Satanislam I - L’ange Gibreel (09/09/2026)

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Des écrivains héros ou résistants, il y en a peu. Soljenitsyne* a pu l’être au XXè siècle. Salman Rusdhie l’est assurément depuis 1988, année de la publication des Versets sataniques, l'un des plus beaux livres du monde, conte de la mille et deuxième nuit, nouvelle métamorphose ovidienne, lettre persanne re-updated, Finnegans wake oriental [cité page 364, Folio]. Un livre que peu de gens ont lu, soit effrayés par son niveau de provocation, soit dépassés par son niveau littéraire. Cosmos de récits et de personnages eux-mêmes dédoublés ou infinisés, mélange savant et populaire de dieux et d'hommes, noces du ciel et de la terre et parfois partouz coranique, les Versets constituent un multivers avant l’heure – aussi scandaleux pour les musulmans que pour les hindouistes ou les chrétiens et non pas tant parce qu’on « insulte » Dieu que parce qu’on en fait un mouvement sinon un mime du diable.

Tentons la traversée. 

*Avant son discours catastrophique prononcé à Harvard en 1978 contre la civilisation occidentale à Harvard et plus tard son soutien à Vladimir Poutine. 

 

 

 

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Chute de Lucifer (Gustave Doré, Lost Paradise, 1866)

 

 

I – L’ange Gibreel

Le mal (du moins pour un religieux), c’est ce qui (se) mélange, ce qui multiplie les identités (coucou Sollers et à ses fameuses « IRM » :  Identités Rapprochées Multiples), c’est ce qui ne laisse rien fixe. On était ange, on se retrouve démon – ou réciproquement. On est sauvé puis damné, puis resauvé. On ne comprend plus rien de ce qui se passe et ça, pour une âme pieuse, c’est grave. La formule si belle et si profonde de saint Paul « je fais ce que je ne veux pas, je ne fais pas ce que je veux » ne passe pas auprès des âmes positives, qui se croient libres, autonomes, volontaristes – et Paul aurait pu être un personnage des Versets.

Partant de là, on comprend que cela soit le diable, vagabond des cieux, SDF qui a encore un petit pouvoir pneumatique ou aéronautique – et comme le dit Daniel Defoe cité en exergue des Versets, « dont l’empire est dans l’air » – qui mène la danse.  C’est lui qui brouille tout mais attention ! c’est Dieu qui laisse faire. C'est Dieu qui permet le diable sans doute de pour de bonnes et impénétrables raisons. Tant pis pour les bigots, tant mieux pour les vivants : la fluidité fait l’être comme Protée fait la forme et comme la mort conditionne la résurrection.

« Pour renaître, il faut d'abord mourir », dit la première phrase.  

Lapalissade, dira-t-on. Sauf que celui qui la prononce, Gibreel Farishta, est bel et bien en train de tomber dans le vide, d’ailleurs suivi par un autre type, Saladin Chamcha. Drôle de chutes en vérité ! Le premier tombe en chantonnant et en faisant des cabrioles au clair de lune, le second semble comme un enfant qui va sortir du ventre de sa mère. Ce sont les deux survivants du Jumbo jet Bostan, vol AI-420, qui allait atterrir à Londres et qui a explosé en plein vol (attentat islamiste ? évidemment !). La terre se rapproche. Les voici bientôt arrivés à destination – et plutôt gaiement.

 

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Peter Pan (Walt Disney, 1951)

 

« À nous deux Londres. Nous voici ! Ces salauds en bas ne savent pas ce qui leur tombe sur la tête. Un météore, la foudre ou la vengeance de Dieu. Nous tombons des nues. Dharraaamm ! Vlan ! Quelle entrée, ouais. Je le jure : ploc ! ».

On pense à Alice, à Ulysse – à Finnegan, même (qui commence, comme l'on sait, par une chute d'ivrogne). À ces jeux de mots si british. Jabberwocky. Mots-valises.  Onomatopées. Mots d'une ligne. Fragments de matière et d'esprit qui tombent comme les restes de l’avion,

« … débris de l'âme, souvenirs brisés, mues d'êtres, langues maternelles sectionnées, secrets violés, plaisanteries intraduisibles, avenirs anéantis, amours perdues, sens oublié de mots creux et ronflants. »

Les deux tombants, eux, se portent bien.

« Gibreelsaladin et Farishtachamcha, condamnés à cette chute angélicodiabolique sans fin mais finissante, ne se rendirent pas compte du moment auquel commença le processus de leur transmutation. » 

C'est de ça dont il va être question pendant huit cents pages – de transmutation, métamorphose, « mues d’êtres » et aussi d'anges diabolisés et de démons angélisés. Le monde sera hybride ou ne sera pas. Le monde sera « un Pays des Merveilles ». Déjà, on parle de femmes araignées, d’hommes loups, de dieux taureaux, de chats ailés et de « fleurs gigantesques avec des poitrines humaines ».

Le monde, surtout, sera un rêve.

 

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Tiré d'Alice au pays des merveilles (Disney, 1953)

 

« Chamcha, dans sa demi-inconscience, fut saisi par l'idée que lui aussi était d'essence nuageuse, capable lui aussi de métamorphose, hybride, comme s'il devenait la personne dont la tête nichait entre ses jambes et dont les jambes entouraient son long cou patricien. » 

Gibreel, lui, voit son ex-femme, morte il y a quelques années (par sa faute ?), errer dans les nuages.

« Recka Merchant, tu n’arrives pas à trouver le chemin du paradis, ou quoi ? », lui envoie-t-il un peu cavalier.

Elle le traite de « petite crotte de cochon » et de salaud. Le damne en bonne et due forme. Il est vrai qu’ « avec la mort, vient la franchise ». 

La chute continue. Le plafond de nuage monte, la plancher de l’eau se rapproche. Ils se demandent s’ils ont des ailes et si oui, quel genre d'ailes ?

On les retrouvera échoués sur la plage. Un miracle. Mais angélique ou satanique ?

Dévastateur pour toutes les religions, en tous cas – car ce n'est pas correct de mélanger les choses comme ça. Et de sous-entendre que Dieu pourrait être le diable et réciproquement.

D'où la that is the question :

« La naissance est-elle toujours une chute ? »

 

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Satan, ange déchu, tombé du ciel sur la Terre (Gustave Doré, 1866)

 

En voilà une vraie question théologique. Et complétée par une autre : sommes-nous des âmes qui se constituent librement comme telles ou des corps traversés par des âmes autres ? Sommes-nous structurés par nous-mêmes (et d'ailleurs que veut dire ce « nous-mêmes » ?) ou plutôt possédés par des anges eux-mêmes possédés par des démons – ou le contraire ? La seconde hypothèse semble être la plus plausible.

Pendant sa chute, Saladin a bien senti que quelque chose se passait en lui :

« ... ce qui s'était emparé de lui, c'était une volonté de vivre, intacte, irrésistible, pure, et la première chose que fit cette volonté fut de l'informer qu'elle n'avait rien à faire de sa personnalité minable, ce truc composé à moitié de mimétisme et de voix, qu'elle avait l'intention de passer outre, et il accepta, oui, vas-y, comme s'il n'avait été qu'un spectateur dans son propre esprit, dans son propre corps, car elle était née au centre même de son corps et s'était répandue vers l'extérieur, changeant son sang en fer, sa chair en acier, sauf qu'il avait aussi l'impression qu'un poing se refermait sur lui du dehors, le tenait d'une façon à la fois insupportablement ferme et intolérablement douce ; jusqu'à ce qu'enfin cette volonté l'ait entièrement conquis et fasse fonctionner sa bouche, ses doigts, tout ce qu'elle choisissait, et quand elle fut sûre de sa conquête elle sortit de son corps et l'attrapa  par les couilles. »

 

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Lagaan : Once upon a time in India (Ashutosh Gowariker, 2022 - 3 h 44)

 

Vie de Gibreel Farishta.

« La réincarnation fut toujours le sujet préféré de Gibreel » 

Vedette légendaire du cinéma indien, spécialiste des incarnations divines, Gibreel avait quitté les plateaux après le suicide présumé de sa femme mais l'on était en train de préparer son retour avant cette malencontreuse chute. Acteur aux mille visages qui pouvait jouer tous les dieux sans offenser qui que ce soit, messager de toutes les déités pour tous les publics, l’« ange Gabriel » de Bollywood avait même, dit-on, la capacité d'exaucer les désirs d'autrui.

Grâce à Babasaheb Mhatre, le maître qui l'a recueilli enfant, il s'est initié aux univers invisibles, aux réalités d’ailleurs, aux dieux diables. Comme dans le multivers, chaque chose continue dans un autre espace-temps, chaque être a mille versions de lui-même et Gibreel se love dans toutes. 

C'est là qu'une nuit Mahomet surgit dans ses rêves, se confond avec lui et, dans un fantasme homosexuel pas très catholique (pas très musulman, plutôt) s'unit avec... son maître. « Deviens un acteur de cinéma homosexuel », lui dit ce dernier à son réveil. Oui, on a bien lu, on a rêvé d'un Mahomet pédé [page 42 dans l’édition Folio, pour ceux qui veulent vérifier].

 

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Youssef Nabil - N'ai pas peur peur d'aimer (Paris, 2005)

[+ expo Youssef Nabil - De rêver encore, Musée d'Orsay, mai-septembre 2026, infos ici.]

 

Plutôt qu’homo, lui préfère se spécialiser dans le rôle masochiste du pauvre type battu et humilié par les femmes. Dans sa chambre, il lit les mythologies, Annie Besant et découvre l'épisode des versets sataniques dans le Coran. Mais ce qui l’intéresse le plus, c’est

« le surréalisme des journaux dans lesquels des papillons pouvaient voler dans la bouche des jeunes filles, en demandant à être dévorés, et des enfants qui naissaient sans visage, et de jeunes garçons rêvés jusqu'au moindre détail dans les réincarnations précédentes, par exemple dans une forteresse d'or remplies de pierres précieuses. » 

La passion de sa vie sera alors la réincarnation – c'est-à-dire la comédie humaine.

 

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Ganesh Yourself (documentaire d 'Emmanuel Grimaud, 2016)

 

Et c'est dans Ganpati Baba, son premier film théologique où il incarne le dieu Ganesh sous une tête d'éléphant qu'il connaît enfin le succès. Des femmes tombent amoureuses de lui et le harcèlent pour qu’il couche avec elle mais en gardant sa tête d'éléphant ! Alors, il sombre dans la débauche (« combien d'avortements » ?). Sa femme Reckha Merchant a beau le gronder, elle lui pardonne toujours et il s'habitue au pardon. Il tombe amoureux d'Alleluia Cone, une alpiniste perchée. Un accident de tournage et le goût du cochon lui font perdre le peu de foi en Dieu qui lui restait. Une photo de lui mangeant du jambon fait scandale. Et c'est là que la punition ou que le cauchemar de la punition (car tout se confond toujours dans le rêve) commence. 

 

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Jean Topart, doubleur de notre génération (tribune en forme d'hommage sur YouTube ici)

 

 

Vie de Saladin Chamcha.

Lui est « l'homme aux mille voix », doubleur des acteurs, celui, donc, qui n’existe pas vraiment. Dans le vol qui le ramènait à Bombay, il se demandait si c'était une bonne idée de revenir chez lui, de revoir son père surtout avec qui il a toujours été en mauvais termes. Sentiment de régression, d’errance, de réalité confuse. Comme dans les contes, il se pose la question de son être, de sa vie, de son temps, de ce qui est réel ou pas. « Il était et il n'était pas ». « C'est arrivé et ce n'est jamais arrivé. » 

Il se rappelle son enfance humiliée. Son Changez Chamchawala de paternel qui prenait plaisir à le surprendre en train de se masturber et à laisser moisir ses livres dans la bibliothèque. Humilier la sexualité et les livres, la grande affaire de la Tradition.

Retour en arrière. Le petit Saladin grandit, mute, espère. Rêve de Londres qu'il épelle comme un sortilège : « Ellehoenne déèreheuesse ».

Il sait qu'un jour, il quittera la famille haïssable : 

« Ce fut ainsi, ce ne fut pas ainsi. »

Partir à Londres. Devenir acteur.

« Il commença à se concentrer avec obstination sur cette idée, à fixer en permanence sa volonté sur cet objectif, en mangeant en chiant en dormant, se convainquant qu'il réussirait à provoquer le miracle même sans l'aide de la lampe paternelle. » 

Par rage contre son père (qu'il accuse de s'être substitué à l'Être suprême et d'avoir inversé le temps), il tient à devenir un « Anglais commilfaut ». Il se veut supérieur, méchant, Guillaume le Conquérant – et de fait ressemble de plus en plus à son père haï.

« Papa et fiston, même étoffe, même chose. » 

Avec la conversion de son père à l'islam à cause de Nasreen, sa nouvelle femme, les relations empirent. Saladin qui ne rêve que d’art et de création (donc, de transgression et de blasphème) et qui tel Peter Pan a besoin d'une Thinker Bell s'éprend de Pamela Lovelace qu’il épouse bientôt –  puis de Zeeny Vakil, une indienne barrée qui lui fait l'amour comme une cannibale, le traitant comme un morceau de porc.

 

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Tiré de La Grande bouffe (Marco Ferreri, 1973)

 

 

« Pas étonnant que j'aie le béguin, mon petit chéri, quand les produits locaux sont de si mauvaise qualité on aime ce qui vient de l'étranger », lui dit-elle, pleine d’amour.

Lui est ravi de se laisser faire. « Je prends racine dans les femmes que j'aime ». 

Sa carrière commence mais pas celle qu'il aurait voulue. Pas acteur comme Gibreel mais doubleur – et autant des hommes que des objets. 

« Si l'on voulait savoir comment parlerait une bouteille de ketchup dans une publicité télévisée, si l'on n'était pas sûr de la voix idéale d'un paquet de chips à l'ail, il était l'homme de la situation. Il faisait parler des moquettes dans les publicités des grandes surfaces, il imitait les vedettes, le cassoulet en boîte, les petits poids surgelés. À  la radio, il pouvait convaincre ses auditeurs qu'il était russe, chinois, sicilien, ou président des Etats-Unis. » 

Avec sa partenaire Mimi Mamoulian, il règne sur les ondes de Grande-Bretagne. Pour autant, si tout le monde connait leurs voix, personne ne sait qui ils sont – « légendes estropiées, trous noirs », sans-visages.

 

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Rue Sesame (série éducative - mais oui - américaine diffusée depuis 1969, adaptée en France à partir de 1974)

 

Dans leur émission phare, Les Extraterrestres, mixe de la Guerre des Etoiles et de la Rue Sésame [qui se souvient de la Rue Sésame ?], ils commencent à avoir des problèmes. Les conservateurs les accusent d'être parfois trop explicites sur le plan sexuel, les gauchistes critiquent l'image stéréotypée qu'ils donnent des extraterrestres, « de renforcer leur aspect de monstres et de manquer d'images positives ». Le wokisme a commencé dans les années 80. 

« Aucun de nous n'est comme ça. » 

« La raison pour laquelle Saladin Chamcha était venu en Inde : le pardon. C'était ce qu'il avait à faire dans sa vieille vie natale. Mais il ne pouvait dire s'il venait le donner ou le recevoir. » 

Dans la maison de son père et de sa belle-mère, il voit le fantôme de sa mère. Exécrable ambiance familiale. Saladin a beau vouloir prendre de la hauteur, il se sent en enfer – le comble étant que sa compagne prend le parti de son père et de sa belle-mère contre lui. La « revanche » familiale qui rate – ce qui peut arriver de pire à un individu. L'échec narcissique ultime. La haine impuissante à jamais.

« Il est venu jouer les accusateurs, ma chère, dit Changez à Zeenat devant lui. Il est venu se venger de sa jeunesse, mais on a retourné la situation et il ne sait plus quoi faire. Il faut lui laisser une chance, et vous devez jouer les arbitres. Je n'accepterai pas d'être condamné par lui, mais de vous j'accepterai le pire. » 

Rumination rageuse du fils

« ILe salaud. Vieux salaud. Il a voulu me déséquilibrer, et me voilà par terre. » 

« De quoi le fils accusait-il le père ? De tout : espionnage de l'intimité de l'enfant, vol de la marmite d'arc-en-ciel, exil. De l'avoir transformé en ce qu'il ne serait peut-être pas devenu. D'avoir fait de lui un homme. De que-vais-je-dire-à-mes-amis ? De séparations irrémédiables et de pardons offensants. D'avoir succombé à l'adoration d'Allah avec une nouvelle femme ainsi qu'à une adoration blasphématoire de l'épouse défunte. Par-dessus tout, de lampisme-magique, d'être un sésame-ouvre-toïste. Il avait tout obtenu facilement, charme, femmes, richesse, pouvoir, situation. Frotte, pfuit, génie, voeu, tout de suite maître, et voilà. C'est un père qui avait promis, et gardé, une lampe magique. »

Le père pourtant tente de rassurer son fils : 

« Ô mon fils, tu dois arrêter de me porter sur l'épaule comme un perroquet. Que suis-je ? Fini. Je ne suis pas ton Sinbad. Regarde les choses en face, monsieur : je ne suis plus la réponse. »

Et en même temps (et comme ça se passe si souvent en famille), de l'enfoncer :

« Cet acteur. Ce prétendant. Il s'est transformé en imitateur d'hommes non existants ». 

Est-ce pour cette raison qu’il a survécu à sa chute vertigineuse ? Un non-existant qui du coup ne peut mourir ? On ne saura jamais.

Le cas de Gibreel est plus symboliquement clair. À force d’avoir incarner sur l’écran l’ange Gabriel, il l’est peut-être devenu, qui sait ?

« Je suis lui, il est moi, je suis le putain d'archange, Gibreel lui-même, grandeur nature. »

Il comprend aussi que se métamorphoser, ce n'est pas mourir. Qu'importent alors toutes les bombes et autres attentats terroristes ! 

 

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Mahomet recevant sa première révélation de l'ange Gabriel, miniature de l'Histoire universelle de Rashid al-Din (1307), bibliothèque universitaire d'Édimbourg, Écosse.

 

II - Mahound

 

 

07:40 Écrit par Pierre CORMARY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salman rusdhie, islam, coran, satan, gibreel farishta, saladin chamcha | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer