Hamlet d'après Sibony - Père, mère et chair (13/03/2026)

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Et maintenant, un peu de Daniel Sibony qui s'y connaît comme personne en Shakespearie. D'après Les jeux du destin : Hamlet (Avec Shakespeare, éclats et passions en douze pièces, Seuil, 2003)

Neveu ne veut

« Il y a tout dans Hamlet » – un peu ce que dit Polonius des comédiens de la Souricière : « tragédie, comédie, drame historique, pastorale comique, pastorale historique, tragédie historique, tragi-comédie historico-pastorale » – à quoi l'on pourrait rajouter thriller politique, suspense gothique, film d'épouvante, d'aventure, de guerre, drame psychologique à la Bergman ou à la Lars von Trier (restons danois), et pourquoi pas vaudeville sanglant, mystère burlesque, farce spirituelle. Si on ne vient jamais à bout de cette pièce, c'est qu'elle met tout en pièces. C'est qu'elle est sans cesse recomposable, réinterprétable jusqu'à en devenir injouable, donc rejouable à l'infini. C'est surtout qu'elle est pièce dans la pièce, mise en abîme dans la mise en abîme, dédoublement et redoublement incessant des gestes et des situations, identités en fuites et en reflet, homonymies névrotiques, filiations intenables. ll y a deux Hamlet, père et fils (maison Danemark) et deux Fortinbras, père et fils (maison Norvège) et même trois car je me demande si l’oncle ne s’appelle pas lui-même Fortinbras. Et c'est le père du premier qui a tué le père du second avant que son propre frère ne le tue à son tour, ne lui prenne son pouvoir et ne fasse de son fils le sien. « Mais vous Hamlet, mon neveu et mon fils...  –  Un peu plus que neveu, moins fils que tu ne veux », murmure Hamlet en sa première réplique et que Jean-Michel Deprats a la bonne idée de traduire en en faisant un jeu de mots autour de « neveu ». Neveu ne veut etc. Hamlet – une histoire de fils et de neveux - et « donc, d'oncles » (allons à fond dans les homonymies). Deux oncles certes fort différents : l'un, assassin de son frère (Caïn et Abel etc.), l'autre, liquidé symboliquement par son neveu.  Fortinbras le jeune a en effet pris le pouvoir chez lui en Norvège et se prépare à le prendre chez eux (j’allais dire chez nous) au Danemark – acte d'ailleurs salué à la fin par Hamlet mourant (« il a ma voix mourante »). On a tendance à oublier l’arrière-fond guerrier de la pièce, son « dehors », tant on est obnubilé par son « dedans » et même son dedans du dedans : les soliloques d'Hamlet (et du Roi), la scène sur la scène, et, par-dessus tout, la chambre nuptiale dans laquelle Hamlet va « prendre » sa mère. Elseneur – lieu du sang et de l'inceste, de la solitude et de la schizophrénie, de la famille, quoi ? Hors-Elseneur – le monde qui menace Elseneur, Poutine qui menace de reprendre L'Ukraine. Il y a bien quelque chose de pourri dans ce royaume de Danemark. Et c'est ce qui provoque ce « plaisir un peu morbide » qu’il y a dans Hamlet et que Sibony a bien raison de souligner. Rien de plus trouble en effet que le double – le miroir, la mise en abîme, le réel surréalisé et déréalisé. Ce que l'on aime chez Hamlet, ce pourquoi même on voudrait lui ressembler, c'est qu'il donne l'impression de comprendre tout et d'échapper à tout (du moins jusqu'à la dernière scène). Ses hésitations, tergiversations nous touchent mais tout autant que son intellectualisme, sa cinéphilie (cinéma, théâtre, peu importe), son amour des simulacres, ses ruses réflexives, sa place d'enfant, d'orphelin plutôt, gâté. On s'est tous pris pour Hamlet, ado. On s'est tous cru à Elseneur chez soi. L'enfant qui voit tout, qui comprend tout mais qui est bien incapable d'agir. L'enfant surtout qui commence à être dégouté de tout. Papa et maman sont répugnants. Leur vie et du reste la vie en général ne donnent pas envie. Vivre est trop moche, bête, commun (« oui, madame, c'est commun »). Vivre ne nous regardera jamais. On fera tout pour échapper à celle-ci dans des stratégies d’évitement, de fuite, de faux vrai-semblant. Faire semblant – voilà le salut.  En vérité, nous adorons les nuages qui planent sur notre front. Impossible avec Hamlet de ne pas faire de projections psy. Laurence Olivier et Kenneht Branagh l'ont bien fait. Hamlet n'est pas une pièce « freudienne » mais pré-freudienne – et on l'a déjà dit mille fois, le complexe d'Œdipe, c'est beaucoup plus lui qu'Œdipe. Les spectateurs de l'époque devaient le sentir.

Bref, ce que l'on aime dans Hamlet, c'est ce jeu du chat et de la souris (mot prononcé d'emblée par les sentinelles de la première scène : « La garde fut tranquille ? – Pas une souris qui bouge ») et qui va donner lieu à la « Souricière » – puis le meurtre du « rat » Polonius derrière le rideau et sur le ton le plus joueur au sens propre : « un ducat qu'il est mort ! ». Autant Othello, Macbeth ou Lear ne jouaient pas (et ont donné les pièces les plus sombres, irrespirables, atroces de tous les temps), autant Hamlet joue tout le temps. Et à quoi joue-t-il ? À se dégager du piège dans lequel il se retrouve – autrement dit « à le rendre manifeste », à le faire voir à tous via le théâtre et la folie. La folie feinte pour ne pas devenir fou pour de bon. On aime Hamlet parce qu'on voit en lui un enfant qui doit ruser pour ne pas périr. Même la question du suicide, omniprésente dans la pièce, est une façon de survivre.

 

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Helena Bonham Carter as Ophelia (Hamlet, Franco Zeffirelli, 1990)

 

Mourir, agir, dormir.

ACTE I Acte du spectre, du revenant, de la mort qui ordonne quelque chose. Et c'est là toute la difficulté. C'est un mort, peut-être un rêve, un mauvais rêve, qui va exhorter un orphelin à l'action. D'emblée, Hamlet se retrouve dans une situation impossible : je dois tuer tonton parce que c'est papa qui me l'a dit en rêve. Ça rappelle Dale Cooper dans Twin Peaks qui se réveille un matin et qui dit « je sais qui a tué Laura Palmer » parce qu'en effet il a vu un géant dans sa chambre qui lui aurait susurré le nom du coupable. Entre temps, Dale l'a oublié mais parce qu'on oublie les rêves. Difficile de s'y fier. Et pendant toute la pièce, Hamlet se demandera s'il n'a pas vu un démon. C'est pourquoi il ne peut agir en toute connaissance de cause parce que précisément il manque de connaissance et de cause. Il va falloir en être sûr, pénétrer la conscience du roi, enquêter – psychanalyser. Mais comment ?

ACTE II – Celui des doubles. Rose et Guile, sorte de Dupont et Dupond de la pièce. Et surtout les comédiens qu'Hamlet adore. C'est en dédoublant le réel qu'on le prouve. Jamais une pièce de théâtre n'aura autant fait confiance au théâtre. Hamlet, c'est la religion du théâtre. Le théâtre, c'est la vie prouvée. Et il le dit tel quel : « Il me faut un sol plus ferme – le théâtre ! » ou « Il me faut une preuve – la pièce ! »

ACTE III – Celui de la révélation, du viol, du meurtre. Désormais, le Roi sait qu'Hamlet sait et Hamlet sait que le Roi sait qu'il sait. Dès lors où la vérité a éclaté, le monde éclate de même. Le monde sort de ses gonds. Le simulacre suscite le sang. Polonius, pauvre double du Roi doublé et assassiné derrière son rideau (cette manie des rideaux qu'il a – et d'ailleurs, « rideau », c'est le symbole du théâtre, non ?). Gertrude, symboliquement violée (c'est-à-dire révélée) par son fils et dans une scène ultra-limite où le fils dit crûment ce que la mère doit sexuellement faire avec son mari ce soir. 

ACTE IV – La folie feinte d'Hamlet a provoqué la folie réelle d'Ophélie. La mort de Polonius, au fond un malentendu, pourrait provoquer une guerre civile. La colère de Laërte soutenu par le peuple – « une révolte populaire qu'aurait pu susciter Hamlet ». D'ailleurs, où est-il passé celui-ci ? Ah oui, sur un bateau vers l'Angleterre avec Rose et Guile.  L'épisode des pirates, de la lettre substituée. Mais aussi de l'armée de Fortinbras qui marche sur Elseneur. Rien ne va plus ni dedans ni dehors. Eau fait lit.

ACTE V – L'acte le plus bizarre où tout s'est figé et où tout va se précipiter. Hamlet est revenu (Hamlet revenant ! Hamlet spectre à son tour en quelque sorte) mais n'a jamais été aussi absent, fantomatique, attendant la mort réconfortante – c'est là tout le sens de la scène des fossoyeurs. Il semble avoir oublié sa vengeance et accepte de manière désarmante la joute qu'on lui propose. Sibony dit la même chose que moi : « c'est presqu'invraisemblable qu'Hamlet se prête à ce jeu sans enjeu pour lui, sans rien flairer alors que tout sent le meurtre et le poison. »  Hamlet, sans doute, est un peu las. Il s'en remet à la fatalité qu’il appelle providence (ce qui doit arriver doit arriver). Il n'a plus l'air d'en vouloir à personne. En même temps, il se bat bien. Il est beaucoup plus fort que Laërte au jeu des armes alors qu'on aurait juré (le Roi le premier) du contraire. Si Laërte le blesse, c'est en traitre (et comme le montrent Branagh et Gibson). Et s'il apprend la vérité, c'est aussi grâce à Laërte (« Le Roi... Le Roi est coupable »). Et c'est à cet instant qu'il se décide enfin à agir – parce qu'il vient d'être empoisonné et qu'il n'en a plus que pour quelques minutes. Autrement dit, il lui fallait mourir pour agir. Mourir, agir, dormir.  

 

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Mel Gibson as Hamlet (Hamlet, Franco Zeffirelli, 1990)

 

Gethsémamlet 

L'étonnante réplique d'Hamlet après que son Spectre de père lui ait « révélé » le forfait de son oncle et la marche à suivre pour le venger : « Mes tablettes ! Il convient que je prenne note de tout ça. » Ironie de Sibony : la première chose à laquelle pense Hamlet après avoir vécu cette scène d’outre-tombe, c'est de la mettre dans son journal intime ! Comme s'il pouvait l'oublier. Comme si, surtout, il voulait en garder une trace. Comme si seule l'écriture attestait des choses. Hamlet réagit en littéraire, en diariste. Et bientôt en dialoguiste quand il proposera au comédien de rajouter quelques tirades de son cru dans la pièce à jouer. Hamlet et les mots – qui feint de s'en moquer alors qu'il les adore et qu'il est en eux jusqu'au cou. Hamlet qui passe son temps à lire – tout en condamnant la lecture. Lire ou ne pas lire ? Écrire ou ne pas écrire ?

Hamlet, après tout, est un étudiant que l'on empêche d'étudier – et à Wittenberg, la ville de Luther et de Faust. Détail capital. Hamlet était-il en train de se convertir au protestantisme avant d'être rappelé au Danemark ? Sur bien des points, il a tout du nouveau converti : libre-examen plutôt que libre-arbitre, dégoût des usages en cours, condamnation des fêtes et de l'alcoolisme, éloge de la providence (de la grâce) qui régit tout même la chute d'un moineau.

Hamlet, « poussée d'écriture » comme dit Sibony et qui nous pousse tous à écrire sur lui. À greffer nos propres névroses, douleurs, manques, espérances. Que me veux-tu, ciel ? Que me veux-tu, terre ? Hamlet – monogramme de tout un chacun (et on ne peut dire ça de tous les héros littéraires.) Hamlet, « identité traumatique » (pléonasme). Hamlet, victime d'un verdict paternel, d'une loi divine impossible à respecter, d'un procès à comprendre, d'un château à fouiller, d'une métamorphose à accomplir. Hamlet, héros kafkaïen. Hamlet en lequel on se reconnait tous. Nos failles, nos feintes, nos fêlures. On est porté par lui. Ou plutôt c’est lui qui nous porte. Mais bon Dieu, Hamlet, c'est Jésus à Gethsémani. « Mon Dieu, fais que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ». Être ou n’être pas crucifié ? 

Père, mère, chair

Le problème de la mort, écrit Daniel Sibony, est qu'« elle supprime nos souffrances mais en emportant les bénéfices de cette suppression. » On meurt toujours pour rien. Alors mieux vaut sans doute ce rien qu'une éternité de souffrances. Ce n'est pourtant pas si simple. Même un stygiophobe comme moi finit par se demander si l'enfer ne serait pas une bonne chose – au sens où on pourrait s'arranger avec lui et ma foi continuer à penser, s’émouvoir, s’égaye et pourquoi prendre du plaisir si possible. En même temps, si l'enfer est vraiment du Damiens sans fin, mieux vaut mourir. Tout dépend comment l'on perçoit le sadisme de Dieu – s'il est réel ou s'il fait semblant. Et s'il fait semblant (comme semble le suggérer saint Paul dans I Corinthiens 10 -11 : « Ces choses [morts et punitions cruelles en rafales] leur arrivaient FIGURATIVEMENT et elles ont été écrites pour notre instruction à nous »), alors cela change la donne. Le semblant apparait alors comme un salut tout à fait honnête, souhaitable, salubre.

Non, ce qu'il y aurait de vraiment détestable dans la mort, ce serait de devenir un spectre – c'est-à-dire un chieur, un réclamateur, un commandeur de merde qui demande à tout le monde qu'on le venge et qui vient pourrir la vie de tout le monde pour cela. En ce sens, le Spectre est bien un diable, soit une créature qui apporte la division. Alors que le rêve de l’enfant est que ses parents se réconcilient. J'ai l'air de tourner en rond comme ça mais après tout, c'est ma manière à moi d'être Hamlet. Car c'est ça Hamlet : se poser des questions pour survivre au mieux, se laisser agir au mieux, s'insérer dans les forces qui vont – et tenter de réconcilier (inconsciemment) ses parents et soi-même. C’est le sens de ses adieux au Roi – et l’une des répliques les plus étranges de la pièce, quand il appelle celui-ci « mère » :

 

HAMLET AU ROI : - Adieu, chère mère. 

LE ROI : - Ton père qui t’aime, Hamlet. 

HAMLET : - Ma mère : père et mère sont mari et femme, mari et femme sont une seule chair, donc : ma mère.

 

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Glenn Close as Gertrude

 

ADDENDUM - D’après Dérèglements spirituels, par Richard Marienstras (Shakespeare et le désordre du monde)

Tout va trop vite à Elseneur. Le mariage qui a suivi le deuil, les viandes rôties des funérailles qui ont été servies froides au repas du mariage. Les enterrements précipités pour des raisons politiques (Polonius) ou religieuses (Ophélie). Hamlet lui-même sera enterré rapidement : « faites que tout soit très vite entrepris », conseille Horatio à Fortinbras. Sans parler des morts qui reviennent hanter les vivants. Le temps est donc bien détraqué, disjoint, hors de ses gonds et c’est au pauvre Hamlet à qui il revient la lourde charge de le restaurer.

Hors Elseneur, ça va également trop vite. Fortinbras Jr revient avec une armée de va-nu-pieds, bien décidé à reconquérir les terres cédées par son père au Danemark. Une guerre se prépare et c’est pourquoi l’on travaille en ce moment « jour et nuit », « sans distinguer le dimanche du reste de la semaine ». Le fameux adage de l’Ecclésiaste « il y a un temps pour ceci et un autre pour cela » a volé en éclats. Tout se redouble – et se dédouble. Usurpateur qui épouse sa belle-sœur. Roi qui revient sous la forme d’un spectre. Théâtre dans le théâtre. Folie feinte qui provoque folie réelle (Ophélie). Dupondt qui s’en mêlent dangereusement (Rose et Guile). Et à la fin, échange de fleurets, carnage, mort.

Et tout cela à cause d’une ancienne histoire, d’une préhistoire, d’un péché originel – le fratricide initial, Claudius empoisonnant Hamler Sr., Caïn et Abel. Souillure réelle mais qui vient de loin – autant pour le personnage principal que pour le spectateur. Dans Richard III ou Macbeth, on assistait au péché originel, on suivait ses conséquences, on était en live. Dans Hamlet, il faut un spectre qui s’invite pour rappeler ce qui s’est passé – et comme rien n’est moins sûr qu’un spectre, il va falloir faire une enquête (comme dans Œdipe-Roi, tiens), sinon une analyse psychiatrico-transculturelle. Épuisant, ce passé qui mortifie le présent et gâche l’avenir. On avait autre chose à faire, nos études protestantes à Wittenberg, par exemple !

D’où « la longueur » d’Hamlet par rapport aux autres pièces de Shakespeare. C’est que toute la pièce est faite de va et vient, de suspension, d’époché, d’examen du personnage par lui-même. À chaque scène (chaque réplique ?), on a l’impression que tout pourrait bifurquer, partir en vrille. La pièce se perd en mille possibilités – mentales, morales, politiques, contrairement par exemple à Macbeth ou Othello où le processus infernal commence au début et ne s’arrête jamais comme dans toute tragédie qui se respecte. Hamlet, au contraire, est à la limite de la comédie. Même sanglantes, les situations sont grotesques et prêtent à sourire (le meurtre de Polonius derrière le rideau : « un ducat qu’il est mort », la substitution de lettre dans les affaires de Rose et Guile et qui va précipiter leurs exécutions). La mort, de toute façon, est liée au rire – Hélas, pauvre Yorick ! Les tergiversations d’Hamlet elles-mêmes ont une dimension comique (alors que celles, par exemple, de Don Rodrigue se demandant comment il va pouvoir venger son père sans perdre Chimène, pas du tout) parce qu’Hamlet intellectualise, dit tout et son contraire. Allez, j’y vais ! Heu… En fait non, pas là tout de suite, demain peut-être.

Non, la seule qui n’est pas comique et à laquelle va toute notre compassion, c’est Ophélie. Douleur déchirante. Innocence sacrifiée. Rendue folle de douleur au sens propre et à la fin acculée au suicide. Et avec cette affreuse croyance chrétienne que les suicidés seront damnés. Mais on ne peut imaginer une Ophélie damnée. Dieu aurait tort.

Et là, nous pensons à cette autre suicidée (noyée !) de la littérature, à savoir Mouchette dans Nouvelle histoire de Mouchette, de Bernanos où il est suggéré à la fin que cette mort volontaire est une mort heureuse.

« L’eau insidieuse glissa le long de sa nuque, remplit ses oreilles d’un joyeux murmure de fête. Et, pivotant doucement sur les reins, elle crut sentir la vie se dérober sous elle tandis que montait à ses narines l’odeur même de la tombe. »

 

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Ophelia tribute - cliquer ici

 

 

10:08 Écrit par Pierre CORMARY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hamlet, daniel sibony, franco zeffirelli, helena bonham carter, mel gibson, ophelia | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer