu'on lui en voudra toujours autant qu'il nous fascine.

Ecrit par : i_t | 03/12/2007

LES COMMENTAIRES 2009, S'IL Y EN A, COMMENCENT ICI.

Ecrit par : montalte | 05/11/2009

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