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Défense de Rogue.

 

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A l'occasion de la sortie de "Harry Potter et le Prince de sang-mêlé" (quel titre !), et en attendant un essai sur la différence entre littérature populaire et littérature savante, voici, pour la troisième fois, avec quelques ajouts, mon ancienne apologie de Severus Rogue  - écrite  en 2005 juste après avoir terminé la lecture de ce tome VI,  pour moi, le chef-d'oeuvre de la série (note du 21 juillet 2007)

Séverus Rogue, c'est le petit garçon aux cheveux gras qui pleure dans son coin pendant que ses parents se disputent. C'est l'enfant mal aimé d'une mère neurasthénique et d'un père déficient qui a le nez crochu. C'est l'ado incapable d'aimer et de se faire aimer et dont les belles brutes blondes se moquent par excès de vie en l'envoyant tournoyer dans les airs au risque de le tuer. C'est le juif symbolique qui décide un jour de renier le sang impuissant de son père et d'exister par le sang aristocratique de sa mère née Prince. C'est l'élève brillant en potions et en magie noire qui jure de se venger des barbares qui l'ont tourmenté. Et pour cela qui choisit le camp du Seigneur des Ténèbres, ce Tom Jedusort, lui-même ex-enfant malheureux mais sorcier surpuissant et qui s'est re-baptisé "Lord" Voldemort. Cruauté de Dieu qui laisse les enfants perdus devenir des salauds et qui les punit après coup. Drago aussi est tyrannisé par un père abject et brutal. Mais tout semble aller dans le sens d'une prise de conscience et d'un retour dans le camp du bien. Il n'a pas pu tuer Dumbledore. Et il est apparu lui aussi comme "le garçon qui pleure" dans les chiottes des filles où Mimi Geignarde l'a surpris. Je ne crois pas que Jeanne Rowling abandonne ses deux meilleurs personnages à leur sort. Le lecteur avisé sent que ce n'est pas tant Harry qui est en danger de mort à la fin de ce sixième tome (le plus intense et le plus terrifiant de la série) que Drago et Séverus. Ce sont les méchants qu'il faut sauver, pas le héros qui se sauvera bien tout seul. L'on rêve d'une alliance des trois - ma potterfiction - contre Celui Qui, par contre, Ne Reviendra Jamais.  Le seul damné, c'est Voldemort, et c'est pourquoi il craint tant la mort - alors qu'il y a tant de choses bien pires qu'elle, comme le lui dit Dumbledore à la fin du cinquième tome. Avoir peur de la mort, c'est avoir peur de l'enfer. Sinon, il est évident que celle-ci est souhaitable. Elle est le gain infini comme dit Pascal.

L'ordre du phœnix, c'était la difficile construction de l'Union Sacrée contre le mal, le mal qui vient non seulement de l'ennemi mais en plus de l'intérieur en la personne de Dolorès Ombrage, la grande inquisitrice de Poudlard venue briser à coups de "hum hum" toute volonté individuelle et dont les horribles punitions infligées à Harry n'auraient pas été déniées par le président Schreber. Heureusement, les jumeaux Weasley foutraient  un tel bordel dans l'école (de mémoire de Rusard, on ne vit jamais çà) qu'Ombrage serait chassée à grands coups de bottes magiques au cul et l'armée de Dumbledore pourrait s'envoler vers Londres pour sauver Sirius Black. Mais s'il n'est pas dit que tous les méchants périssent, il n'est pas dit non plus que tous les bon survivent. Et Sirius mourra, sauvagement assassiné par Bellatrix Lestrange. Dès lors, Harry Potter, de nouveau seul, privé de l'unique parent qui lui prodiguait de l'affection, devra affronter Voldemort dans un combat qu'une prophétie assure qu'il ne prendra fin qu'avec la mort de l'un d'entre eux.

Après ce tome de transition (un peu trop long de l'aveu de son auteur lui-même),  ce Prince au Sang-Mêlé est du pur concentré, du quintessenciel survolté et s'impose comme le triomphe de l'équivoque ou du malentendu. D'abord, ce titre superbe. Faut-il être aussi connement intelligent que certains pour deviner sans problème qui est ce Prince ? Bien sûr que c'était évident - aussi évident que la lettre volée. Mais le moyen de rester lucide aussi en lisant Harry Potter ? Autant boire sans jamais être ivre. Absurde aussi l'objection "qu'il ne se passerait rien". Certes, pas de chambre de secrets cette fois-ci, pas de coupe de feu, pas d'araignées ni de serpent, pas même de balais volant -mais une scène de ménage digne de Strindberg chez les Gaunt, descendants déclassés de Salazar Serpentard et d'où descendra lui-même Voldemort. Car tout l'enjeu de ce sixième tome est de savoir qui est ce garçon qui a choisi d'être l'Hitler des sorciers. Pour cela, il faut plonger dans la pensine de Dumbledore, explorer les souvenirs de ceux, vieux ou disparus qui ont côtoyé Tom avant qu'il ne devienne Lord.  Depuis le début, Harry Potter est une quête du passé, une recherche des origines - on serait même en droit de dire que toute la saga est une aventure de la mémoire. Au fond, et c'est là, me semble-t-il la raison de ce succès phénoménal, ces romans d'initiation sont avant tout des romans d'archéologie familiale. L'enfant, on le sait, est l'égyptologue de ses parents et de ses grands-parents. Que s'est-il passé avant ma naissance ? Comment papa et maman se sont-ils rencontrés ? Pourquoi sont-ils morts ? Comment, moi, suis-je encore vivant ? Est-il vrai que papa ait été à mon âge aussi cruel avec Rogue que Rogue l'est avec moi aujourd'hui ? Est-il possible que ce Rogue ait été - attention, potterfiction- secrètement amoureux de maman ? Tout l'intérêt dramatique des Harry Potter et qui fait qu'on ne peut littéralement pas en décrocher une fois qu'on l'a commencé (lu ce tome en un jour et demi) réside dans ce suspense des origines.

Donc, Rogue s'est donné le nom de sa mère. On dira que ce fut plus pour des raisons de pouvoir que pour des raisons affectives et l'on aura sans doute raison. Seulement, dans Harry Potter, les transmissions vont souvent plus que loin que prévu. Il n'était pas prévu que Voldemort transmette son don du Fourchelang à Harry en voulant le tuer. Il n'était surtout pas prévu, même dans un monde magique, qu'Harry survive au maléfice mortel de Voldemort. Or, en se sacrifiant pour son fils, Lily Potter lui transmet une sorte d'invulnérabilité qui fait que Voldemort n'a pu, ne peut et ne pourra tuer Harry. Mystique de l'amour maternel - le grand thème de Jeanne Rowling. Dès lors, pourquoi ne pas croire qu'Eileen Rogue née Prince est la meilleure partie de son fils ? Significatif que celui-ci ait repris le nom de jeune fille de sa mère, c'est-à-dire sa mère à l'état pur, non sali par le père, non ensemencé par l'homme, sa mère... virginale, sa mère... mariale ! Dans sa Présentation de Sacher-Masoch, Deleuze a bien montré que le rêve de l'homme (masochiste ou non) est de se faire réaccoucher par la mère, soit de naître sans père, sans Joseph, sans sang moldu - de naître comme un Christ.

rogue, serment inviolable.pngRogue christique ? Pas exactement. Trop équivoque pour l'être, trop chargé d'anciens péchés, trop en conflit avec lui-même aussi - et pourtant comme il accède à l'exigence folle et pourtant légitime de Narcissa Malefoy qui lui demande pour protéger son fils de faire le serment inviolable. N'a-t-on pas vu que ce serment entre la mère de Drago et son professeur était  déjà une trahison envers Voldemort ? Que Rogue jure de donner sa vie pour une cause qui n'est pas celle du Prince des Ténèbres ? Que l'amour d'une mère pour son petit salaud de fiston et la complicité d'un "oncle" providentiel dépasse largement les intérêts de Ce Dernier, est presqu'en contradiction avec ceux-ci ? Pauvre Rogue, quand on y pense, détesté de tout le monde, qui depuis le début doit protéger Harry malgré la haine qu'il lui porte, qui lui a même déjà sauvé la vie, et qui désormais se retrouve le tuteur héroïque et sacrificiel de Drago ? On imagine ce que le magnifique Alan Rickman pourra faire dans ce rôle qui est devenu presque le second personnage principal de la série - ce  sixième tome s'intitulant précisément "Harry Potter et Rogue".

Alors, cette mort de Dumbledore. Ce choc absolu. Non seulement la perte du personnage le plus rassurant de la série mais aussi et surtout la preuve que Rogue, sur qui l'on comptait tant, n'était qu'un traître de la pire espèce. Les primaires avaient raison ! Les méchants sont méchants, les gentils sont gentils - et un peu bêtes car ils font confiance aux méchants. Quant aux intellos, encore plus bêtes, toujours à vouloir sauver l'insauvable ou défendre l'indéfendable, les voilà pris en flagrand délit de déni de réel et de complaisance avec le mal. Que le soit-disant faux méchant se révèle un vrai méchant est dans l'ordre des choses et c'est tant mieux si les pro-Rogue vont se taper la tête contre les murs. Il est bon de revenir à une saine orthodoxie et de mortifier un peu tous ceux qui ont perverti leur intelligence et dévoyé leur sensibilité à force d' "attirance" pour le salaud. La morale de l'histoire, c'est qu'il faut cesser de plaindre Judas.

Evidemment, c'est se faire violence que d'écrire comme cela. Personne ne peut adhérer pour de bon à un tel manichéisme. Pour nous qui avons décidé depuis longtemps de croire en Judas autant qu'au Christ, cette réalité ne se peut. Insoutenable que Rogue ait tué Dumbledore mais intenable que Rogue soit coupable. Ce serait comme si dans Les Misérables Jean Valjean redevenait voleur de poule, abandonnait Cosette et Marius et se faisait le complice de Thénardier. Non, cette morale puritaine ne nous intéresse pas. Et nous dirons les choses nettement : si Rogue est coupable, alors Jeanne Rowling a écrit un mauvais livre qu'il faut jeter aux ordures. Comme cela ne se peut, il faut chercher.

Tout de même, bien des éléments vont dans notre sens : d'abord, Dumbledore ne peut s'être trompé à ce point. Si c'était le cas, cela voudrait dire qu'il ne faut faire confiance à personne, qu'il n 'y a rien de stable en ce bas monde, et que dans ces conditions, le mal n'est qu'un point de vue comme un autre - dans un livre pour un enfant, ça la foutrait mal. Rien de plus fort et de plus littéraire aussi que la jouissance de la vertu. Rogue innocent est une bénédiction pour l'âme.  Une réconciliation du bien avec la volonté. Une promesse de paradis. D'autre part, Dumbledore affirme depuis le début ne pas avoir peur de la mort. Voyez sa sérénité face à Drago ou rappelez-vous la façon dont il parlait de Nicolas Flamel dans le premier tome. On ne peut l'imaginer en train d'implorer Rogue de l'épargner. Son "ton suppliant", son bouleversant "Séverus, s'il vous plaît..." signifie bien autre chose qu'une plainte défensive. Et puis, et puis, que signifiait cette dispute entre eux, surprise par Hagrid ? Qu'est-ce que Dumbledore demandait à Rogue et que Rogue refusait de faire ? mais de le tuer, bien sûr... Trois bonnes raisons de le tuer : la première est d'éviter que Drago ne le fasse lui-même et devienne un assassin (le dialogue entre Dumbledore et ce dernier est un chef-d’œuvre d'intelligence et de délicatesse morales), la seconde est de donner la preuve ultime que Rogue est bien du côté de Voldemort (et donc, d'une certaine façon, de sauver Rogue aux yeux de ce dernier), enfin, la troisième, concevable mais inexplicable pour l'instant, est de continuer à protéger Harry, voire de l'aider à vaincre Voldemort. Ah certes, Dumbledore est d'une rare exigence vis-à-vis des gens pour qui il se sacrifie. Il demande à Rogue de le tuer comme il demandera à Harry de le torturer en lui faisant boire le liquide verdâtre de la caverne de Voldemort. Et Rogue acceptera au risque de se retrouver totalement isolé dans les deux camps. Aussi incompris et haï que Judas... à qui sans doute un jour Jésus demanda qu'il Le trahisse. Judas, l'homme qui accomplit les Ecritures, qui prépare la résurrection, Judas qui a le rôle le plus difficile et le plus ingrat mais qui fait partie du plan de la miséricorde pour tous. Judas, l'homme de Jésus jusqu'au bout.

Et c'est pourquoi, en pleine poursuite finale, Rogue ne supportera pas qu'Harry le traite de lâche - "Vous m'avez traité de lâche, Potter ? Lorsque votre père m'attaquait, c'était toujours à quatre contre un, alors je me demande comment vous l'appelleriez, lui ?" Etonnante scène où Rogue se contente d'esquiver les sorts de Harry, ne lui en rendant aucun,  et, le comble ! lui donnant son tout dernier cours d'occlumancie. "- Paré, encore et toujours, jusqu'à ce que vous appreniez à vous taire et à fermer votre esprit, Potter ! railla Rogue en déviant une nouvelle fois le sortilège." - avant de lui sauver la vie, une fois de plus, en cessant net l'endoloris lancé par un Mangemort, prétextant qu'il revient à Voldemort lui-même d'exterminer son ennemi - alors que Voldemort est précisément le seul être qui ne peut pas le tuer ! Rogue, professeur même dans l'action. Et quelle action ! Longtemps, j'ai cru que que les scènes de bataille et de poursuite ne valaient qu'au cinéma. Quel idiot ! Celles écrites par Rowling sont plus indiana jonesques que tout Indiana Jones. Du jamais lu ! du jamais vu !  Ce sont les fims eux-mêmes qui paraissent statiques, en deça du texte... Enfin, comment ne pas voir qu'au moment où Harry le traite de lâche, Rogue révèle son vrai visage qui est aussi sa vraie douleur, une douleur qui, malgré son génie d'occlumens, cache quelque chose ? Pourquoi souffrirait-il autant  s'il était vraiment du côté de Voldemort ? Ce que le personnage ne veut pas dire, Rowling le révèle à son insu.

"- Tuez-moi comme vous l'avez tué, espèce de lâche...

- NE ME TRAITEZ PAS DE LACHE ! hurla Rogue. Son visage était devenu soudain dément, inhumain, comme s'il éprouvait la même douleur que le chien jappant, gémissant, coincé dans la cabane en feu de Hagrid."

Ah Rogue... Corbeau sublime !  Il est l'une des plus fortes créations de la littérature d'imaginaire. A mettre entre le Chat Botté et Golum. Il est l'enjeu dramatique, moral et littéraire de toute la saga Harry Potter. Celui sans qui une lecture "adulte" de celle-ci ne serait pas possible. C'est grâce à lui que les enfants pourront se poser leurs premières questions morales. Est-il bon ? Est-il méchant ? Il est celui enfin qui tient dans ses mains le statut d'écrivain de Jeanne Rowling. Si elle l'abandonne, elle se discrédite, elle perd tous ses pouvoirs d'auteurs, elle devient une cracmolle.

 

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PS :

Vu le jour même de sa sortie, ce "Prince de sang-mêlé" n'est pour une fois pas à la hauteur, ce qui est plutôt étonnant puisque c'est le même David Yates qui s'y colle après la très grande réussite de "L'ordre du phoenix" (le meilleur "film" de la série à mon sens.) Assez plat visuellement, sans rythme, il manque singulièrement d'émotion (alors que le livre, son final surtout, est cardiaque) et sera incompréhensible pour ceux qui ne l'ont pas lu (ce qui était aussi vrai du précédent, mais celui-ci compensait par un vrai bonheur  visuel et dramatique). Tant pis, l'essentiel est que le Vatican ait aimé. Il aurait été dommage que ce grand Serdaigle de Benoît XVI passe à côté tout le temps de son pontificat. Par ailleurs, il sera très agréable à visionner en DVD autant qu'en bande-annonce.  On retiendra tout de même la révélation Tom Felton, Drago déchiré et déchirant, victime du Mal qu'il a endossé malgré lui, l'impeccable Alan Rickman, l'hystérie voluptueuse de ma chère Helena Bohman Carter qui époustoufflie chacune de ses trop rares scènes, et Jim Broadbent, Horace Slughorn de très grand choix. Bref, tous les Serpentards sont magnifiques ! Quant à Daniel Radcliffe, apparemment insignifiant (mais peut-il faire autrement ? De Tintin à Batman, le héros est toujours neutre de manière à ce que chacun se projette en lui), il reste HP jusqu'au bout. Très belle scène quand Rogue le surprend sous l'échelle et lui fait un signe de ne pas faire de bruit. Une façon encore de le protéger. A cet instant, père manquant et fils manqué se retrouvent...

 

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Commentaires

  • Ah Montalte, je comprends mieux votre commentaire d'hier soir chez moi... Eh bien, je ne suis pas lectrice de Harry Potter, mais cette Jeanne Rowling m'a l'air fort inspirée - en tout cas cous êtes, vous, fort inspiré pour la décoder.
    C'est toute la force d'une certaine littérature populaire de puiser mine de rien dans les profondeurs dédaliennes de l'âme humaine, je pense bien sûr au roman noir, gothique, au polar etc. Et même de recréer du mythe. C'est sa grâce, et je crois qu'il faut lui en rendre grâce, parce que si les grands thèmes ne devaient plus être traités que par une littérature réservée à l'élite, ce serait fort précipiter le malheur de tous !

    Comment faut-il se comporter face aux méchants ? On peut déjà s'exercer avec soi-même, le Mr Hyde en nous, voir ce qui marche pour arriver à l'empêcher de trop nous mordre. L'amour inconditionnel n'y suffit pas, le rejet encore moins. Pas simple, même dans H.P. apparemment !

  • Beau portrait de méchant. Les enfants, qui aiment les oppositions tranchées, auront quelque difficulté à le comprendre mais bien souvent dans la vie, le mal c’est l’ambiguïté. Et en cela Rogue en est la parfaite incarnation. Avant lui, Judas n’est-il pas atrocement ambigu quand il donne un baiser à Jésus au moment de le livrer ? Shakespeare qui excellait dans la peinture de « l'ambigu précieux des choses de l'art et du monde » a créé en Iago le modèle de ces êtres tout en paradoxes, dont la parole est tissée d’amphibologies. Mais contrairement à toi, je pense que Rogue doit mourir. « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment », avait coutume de dire Mitterrand, le prince de l’équivoque. Judas se suicide, Iago finit mal et Rogue devrait connaître un sort peu enviable ou alors J.K. Rowling ne connaît pas son métier.

  • Et l'acteur qui tient le rôle d'arriver à être beau et laid en même temps.

  • J'ai lu les quatre premiers livres de harry p.
    Puis là, les deux derniers pas encore. Il a fallu trop attendre entre.
    Et j'ai perdu l'envie et le courage dans ce laps de temps.

    Les quatre premiers je les ai lu en en une semaine ou deux, le temps de digérer et de manger entre chaque. Une dévoration.

    C'était bon. Mais personnellement je n'ai JAMAIS aimé cet harry potter.

    Je le trouve néfaste et d'une pensée dangereuse. Tout lui est du.
    Il ne fait profondément aucun effort pour être. J'ai horreur de ce genre de héros ARISTOCRATIQUE qui n'est finalement héros QUE grâce à L'HÉRITAGE DE papa et maman. Et surtout pas grâce à lui.

    Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi cette écrivaine à fait de Harry son héros alors que c'était évident maintenant qu'il fallait utiliser l'autre, celle juste à coté.
    La méritante qui se construit. L'américaine en puissance. La Self made woman.

    Bref à ce débile parental, je préfère sa copine première de classe, je ne sais plus son nom... Dersdémone ?

    Ca je l'ai compris dans l'épisode avec les "nains" qui sont esclaves. Je sais plus quel tome, je n'ai aucune mémoire d'ailleurs est ce que je l'ai vraiment lu ce truc ?

    Bref.

    La fille s'est engagée politiquement contre cet esclavage insuportable des gnomes par les sorciers. Elle les a défendu corps et âme en cherchant à leur donner des droits.
    Harry lui, est resté très indifférent à cette lutte.... Bizarre... Apparement le sort des autres ne l'intéresse pas vraiment sauf si les autres peuvent le servir... A peine intéressé le type...

    mesdames messsieurs, je vous le demande :

    Est-ce là ce qu'on attend d'un héros ? Non. Bien sûr. Et surtout pas qui plus est, d'un héros pour nos enfants.
    Définitivement ce gamin is limited.

    Il aurait du être plus actif. Plus politique. Plus tout.
    Le misérable ne pense qu'à sa gueule de petit wasp. j'espère qu'il crêvera à la fin de la série, il ne mérite que ça. Et que sa copine la rousse deviendra une puissante sorcière.

  • Non les roux c'est les autres j'avais oublié. Les faire valoir à Harry... Hum... Que c'est beau tout ça.

  • En fait je déteste harry potter. C'est ça la vérité. Mais je ne l'avais pas remarqué jusqu'à présent.

  • haaa montalte j'adore quand vous essayez de parler à ma place, par ma bouche, c'est toujours si à coté de moi. Si loin. Ca m'exotise vos sottises.

    C'est drôle d'ailleurs.
    Je trouve mignon votre désir de me glisser dans une de vos combinaisons préformées en latex noir. C'est léger cette mise en scène bonne enfant. Ca m'édulcore à mort.

    Cependant, juste un détail :

    Où avez vous lu que j'étais anorexique ? Vous me mettez ça devant le nez depuis le début de nos conversations de salon, mais, vous vous trompez montalte.

    Je suis une épileptique et ce "ique" corporel là me suffit amplement pour toute cette vie.

    Je n 'ai aucunement besoin de rajouter une souffrance supplémentaire à ça.

    Je respecte beaucoup ma graisse de femelle.
    J'aime ma cellulite que je trouve politique à crever.
    J'aime les débordements des corps en tout genre.
    Dès qu'ils sont hors-norme ils me font jouir de plaisir politique.
    Je n'aime pas la conformité.
    Ou l'hyperconformité dans laquelle les anorexiques s'enfoncent.
    Je n'ai de cesse d'ailleurs de vouloir les en sortir pour qu'elles tentent autre chose.

    Non montalte je ne suis pas anorexique du tout.
    Sachez que je n'aime pas me mordre la queue et que j'ai horreur quand ça fait mal physiquement. Du moins quand ça n'est plus pour rire ou pou jouir.

    C'est vous montalte qui êtes un anorexique. Du moins un boulimique.
    Ce qui revient presque au même car l'un pend au nez de l'autre. C'est tout vu.

    Oui montalte, c'est vous le fasciste. Qui vous situez au-dessus de tout.
    Ou au dessous de tout selon les jours et les lunes de votre idéal.
    C'est vous qui pensez verticale. Pas moi.


    Montalte quand vous me décrivez, impossible de ne pas vous lire à travers "moi".

    Esther est votre marionnette. Votre nouvelle boule en pâte à modeler, derrière laquelle vous vous cachez pour enfin exprimer les choses que vous vous refusez à penser par vous même. En votre nom.

    esther n'est qu'un avec vous montalte.


    Par politique je n'entendais evidemment pas quelques chose de "séculier" au sens "sos racisme ou martine et le sdf". Vous m'excuserez, j'ai la flemme d'aller chercher d'autres exemples, c'est si ridicule même de vous répondre que ça me coupe mes energies.

    Vous pensez encore une fois trop en bon français ras la paquerette.
    En bonne américaine que je suis à moitié : Pour moi tout est politique monsieur.

    L'imaginaire sans limites est politique, le sexe est politique. L'amour est politique..
    Je pense politique bien au delà de ce que vous imaginez montalte.
    Une respiration pour moi peut être politique. Un ton de voix. Même le rien.

    Je suis d'essence politique. Mon orgasme est politique et mes positions aussi.

    Le politique est chez moi très intime et très ailleurs de ce à quoi vous le réduisez san cesse.

    Une maladie le sera même s'il faut en arriver là...

    Je n'envisage pas du tout la chose au sens restreint comme vous le décrivez.
    Vous faites dans le proçès d'intention montalte. Et c'est grossier de votrer part.

    Alors n'allez pas me sortir votre sos racisme. Je n'ai JAMAIS ENVISAGÉ çA pour harry potter. Je ne rejette pas du tout l'univers rocambolesque de cette femme.

    Je constate simplement qu'au sein de son univers, le héros principal a du mal à être un héros à mes yeux. Tout au plus un nabot wasp.

  • c'est envisageable ?

  • Au passage vous n'avez pas non plus compris ce dont je parlais.

    J'ai dit : "j'aime harry potter".
    Je l'ai même dévoré.
    Vous n'avez pas lu ça là plus haut ?

    Mais simplement pour vous expliquer, de le lire et de l'aimer ne me suffit pas.

    J'aime aussi savoir et comprendre ce que j'aime et pourquoi.
    Alors j'analyse et j'essaye de voir au delà de mon plaisir.

    L'analyse n'est donc jamais bien loin du plaisir que je prends aux choses.

    Et dans le cadre de cette analyse et bien non, je le dis, je n'aime pas Harry potter référence cette fois au personnage principal que je trouve résolument réduit à du caca de wasp.
    Je préfère cette méritante.

    De même que je n'aime pas quand cette écrivaine se fait franchement ouvertement anorexique en nous présentant le cousin d'Harry comme un sale petit cochon gros laid pourri gaté. Non, je n'aime pas ces vulgarités infantilisantes. le gros est un méchant, le gentil pèse bien.

    Je les trouve trop simplistes et mallabiles eut égard à ce que nos sociétés d'aujourd'hui vivent.

    Donc quelle conclusion à tout ça ?

    montalte contrairemement à vous je peux adorer quelque chose et le détester tout à la fois.
    Le paradoxe n'est pas quelque chose que je n'envisage pas pour ma vie.

    J'ai adoré lire HP
    Je n'ai pas du tout aimé l'analyse que j'en ai fait. une analyse décevante.

    Par ailleur,

    J'adore la culture populaire et je ne crache pas du tout sur ce qui plait au plus grand nombre.

    Bien au contraire.
    Je ne suis pas un stalker monsieur. Vous me confondez avec les idiots du haut qui planent et qui se prennet pour des aigles parcu'évidemment ils ne s'imagineraiait jamais être en dessous.

    J'aime les cochons et la "merde" dans laquelle le plus grand nombre se vautrent. Et j'aime aussi qu'on leur donne des perles même si ça ne rapporte rien au final. Je ne suis pas pour le rendement à tout prix.

    J'aime le peuple et j'en suis plus que personne.

    Je n'ai rien contre l'humanité que cette culture de masse me dévoile et m'inspire. Au contraire, cette culture, cette humanité est la mienne.
    Je suis une américaine et je vous renvoie à

    "culture d'élite, culture de masse et différence des sexes"
    ouvrage écrit sous la direction de geneviève sellier et éliane viennot
    édition l'harmattan.
    L'introduction sur la culture d'élite et culture de masse devrait vous faire comprendre ce que j'ai à penser sur ces choses.

    Pour les contes de fées, et bien comment vous dire... je crois que vraiment vou sne savez pas à qui vous parlez.

  • Bon, alors pour résumer : l'anorexique, c'est Rogue ou c'est Harry Potter ?

  • Pour la suite des opérations, je prends très volontiers le rôle de l'anorexique calviniste puritain post-américain.... A suivre.

  • Les bons, les méchants... Il n'y a quand même pas que ça, dans HP ! Moi qui suis une obsédée sexuelle, dans le seul que j'ai lu, le 1er, j'ai trouvé de quoi alimenter mon insatiable rêverie. Cette Hermione, que veut-elle dire par :

    "Ce qui m'intéresse le plus, c'est la métamorphose. Ça doit être passionnant de transformer quelque chose en quelque chose d'autre."

    Et le prof qui renchérit :

    ""N'oubliez surtout pas le mouvement du poignet que nous avons appris... Le poignet bien souple, levez, tournez, rappelez-vous, levez, tournez. et prononcez distinctement la formule magique, c'est très important."

    Ah oui, il y a des formules qui aident bien.

    "Hermione releva les manches de sa robe, donna un coup de baguette magique... Leur plume s'éleva alors dans les airs."

    Ces garçons, avec leur miroir du Zirdé, euh du Rised !

    "Il fit pivoter le portrait de la grosse dame et passa par le trou."

    Oui, décidément, une professionnelle, cette J.K. !

  • Soyons donc à la parole présents.
    Présent(e)(s)!
    Sinon...
    Mais il n'y eut pas une chair qui, muette, fut emmenée un jour...
    (encore un sous-entendu, mais vous l'entendez fort bien, cher catholique).
    Quant au haut et au bas, je vois bien de mon côté que vous circulez avec allégresse de bas en haut et de haut en bas, sûr de votre échelle jacobienne.
    C'est justement, non la verticale, non l'horizontale, ni ici ou là, mais cette complète circulation qui fait des cochonneries une gloire et de la gloire une...,
    c'est justement cette circulation qui m'inquiète un peu.

    A orgueilleux, orgueilleux et demi, et m'y voici, c'est pour ma pomme, à vous dire une ou deux vérités qui me passent par l'explicite...
    Je me rassure en songeant que vous savez tout cela aussi bien, mieux que moi, que vous le surmontez à votre manière (encore votre échelle), que je suis pire que vous (ce qui sans doute explique que je me croie sottement obligé de m'inquiéter des circulations complètes de bas en haut, très subtiles dans les bas, toujours tenté par l'apocatastase ou presque?)

    Seul compte ce que l'on dit?
    (Surtout cette phrase qui m'électrocute)
    Si c'est pour dire la Loi du Blog (les Lois particulières de votre hospitalité présente?), je conçois.
    Au reste, si c'est vrai, vous me permettez d'un coup de nettoyer mon œil des voiles de cette petite idole. Si c'est la Loi du Blog, me voici à nouveau hors-la-Loi.

    Mais assurément, si j'entends quelque chose à ce qui décore le haut de votre Hutte virtuelle (et quelques notes à droite, comme celle consacrée au M(i)el de la Passion), alors, cher Monsieur, cher frère (je suis un moins que rien, j'en conviens, mais la décision cruelle ne vient pas de moi, que je sache), alors, non.

    On ne peut pas «deviner» (ici) ce qui est tu, certes.
    Mais alors, on peut éviter de parcourir l'échelle de Jacob en trotinette?

    Je me déteste dans ce rôle de prédicateur crochu.
    Mais vous allez sans doute m'aider à me détester plus encore.

    Et d'ailleurs je vous aime bien,
    cordialement,

  • La «voix» du toucan semble décidément bien inhumaine.
    Pardonnez-moi, cher chevalier magicien, mes mots s'emportent dans mon grand bec, j'admire celles et ceux qui marchent sur toutes les eaux...

    Moi, je ne parviens qu'à voler d'un arbre à l'autre, et quand je dis voler, j'exauce une liqueur féerique, j'invente un mensonge ludique...

    Votre bonne santé, somme toute et bien sincèrement, fait plaisir à voir!

  • Cher sous-entendant, très heureux que vous m'aimiez et ravi de vous voir venir maugréer. Je ne sais si vous en êtes conscient, mais il est très cocasse - presqu'un gag- de vous voir, vous, l'obscur, le précieux, l'amphigourique, le post-mallarméen, le charabian, dont on est jamais sûr de comprendre ce qu'il dit, d'avoir été "électrocuté" en lisant, sous mon clavier, que "seul compte ce que l'on dit". Que cette simple phrase, à la Boileau, vous ait fait sursauté et faire que vous soyez presque venu me demander des comptes, est d'un comique savoureux, non ?

  • Si!
    J'aime à savourer mon comique (in)volontaire.
    C'est un festin que je ne me refuse jamais!
    Une manière de communauté.

    Je vous donne (la) raison.
    Oui, j'admets.

    Et si j'ai l'air parfois de «demander des comptes», empressez-vous, cher Montalte, mais votre esprit s'y précipite sua sponte prestissimo allegro, con colore, fastoso, cantabile, con leggerezza, empressez-vous de me décompter avec une petite contine ou deux.

    Rien de plus fâcheux dans l'univers que les demandeurs de comptes.
    Devant eux je deviens Bartelby (I would prefer not to).
    Devant moi, je deviens non-moi.
    Ainsi je fais le petit Ficht(r)e!

    Bonne journée, vaillant homme libre.
    Heureux de vous avoir, un instant et savoureusement, comiqué.

    Je vais songer à Boileau, c'est promis!

  • Ah!... et sur le départ, encore un merci!

    Amphigourique, j'aurais tort de nier!
    Je dirais même plus: amphigougaritique!
    Ce doit être mon côté proto-phénicien (assez caché, mais vous l'avez deviné!),
    ou alors... mon squelette très cunéiformé...

    à vous,

  • "une pensée uniquement horizontale, dont je ne crois pas qu'elle soit la vôtre malgré tout ce que vous faites pour le faire croire, est précisément plate et basse par définition."
    montalte.

    Et après ça, "ça" met un lien sur la pensée rhyzomique de deleuze... Et ben. C'est beau le cerveau humain.

  • Esther, ne faites pas la tête....

  • Et qu'est ce que je devrais faire alors ? Baver sur mon tapis pour un rond ?

  • non plutot baver sur mon tapis pour faire un rond. C'est mieux comme ça. Ca sonne plus fin de discussion et fin de vie.

  • Il est évident que je suis à plusieurs fossés de votre expérience littéraire.
    Je n'ai ni le style ni lesréférences que vous possedez et c'est pour cela que votre avis m'intêresse.
    Bon, mauvais, cela m'est égal pourvu qu'il soit constructif.
    C'est pourquoi, je vous invite sur mon humble blog afin de lire mes quelques interrogations potteriennes, qui je s'en suis sûr ne sont que le résidu de vos pensées les plus primaires.
    J'attend avec impatience votre commentaire:

    le lien direct: http://jashugan.tooblog.fr/?2005/10/13/6-mes-theories-ultra-secretes-sur-harry-potter-tome-7

  • Je transplanerai et j'irai. Merci à vous.

  • Esperont que comme pour la decalogie de la belgariade ou le seigneur des anneaux, ce soit Rogue personnage secondaire qui en soit enfin de compte le personnages principal!!!

    Quand on lis la belgaraide, on se rend compte que le heros, garion est fade et evolue tres peu, tout comme harry d'ailleurs, mais ce qui fais la fore, de ce livre, c son personnage secondaire principal: belgarath, totalement dejanté ( ne se lave pas, a des habits datant de pres de 1000 ans, hyper rapiecé, limite obsédé sexuel et misogyne en prime,..) qui fait le sel de la decalogie!!!

    Comme ici, c Rogue qui fait le sel de la decalogie, lui et certain autres protagoniste, mais lui en particulier!!!

    Il me fait penser a un heros dechu, celui du desespoir et qui fera tout pour arriver a son but, pres a tout les sacrifice!!

    Il est puissant, peut etre aussi puissant que voldemort, mais quand a savoir ce qu'il adviendra de lui, a voir dans le tome 7.

    Rogue a comme particularité, de ne montrer aucune emotion, on dirai que il voudrai le faire ( comme lorsque narcissa pleure), mais qu'il a tellement apris a reprimer ses emotions positive, qu'il les tue dans l'oeuf, de peur de passer pour faible!!!

    Son passé le hante et ca se vois, je pense que voldemort peut representer un pere pour lui, mais on verra comment il se comportera dans le tome 7 et surtout comment voldemort a pris la mort de dumbledore, et je doute que ce soit bon:

    1) sev servais d'espion, a cause du meurtre, il n'est plus utile
    2) il a fait passer la desir de narcissa avant le desir de voldemort, ce qui pour lui sera une insulte, puisque ses plans doivent passer avant tout
    3) il a delibérément evinscé la punition qui devait frapper Drago
    4) maintenant que rogue ne lui sers plus a rien, sauf comme conseillé et encore, a quoi, notre corbeau de service va t il servir???

    voila les nouvelles question que je me pose!!!

  • Je pense que Rogue est innocent mais il faudra attendre le tome 7 pour en être certain. Tout pousse à croire qu'il est coupable mais je ne peut me résoudre à cette idée qui n'est pas logique. Refléchissons un instant :
    Comment Dumbledore pourrais se tromper à ce point ?
    Pourquoi Rogue protége Harry du loup garou dans le tome 3 ?
    Pourquoi le tome 1 Rogue sauve la vie d'harry et ne vole pas la pierre ?
    Parsqu'il est innocent !

  • Comment Dumbledore pourrais se tromper à ce point ? Occlumancie mon cher. S'il arrive bien à tromper de cette manière Le Très Grand Méchant, pourquoi pas Dumbledore ?

    Pourquoi Rogue protége Harry du loup garou dans le tome 3 ? En fait il ne le protège pas, il l'utilise.

    Pourquoi le tome 1 Rogue sauve la vie d'harry et ne vole pas la pierre ? Parce qu'il n'aurait jamais quitté les ordres de L'Affreux Et Sanguinaire, et pressentant son retour, il savait que Harry Potter serait utile à cette "renaissance" (d'ailleurs, ce n'est pas en faisant mijoter une POTION qu'il revenu à une forme humaine ?)


    Là où culpabilité et Rogue ne riment pas ensemble sont en effet (comme l'évoque l'auteur du billet) des passages tels que :
    - la fuite de Rogue à la fin du 6 (ben quoi, il a Harry Potter à ses pieds et il se dégonfle ?)
    - quand il se rend compte que la Marque lui brûle dans le 4 (si il n'est pas terrorrisé à ce moment là, c'est bien imité !)
    - dans le tome 3, il est persuadé (comme tout le monde) que Sirius Black est un ex-Mangemort (Rogue étant plus ou moins le bras droit de la Haine Personnifiée, ça la fout mal de ne pas connaître ses collaborateurs)
    Et bien d'autres choses encore.

    Ceci dit, je suis moi aussi persuadée de l'innocence de Rogue.
    Que j'aime ce personnage, de loin le plus intéressant de la série !

  • Bientôt le livre en anglais! Monsieur Cormary, vous allez l'acheter?

  • J'attendrais sagement le 26 octobre.

    En attendant, le dernier film est magnifique, sans doute le meilleur.

  • Merde, il est sorti alors, faut que j'y aille!

    De toute façon je ne tiendrais pas le 26, le jour ou il sortira en anglais, je serais surement en train de chercher les spoilers un peu partout, je suis comme ça...^^

    Sinon, pour l'article (toujours magnifiquement écrit, faudrait que vous pensiez à écrire des livres, votre plume est sublime...et je serais votre premier fan ^^), je suis biensur croyant de l'innocence de Rogue (quoi que je soupçonne l'histoire d'être plus complexe que la dichotomie innocent/coupable). :-)

  • Première fan de rogue, première à avoir cru envers et contre tout à son innocence....
    je viens de terminer le livre.... et.... et....

  • LES NOUVEAUX COMMENTAIRES COMMENCENT MAINTENANT.

  • Elles arrivent quand, les soeurs Halliwell ?

  • je c po pourquoi mes je sui tomber amoureuse de rogue ! je ne l aurai jamais cru !!

  • "Rogue... Corbeau sublime ! "

    ... and that's how Rowling is great : rattachant Snape depuis longtemps par son intellectitude (hum) à la maison Ravenclaw (mais quel crétin de traducteur a pu décider de faire, de la sage corneille celtique, une stupide aigle franchouillonapoléonienne?), le prenant parfois en flagrant délit d'appartenance à Hufflepuff par ses actes "solidaritaires" (merci le Québec), le rendant digne enfin de Gryffindor et du salut non par le sacrifice final, mais par les années judassiennement douloureuses de calomnie. Et Slytherin direz-vous ? Bah... comme l'enfer, this house is empty - même Draco en est sorti.

    Patrice, Hoc Est Qui Sumus

    PS : heureusement, les elfes de maison sont souvent perspicaces dans leur obscurité, le mien avait lui aussi deviné.

  • Ahhh, Patrice! N'avez-vous pas encore compris que le Québec a son propre "français", contrôlé par sa Suprême Autorité qu'est l'Office de la Langue française qui ne reconnaît ni le Littré, ni les recommandations de l'Académie de sa contre-patrie qu'elle se plaît à calquer mais à "québéciser" sur un modèle unique afin d'en faire une plateforme politique d'entité "distincte" visant ultimement la souveraineté de la belle province! Je ne remercie pas de Gaulle qui a contribué à ce que les oeuvres littéraires, originales ou de traduction, provenant du Québec ne valent pas le papier sur lequel elles sont imprimées. Quelle idée d'envoyer traduire dans un pays de ploucs qui savent à peine parler!

  • Belle interprétation de texte! je la partage entièrement. C'est le personnage le plus intéressant, celui qui justifie le livre.

    --Attention spoiler ci-dessous--




    Et quel bonheur que le dernier tome... même si j'ai été frustré, j'attendais un dialogue entre eux, enfin... et en même temps c'est beaucoup plus beau et cohérent ainsi..

  • LES COMMENTAIRES 2009 COMMENCENT ICI.

  • Oh ! quelle polémique !
    Votre article est bien mené et l'analyse du personnage intéressante.

  • Sans Judas, le grand dessein de la Passion ne peut se réaliser. Sans Rogue, les aventures de Potter non plus. Et inutile de dire qu'un autre eût fait l'affaire.

    En vérité, nous devons être reconnaissants à l'un comme à l'autre.

  • Décevant, oui, fort décevant, ce film. Et pourtant, quel potentiel ! Il y a cette très belle scène, très courte, ou un Malefoy privé d'adolescence porte sa croix et marche dans les couloirs pour accueillir les mangemorts pendant que les élèves décérébrés comme sont tous les ados "amoureux" se roulent des palots dans l'ombre. Mais tout va trop vite (et ce sans aucun rythme), tout est trop mis sur le même plan, tout est décousu... Le début, surtout, est incroyablement raté.

  • Non, pas à la hauteur, le film...

    Deux moments de grande émotion dans le VII (il est trop tard pour les spoilers): la question de Dumbledore: «vous l'aimez toujours après toutes ces années?» et le patronus de Rogue en réponse, et tout à la fin, le nom donné au second fils d'Harry.

    La question du pardon, de la rédemption, mais aussi tout simplement, de la compassion, pour les âmes perdues, perdues dans la douleur ou dans le mal.

  • Rogue est le personnage qui m'a causé le plus de déception dans la saga HP... La résolution donnée par Rowling concernant Rogue dans le tome 7 est extrêmement pauvre... prévisible, bâclée, passée à la moulinette, sans aucune subtilité, faisant de Rogue un pur "héros" n'ayant jamais failli – et un chapitre, un seul ! En trois pages, entre 2 chapitres où il ne se passait de toute façon pas grand chose. (J'exagère à peine.)

    Enfin, avec le tome 7, de toute façon, tout redevient très enfantin. A l'image de la plupart des films, qui enterrent la magie petit à petit (parmi les films, je n'ai aimé que le troisième volet). Sans parler du style, qui s'est détérioré au fil des années. Dès qu'il a fallu passer à l'âge adolescent, tout est devenu très maladroit et pataud.

    Votre analyse est belle mais je crains que vous n'ayiez lu au-delà du texte et que vous n'ayiez "cormarysé" par-delà le texte original pour lui trouver plus de saveur... ce qui se fait souvent quand on se met à analyser quelque chose, j'ai l'impression : on ajoute ou on retire un peu trop...

  • C'est vrai que l'on peut regretter qu'après avoir mis le paquet sur le passé de Dumbledore, Jeanne Rowling expédie en un seul chapitre ce "récit du Prince" qui laisse un peu sur sa faim. On aurait voulu plus de détails sur la vie de Rogue avant, pendant et après sa conversion à Dumbledore, on aurait voulu surtout un conversation, un mot entre lui et Harry. En outre, on peut regretter que le personnage n'ait offert pas plus de résistance face à Voldemort. Rogue devait certainement mourir à la fin de la saga, mais on aurait peut-être souhaité une mort un peu plus grandiose, un peu moins passive que celle qui consiste à se faire avaler par un serpent. Tout se passe comme si Rowling avait bloqué son personnage entre différentes situations et n'avait pas su l'en sortir.
    Mais la mort de Golum dans Le silence des agneaux était-elle satisfaisante ? Et celle d'Athos dans Le vicomte de Bragelonne ?
    Ce que je veux dire, c'est qu'il me semble que c'est une tendance des grands romans populaires à faire tellement rêver leurs lecteurs que leur final, en partie ou en totalité, peut souvent décevoir. Mieux - que la déception est à la mesure des promesses de l'histoire. Pour ma part, j'ai trouvé cette mort de Rogue peut-être un peu courte, mais tout à fait en adéquation avec la dimension tragique et "coincée" du personnage. Et si je suis malgré tout un peu déçu qu'Harry et lui n'aient pas pris ce verre de l'amitié dont je pouvais rêver, eh bien, mon imagination comblera ce manque. Monte-Cristo, aussi, j'aurais aimé qu'il fasse une bouffe avec Morrel et Valentine avant de partir avec Haydée - et avec Haydée, j'aurais voulu aussi qu'on nous décrive un beau baiser d'amour... Mais c'est comme ça, il faut en prendre son parti, son imagination, et dépasser sa déception.
    Peut-être quand vous le relirez, vous trouverez que cette fin était la seule possible, et que Rowling ne pouvait faire autrement.

  • Il y a un côté western dans la scène de la mort de Dumbledore, particulièrement réussi dans le film.
    Il est dommage qu'il ait raté l'ultime cours dans le combat entre Harry et Rogue. Dans un film, il faut en effet venir vite au fait, mais en ce faisant, on peut parfois rater l'essentiel...

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