Satanislam II - Mahound (12/09/2026)

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L'Exorciste (William Friedkin, 1973)

 

Quand on dit que les islamistes n'ont rien compris aux Versets sataniques, c'est faux, ils ont tout bien compris au contraire. Un fanatique comprend toujours. Le coup de la « littérature », on ne le lui fait pas à lui. Il n'y a pas une ligne, une lettre, dans ce livre qui n'agresse comme il se doit le cerveau malade du fou d'Allah. La fatwa ne peut qu'aller de soi. Ce que disent Les Versets, dès leur titre, est que l'islam est la religion du diable. On aura beau dire que c'est une métaphore, un poème, une satire, rien à foutre. Nulle interprétation qui tienne pour le littéraliste. La lettre dit ce qu'elle dit et pis c'est tout. « L'interprétation », c'est pour les intellectuels, les hypocrites, les décadents .

 

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Idem II

 

« Allahbonne ». 

Donc, Gibreel se transforme en ange. Il se rappelle sa mère qui l'appelait affectueusement Chaytan quand il faisait des bêtises. Chaytan, Sheitan, Satan. L'ange se confond très vite avec le démon et l'homme qui devient un ange a de grandes chances de virer démon. Gibreel s'en aperçoit. Dieu l'avait peut-être « Allahbonne » jusque-là, les choses sont en train de changer même si lui tente de résister en posant des questions – qui pour un littéraliste ne sont jamais que des anti-questions.

 

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Idem III - etc.

 

Extraordinaire soliloque et schizo de l’ange démonisé.

« La condition humaine, mais quelle est la condition des anges ? À mi-chemin entre Allahbonne et homo sapiens, ont-ils jamais douté ? Oui : défiant la volonté de Dieu ils se sont cachés sous le Trône, osant poser des questions interdites : des anti-questions. Est-ce juste. Ne pourrait-on pas en discuter. La liberté, la vieille antiquête ? Évidemment, il les a calmés en employant ses dons de dirigeant à la dieu. Il les a flattés : vous serez les instruments de ma volonté sur terre, à propos de salutdamnation de l'homme, tous les habituels etcetera. Et hop presto, fin de la revendication, on remet les auréoles, et au boulot. Les anges sont faciles à apaiser ; fais-en des instruments et ils joueront ta musique à la harpe. Les êtres humains sont plus coriaces, ils peuvent douter de tout, même de la preuve qu'ils ont sous les yeux. Ou derrière les yeux. Pendant qu'ils s'endorment, qu'est-ce qui se passe derrière les quinquets fermés... les anges, quand il s'agit de volonté, ils n'en ont pas beaucoup. La volonté c'est ne pas être d'accord ; ne pas se soumettre ; s'opposer.

Je sais : parole de diable. Chaytan interrompt Gibreel.

Moi ? » 

 

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Représentation d'un shayṭān par Siyah Qalam , vers le XIVe/XVe siècle. Le style artistique est celui d'une miniature persane d'Asie centrale ou d'Anatolie


 

 « Démon-ou-strueux ? » Naissance de l’islam, en tous cas.

Mahound, c'est Mahomet, « l'homme d'affaires » aux « longs cils comme une jeune fille », dont le nom signifie « celui-à-qui-on-devrait-rendre-grâce » mais qui peut aussi signifier « celui-qui-monte-et-qui-descend ». Sous son nouvel avatar (Mahound, donc), il n’est « ni Mahomet ni Malhonnête ». Rusdhie blague tout le temps sur l'islam et son prophète et ça, c'est presque pire que faire un gros blasphème. 

Jahilia, ville de sable, ville borgésienne pense-t-on immédiatement. 

« Matière même de l'inconstance, quintessence de l'instable, du mouvant, de la trahison, de l'absence de forme. »

Ville où l'eau est par là-même un danger suprême et qui ne tolère les porteurs d'eau qu'en les menaçant de mille châtiments s'ils en renversent. Car l'eau peut démolir la ville, effriter les maisons, trouer les routes.

C'est en cette cité d'affaires que Mahound commence à élaborer ce qui va devenir une des plus grandes religions du monde.

« Et ce jour-là, il est confronté à la plus importante crise de sa vie. Une voix murmure à son oreille : Quel genre d'idée es-tu ? Démon-ou-strueux ? » 

Les anciens de Jahilia comprennent très vite ce qui est en train de se passer. L'islam naissant va tout ravager. Le polythéisme a fait son temps. L'avenir est dans le mono. Contre la nouvelle religion, on tente de résister en envoyant Baal, une sorte de « proto-Dionysos nabatéen », poète satirique, spécialiste de l'innommable et qui conçoit ses vers comme des rivières de sang – une sorte de Marc-Edouad Nabe oriental, quoi ?

Hélas ! Malgré le talent du poète, Allah s'impose de plus dans les esprits. Les anciennes divinités pré-islamiques (Astarté, le saturnien Nakruh, le dieu du soleil, Manaf, le géant Nasr, l'arc-en-ciel Quzah et tant d’autres) ont été ringardisés. Le nouveau dieu généraliste l'emporte sur les anciennes statues spécialistes. Baal a beau écrire contre Mahound et ses potes (Khalid, le porteur d'eau ; Bilal, l'esclave affranchi et Salman, le clochard de Perse), il n'en peut mais. La multiplicité ne peut que céder devant l'unité.

« Pourquoi ai-je peur de Mahound ? se demande Abu Simbel, le chef de Jahilia. Pour cette raison : un seul un seul un seul, sa terrifiante unicité. Alors que moi je suis toujours divisé, toujours deux ou trois ou quinze. »

Et d'aller supplier Mahound de concéder au moins trois anciennes divinités dans son nouveau culte.

« Trois en un ». Disputation théologique. Mahound qui sait combien le peuple est attaché à ses dieux, surtout à ses déesses-mères (Lat, Manat, Uzza), n'est pas contre : on pourrait faire de ses divinités des intermédiaires d'Allah, anges ou démons peu importe, mais jolis minois, beaux seins, origines du monde. Bilal et Salman s'indigent : Non ! Dieu est un ! Dieu ne peut être trois ou quatre ! femelles, qui plus est !

 

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La déesse al-Lāt accompagnée des déesses Manat et Uzza (Relief de Hatra, entre  premier et troisième siècle, Musée national d'Irak.)

 

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Plaque votive en terre cuite représentant une femme nue en bas-relief, probablement la déesse Astarté . Sa perruque de style égyptien était peinte en noir. Elle porte les mains à sa poitrine. Le trou en haut permettait de la suspendre. Ce type d'objet est une évolution du modèle cananéen de la fin de l'âge du bronze . Phénicien ou chypriote archaïque , VIe siècle av. J.-C. Provenant de la tombe 11 de Tharros, en Sardaigne ( Italie actuelle ). (British Museum, Londres)

 

Retour à Gibreel, l'ange cinématographique, « le rêveur, dont le point de vue est parfois celui de la caméra et à d'autres moments celui du spectateur. Quand il est une caméra, il est toujours en mouvement, il déteste les plans fixes, alors il monte sur une grue et regarde les silhouettes raccourcie des acteurs, ou il plonge pour se retrouver invisiblement au milieu d'eux, tournant lentement sur le talon pour exécuter un panoramique de trois cent soixante degré, ou il utilise un chariot de travelling pour suivre latéralement Baal et Abou Simbel qui marchent, ou tenant la caméra à l'épaule à l'aide d'un support, il découvre les secrets de la chambre du Maître. Mais la plupart du temps, il reste là-haut sur le Mont Cone comme un spectateur payant installé au premier balcon, et Jahilia est son grand écran. Il observe et critique l'action comme n'importe quel cinéphile, s'amuse des combats des infidélités des crises morales, mais ça manque de femmes pour faire un tabac, vieux, et où est la fichue musique ? »

 

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Iblis ( en arabe : إِبْلِيسْ translittéré : Iblīs ) , également connu sous le nom de Shaitan , est le chef des démons ( shayāṭīn ) en islam . Selon le Coran , Iblis fut chassé du ciel pour avoir refusé de se prosterner devant Adam  (Peinture extraite d'une sous-section illustrée contenant la version persane des Annales par Bal'ami, tirée d'un manuscrit d'Hérat beaucoup plus grand) [Wikipédia]

 

« Et alors ? Sans prévenir, Hamza dit à Mahound : “ Va demander à Gibreel“, et lui, le rêveur, il sent son cœur battre d'inquiétude, qui, moi ? c'est moi qui suis censé connaître les réponses ici ? Je suis assis là en train de regarder ce film et tout d'un coup, cet acteur me montre du doigt, je vous demande un peu, est-ce qu'on demande aux pauvres spectateurs d'un film théologique de résoudre l'intrigue ? Mais au fur et à mesure que le rêve se déplace, il change toujours de forme, lui, Gibreel, cesse d'être un simple spectateur pour devenir l'acteur principal, la vedette. Avec son vieux défaut à jouer trop de rôles : oui, oui, il ne joue pas seulement celui de l'Archange, mais aussi le sien, celui de l'homme d'affaires, le Messager, Mahound, qui escalade la montagne quand il vient. Il faut un montage très brillant pour tenir ce rôle double, on ne peut jamais voir les deux ensemble dans le même plan, chacun doit parler dans le vide à l'incarnation imaginaire de l'autre, et il faut faire confiance à la technique pour créer l'image absente avec des ciseaux et du scotch, ou d'une façon plus exotique, à l'aide d'un tapis de travelling. À ne pas confondre ha ha avec un tapis magique. 

 

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Le Voleur de Bagdad (Raoul Walsh, Douglas Fairbanks, 1924)

(…) 

La peur de Gibreel, la peur du moi créé par le rêve l'oblige à lutter contre l'arrivée de Mahound, à essayer de le repousser, mais le voilà, pas de prob, et l'Archange retient son souffle.

Ces rêves dans lesquels on est poussé sur une scène où l'on n'a rien à faire, alors qu'on ne connaît rien à l'intrigue, qu'on n'a même pas appris une ligne du texte. Mais il y a une salle bondée qui regarde, qui regarde : c'est ça qu'on ressent.

(...)

Mahound vient chercher près de moi la révélation, il me demande de choisir entre le monothéisme et l’hénothéisme, et je ne suis qu'un idiot d’acteur qui a un cauchemar bhaenchud [bhenchod – qui veut baiser ta sœur], qu’est-ce que j'en sais, moi, qu'est-ce que je peux te dire, au secours. Au secours. »

 

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« Il commence à sentir que l'archange est en fait à l'intérieur du Prophète, je suis cette lourdeur dans le ventre, je suis l'ange expulsé par le nombril du dormeur, j'émerge, Gibreel Farishta, tandis que mon autre moi, Mahound, se trouve dans sa façon d'écouter, envoûté, je suis lié à lui, de nombril à nombril, par un brillant cordon de lumière, il est impossible de dire lequel de nous rêve l'autre.  Nous suivons le courant dans deux directions, le long du cordon ombilical. 

(…) 

Quel genre d’idées suis-je ? »

 

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« À mi-chemin du sommeil ou du réveil, Gibreel Farishta éprouve souvent du ressentiment envers la non-apparition, dans les visions qui le persécutent, de Celui qui est censé avoir les réponses, Il ne se montre jamais, celui qui ne venait pas quand j’agonisais quand j'avais besoin de lui. Celui dont on parle, Allah Ishvar Dieu. Absent comme toujours tandis que nous nous tordons et souffrant en son nom. 

(…) 

Ce n’est pas drôle d’être le facteur de Dieu.

Maismaismais : Dieu n’est pas dans ce film.

Dieu seul sait de qui j’ai été le facteur. » 

 

 

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Alors, c'est quoi, comment et quand les versets sataniques dans le Coran ?

À peine deux versets (āyāt) de la sourate 53 dite « L'Etoile » (An-Najm) en lesquels, dit-on, Satan, via l'ange Gabriel, aurait soufflé à Mahomet de faire une concession au polythéisme en acceptant trois divinités pré-islamiques dans sa nouvelle religion – trois déesses-mères de l’Arabie pré-islamique : Al-Uzza, Allat et Manat (plus ou moins comparables à nos Aphrodite, Déméter et Athéna/Artémis).

Dans un premier temps, Mahound agrée. Le peuple idolâtre trop ces trois femmes originaires pour qu'on le lui en prive. Hélas, le soir même, la ville se remplit de monstres. Hommes et femmes se transforment en manticores, salamandres ou griffons. Le polythéisme que l’on voulait contenir provoque le carnage. Ramdam au pays du ramadan (facile, je sais.)  Les trois disciples de Mahound se mettent eux-mêmes à boire. Les terroristes de l'eau courent les rues. Non, il faut renoncer à ses versets.

Mahound, lui, est tombé amoureux de Khadija, marchande aristocrate plus âgée que lui qui le prend sous son aile et qui deviendra sa première femme. Il n'empêche, ange et démon se battent à l'intérieur du Prophète commerçant.

Le pire, c’est que tout se passe aussi en Gibreel. Combat sans fin qui lui donne des élans iconoclastes. Car le mal, c'est l'image, le rêve, le cinéma. 

« Les putains de rêves, cause de tous les ennuis de l'espèce humaine, le cinéma aussi, si j'étais Dieu, j'enlèverais toute imagination aux gens et peut-être que les pauvres types comme moi pourraient se payer une bonne nuit de repos. » [Coucou, Stéphane Zagdanski, page 175.]

Lutte sans fin du bien et du mal – d'autant plus compliquée que les deux se confondent et tout comme « Je » et « lui » deviennent « nous ».

«  Et laissez-moi vous dire qu'il va n'importe où, sa langue dans mon oreille son poing dans mes couilles, personne n'a jamais eu une telle rage en lui, il doit savoir il doit SAVOIR, et je n'ai rien à lui dire, physiquement il est deux fois plus en forme que moi et quatre fois plus au courant, au moins (…) Ainsi nous roulons frappons griffons, il a de profondes entailles mais bien sûr ma peau est douce comme celle d'un bébé, on ne peut accrocher un ange à un buisson d'épines, on ne peut le cogner sur un rocher. Et ils ont un public, des djinns et des esprits et toutes sortes de revenants, assis sur les rochers, observent le combat et dans le ciel, il y a trois créatures ailées qui ressemblent à des hérons ou à des signes ou simplement à des femmes, selon les tours que joue la lumière. »

 

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À un certain moment, on ne sait plus qui est qui. 

« Quand ils eurent lutté pendant des heures ou même des semaines, Mahoud se retrouva coincé sous l'ange. C'est ce qu'il voulait, c'était sa volonté de me remplir, de me donner la force de le maintenir au sol, parce que les archanges ne peuvent perdre de tels combats, ce ne serait pas juste, seuls les démons sont vaincus dans de telles circonstances. Aussi, à l'instant ou je prends le dessus, il se met à pleurer de joie et il fait son vieux truc, il oblige ma bouche à s'ouvrir et à nouveau il fait couler à flot la voix, la Voix hors de moi, il l'a fait couler sur lui comme s'il vomissait. »

À la fin, Mahound comprend que cet ange était le diable – ou que celui-ci avait été possédé par celui-là pour lui dicter les versets polythéistes. Alors, vite, les supprimer ! Pourtant, quelque chose de terrible vient de se révèler en lui, quelque chose d'impensable sur le plan moral, métaphysique, religieux et pourtant si évident, humain, cosmique. Mahound était l'un et l'autre. Mahound était les deux. Dieu et Satan en même temps.

« Il revient en ville aussi vite qu'il le peut, pour supprimer les versets immondes qui puent le soufre, le sulfure, pour les arracher des annales pour toujours, et ils ne survivront que dans une ou deux compilations de traditions anciennes et des commentateurs orthodoxes essaieront d'en réécrire l'histoire, mais Gibreel, planant – observant depuis son plus haut angle de caméra, connaît un petit détail, juste une chose minuscule qui est un léger problème ici, à savoir que c'était moi les deux fois, baba, moi en premier et moi en second aussi. De ma bouche à la fois, l'affirmation et le reniement, les versets et leurs controverses, univers et envers, tout, et nous savons tous comment ma bouche a été utilisée. » [page 178]. 

« Après le reniement des Versets Sataniques, le Prophète Mahound revient chez lui pour découvrir qu'une sorte de punition l'y attend. » 

 

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Sa femme, soixante-dix ans, est morte.

Au même moment, Abu Simbel, le « maire » de Jahilia, met en place un système de persécutions contre les musulmans. Ghettos, viols, agressions.

Néanmoins, « par un des paradoxes habituels de l'histoire, le nombre de fidèles augmente, comme une moisson qui croît miraculeusement, au fur et à mesure que les conditions du sol et du climat se détériorent. »

On propose de faire émigrer les soumis. Mahound accepte. Il a compris que sa religion ne prendra jamais, du moins politiquement, à Jahilia. Le jour de son départ, ses disciples l'embrassent, le remercient d'avoir enrichi leur foi. Tu nous as apporté le diable pour nous faire comprendre que c'était Dieu qui l'emportait sur lui. « Vous apporter le Diable, oui, c'est bien de moi », pense Mahound avant de partir.

Un autre Temps commence. « De quel genre d'idée semble aujourd'hui la Soumission », ne cessera de demander Baal le poète avant d'y répondre à sa façon : « une idée apeurée, une idée qui se sauve ».

Gibreel, lui, est attaqué tous les jours par trois créatures ailées, Lat, Uzza et Manat comme Prométhée par son aigle. Les univers se déchaînent les uns contre les autres.

 

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III - Ellehoenne déèreheuesse 

 

07:20 Écrit par Pierre CORMARY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salman rusdhie, mahomet, iblis, l'exorciste, shayatin, shaytan, william friedkin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer