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Affaire Breivik II : Eloge critique de Richard Millet

 

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Cet article est paru le 13 septembre dernier sur le Ring

 

Richard Millet a raison de s’intéresser au mal. Mais le fait-il bien ?

 

On voudrait écrire deux articles sur Richard Millet.

Dans le premier, on prendrait fait et cause pour un écrivain dont les livres nous enchantent depuis longtemps et dont l’engagement militaire et littéraire force notre respect – quel autre écrivain français vivant est-il arrivé à ce point à mettre en adéquation sa vie et son œuvre, l’écriture étant pour lui la façon de continuer la guerre par d’autres moyens, et dont La confession négative reste le modèle terrible et édifiant ? Mélanges de sang, de volupté et de mort, transcendés par l’un des plus beaux styles français, sinon le plus beau, et même lorsqu’il parle d’excréments et de vomi comme dans Lauve le Pur, les livres de Millet sont des expériences synesthésiques pures, souvent déchirantes, et dans lesquelles la mémoire des hommes, la sienne autant que la nôtre,  la sienne, donc la nôtre, sont convoquées entre l’ombre et la glaise.

Dans ce premier article, on saluerait le courage don quichottesque, sinon suicidaire, et comme lui-même semble l’appréhender dès sa citation du Feu Follet de Drieu mis en exergue du livre le plus vilipendé de cette rentrée, qu’il y a à lancer un tel pavé anti-multiculturaliste dans la mare germanopratine - tant s’en prendre aujourd’hui, et avec une telle rage et un tel désespoir, à ce qui est, selon lui, la « créolisation triomphante » du monde et, sans prudence dialectique aucune, oser faire remarquer que celle-ci n’est pas forcément la meilleure chose qui pouvait nous arriver à nous autres Européens, et que c’est pour cette raison que des esprits fragiles comme Anders Breivik peuvent péter les plombs et se croire investis d’une « mission punitive », portant à un état d’exacerbation morale, et dans son cas, jusqu’au crime de masse, un sentiment somme toute partagé par beaucoup d’autochtones, inquiets de ce qu’ils considèrent à tort ou à raison comme une perte d’identité progressive, une invasion barbare sournoise, et l’interdiction intellectuelle et médiatique, désormais établie, de se référer à ce concept honni du «  chez nous »,  est en effet tout ce qu’il ne faut pas faire quand on est l’un des éditeurs les plus avisés de Paris, donc de France - sinon de France contre Paris. 

Et c’est cette provocation, certainement discutable, au fond provinciale, faite par un terrien en plein camp des saints,  extraordinaire piège à cons, que l’on applaudirait non sans jubilation, et ne serait-ce que pour avoir tenté un rééquilibrage polémique - cet « éloge littéraire de Breivik » ne faisant au fond que rejoindre le rayon des apologies de terroristes dont nous avons l’habitude en France, qu’ils soient signés Patrick Besson (Sonnet pour Florence Rey et autres textes , 1996) ou Marc-Edouard Nabe (qui dans Une lueur d’espoir, en 2001, faisait l’éloge « christique » de Ben Laden), et sans compter les innombrables articles, textes, films, louant, avec plus ou moins de distance critique, les exploits de Carlos, Battisti, Baader et sa bande, Nathalie Ménigon et ses boys, ni non plus ceux de Che Guevara ou de Mesrine, autant de « héros meurtriers », d’ « assassins sublimes » qu’une certaine mystique de gauche n’a pas renoncé à encenser, au moins à pardonner, dans tous les cas à admirer, et pas si secrètement que ça, au nom de leur volontarisme politique, leur idéalisme rouge, leur passion de l’égalité, leur addiction à la justice sociale, leur romantisme révolutionnaire, leur collant de Robin des Bois, et sans bien entendu se soucier, autre que de manière rhétorique,  des cadavres que ces « conquérants de la liberté » ont laissé derrière eux.

« Individuellement, c’est monstrueux. Globalement, c’est génial », écrivait Nabe à propos des attentats du 11 septembre, sans que cela n’émeuve personne. Au contraire, les cadavres de Breivik sont, eux, immédiatement jetés à la tête de  Millet et à chacun de ses lecteurs et selon cette admonestation dont se moquait un jour Basile de Koch parce qu’elle va toujours à deux vitesses selon que l’on soit d’un camp ou d’un autre : « vous n’avez pas le droit de dire ça, il y a des gens qui sont morts. » Et en effet, s’il est encore et toujours admis en France de faire, depuis 1793, l’éloge des terroristes d’extrême gauche, il est en revanche infect, abject, indécent, d’en faire un d’un terroriste d’extrême droite – le terme terroriste étant même, pour les idéologues de gauche, déjà de trop pour qualifier un psychopathe qu’il faut enfermer dans sa folie narcissique et dont il n’est pas question un instant de considérer la Weltansschauung comme on considère celle d’un ange exterminateur d’Action Directe ou des Brigades Rouges. De ce point de vue, grâce soit rendue au tribunal norvégien d’avoir condamné pénalement Breivik et qualifié ses actes de « terroristes », et cela même au risque de lui faire « plaisir » à lui, Breivik - le paradoxe de cette affaire résidant dans le fait que le punir réellement aurait justement consisté à ne pas le punir pénalement mais à l’enfermer dans un asile pour le « soigner », ce qui pour lui, déclarait-il, aurait été le sort le plus insoutenable, car dans ce cas-là, on aurait mis à bas ses plans, on l’aurait nié dans sa volonté politique, on en aurait fait un cas psychiatrique plutôt qu’un symptôme du malaise dans la civilisation, celui que justement Millet veut pointer dans ses essais, et pour qui Breivik n’est ni un héros mystique, ni un soldat de la dernière chance, comme certains inquisiteurs journalistiques ont voulu à tout à tout prix le lui faire avouer, mais bien le produit malheureux et le bourreau dégueulasse de « la grande perte d’innocence et d’espoir caractérisant l’Occident et qui sont les autres noms de la ruine de la valeur et du sens » et dont les crimes ne sont « au mieux [qu’] une manifestation dérisoire de l’instinct de survie civilisationnelle ». En condamnant Breivik à une réclusion de vingt et un an, mais qui sera sans doute reconductible à vie, c’est-à-dire en prenant la dimension idéologique de ses actes, et malgré l’horreur qu’ils inspirent, « au sérieux »,  et même si c’était ce qu’il demandait, lui, le châtiment lui servant en quelque sorte de sacre (mais ce n’est pas parce qu’un pervers narcissique est content d’être châtié qu’on ne va pas le faire), la justice norvégienne a prouvé que le mal absolu ne relevait pas forcément de la folie et que l’on pouvait être un monstre idéologique même au pays de l’empire du bien.

On remercierait, enfin, l’auteur du Goût des femmes laides d’avoir joué ce rôle d’ « inquiéteur » que doit être tout écrivain digne de ce nom et d’avoir mis le doigt sur un nouveau type de terroriste qui échappe aux anciennes grilles de lectures sociopolitiques. Avec Breivik, en effet, les signes changent et, comme dans un film de Fincher dont il semble d’ailleurs sorti, il faut réapprendre les lire. Si le criminel de Millenium était un ancien nazi converti en psychopathe, Breivik est un psychopathe converti en nazi – ou en « défenseur de la race blanche européenne » comme il se définit avec une vanité dégradée et dégradante. En lui se confondent idéologie et pathologie, anomie sociale et appartenance, même en solo, à une communauté d’idée, lecture de Hobbes et de Baudrillard et parties effrénées de World of Warcraft. En ce sens, il correspond à notre époque « post-moderne » qui mélange tout et opère des syncrétismes étonnants entre le sérieux et le profane, la haute conscience politique et l'infantilisme meurtrier. Breivik, c’est Action Directe et Secret Story, terrorisme identitaire et renommée andy warholienne - une sorte d'Erostrate qui se prendrait pour Taxi Driver. Une nouvelle figure du mal, forcément fascinante pour qui officie dans la littérature.

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Encore faut-il bien penser le mal – et c’est tout le problème de cet « éloge littéraire » qui à bien des égards n’est pas tellement laudatif et pas assez littéraire. Ce serait alors l’objet du second article que de reconnaître que si Millet a beau jeu de répéter que certains intellectuels et écrivains « dont il ne peut citer les noms » le soutiennent dans une polémique qui semble d’ailleurs le dépasser et lui faire rechercher presque la conciliation avec ses adversaires, comme ce fut le cas dans la première de Ce soir ou jamais, l’émission de Frédéric Taddéi, où pris à partie par un politologue de gauche, un philosophe du PS et une historienne des minorités, il a lâché que son livre pouvait être parfois « malheureux » avant de prétendre, presqu’avec soulagement, que le débat avait montré qu’ « au fond, tout le monde était à peu près d’accord »,  la vérité est qu’entre eux, les pro-Millet reconnaissent la relative indigence de cet Eloge, et du reste, des deux essais qui le complètent, plus redondants et scrogneugneu que clairvoyants et messianiques – la seule réussite littéraire de l’auteur en cette rentrée restant cet extraordinaire Intérieur avec deux femmes, dont on parlera en fin d’article si l’on n’a pas dépassé les dix mille signes accordés.

On serait alors bien embêté d’avouer qu’en matière d’essai, l’auteur du Sentiment de la langue a fait beaucoup mieux, non pas parce qu’il aurait tort de s’élever contre les ravages de ce qu’il appelle très justement le Culturel, et qui est le contraire de la culture, et encore moins de stigmatiser l’antiracisme comme terreur littéraire, là-dessus, il a mille fois raison,  mais parce qu’il n’était peut-être pas nécessaire de passer par Breivik et ses 78 morts pour le prouver, surtout pour finalement si peu en parler et tenter assez niaisement de faire croire que son titre était « ironique ». En vérité, ces dix-huit pages d’Eloge littéraire qui ne louent rien et blâment tout pêchent précisément par leur côté si peu « littéraire », du simple fait qu’il ne suffit pas de qualifier quelque chose de littéraire pour qu’elle le soit, et sont donc bien loin d’un Crime et Châtiment qu’il a peut-être rêvé d’écrire. Peut-être un James Ellroy ou un… Jonathan Littell pourraient tirer un jour quelque chose de cette spectaculaire tragédie qui en effet contient une pléthore de sens politique et métaphysique, et que veulent dénier à tout prix les tenants du Bien – même si son auteur, et c’est en ce sens que Millet se trompe profondément sur le plan culturel, ressemble beaucoup plus, post-modernité oblige, à un « Villain » de comics type le Joker de Batman qu’à Raskolnikov.

A ce propos, il est pitié de voir Millet s’en prendre, au nom de Chateaubriand et de Voltaire, à des écrivains comme Alexandre Dumas ou Conan Doyle, ancêtres, selon lui, de Dan Brown et de Umberto Eco ( !!!), alors qu’ils ont été les enchanteurs de l’enfance de bien d’entre nous et ceux précisément qui nous ont permis d’accéder plus tard à Stendhal et à Dostoïevski. Procédant ainsi, Millet ne fait que prouver que, tout enfermé dans ce qui n’est rien moins qu’une totémisation des chefs-d’œuvre classiques, non seulement il ne comprend rien à la littérature populaire qui, depuis Le Roman de Renard, a toujours été la compagne formidable de la littérature savante, sinon sa matrice nécessaire, mais encore tombe-t-il à pieds joints dans ce qu’il dénonce, c’est-à-dire… le culturel. A force de sacraliser cette Littérature qu'il aime tant, il ne se rend compte qu'il en fait un pur objet culturel, compact, autarcique, autiste, où tous les conflits de langue et de pensée auraient disparu au profit d’une langue souveraine et réconciliatrice des contraires, une vraie langue fantôme pour le coup, et par là-même oubliant grandement que la littérature, la vraie, a toujours été celle des conflits stylistiques, que le « mal écrire » a toujours été un grief entre écrivains (Gide avec Balzac, Hugo avec Stendhal, Céline avec tout le monde) et qu’il n’y a rien de plus culturel, pour ne pas dire de plus scolaire, et peut-être même de plus babélien (d’un Babel élitiste, ce qui est le comble !), que de se référer en même temps à Chateaubriand et à Voltaire. Si l’on ajoute à cette confusion du jugement, pourtant faite au nom de l’excellence, les pénibles avis qu’il croit bon d’émettre à l’égard de Michel Houellebecq ou d’Emmanuel Carrère, romanciers dont la maîtrise romanesque n’a rien à envier à Millet et pourrait même lui en remontrer sur le plan de la saisie du réel et de la narration, et à côté desquels il risquerait, en plus de tout le reste, de passer pour un  prétendant au roman, force est de constater que l’auteur de Ma vie parmi les ombres manque ici cruellement de cette « perfection formelle » qu’il reconnaissait aux crimes de Breivik et fait tout pour apparaître comme un grand fatigué du sens.

Et de sens, il n’y a plus au final que celui du désespoir, aboutissement logique de toute pensée décliniste, et avec l’orgueil mauvais de celui qui ne sait plus quoi faire pour être le maudit béni des lettres.  Car même si nous reprenons à notre compte la question civilisationnelle que pose Millet à travers l’affaire Breivik, et que nous pouvons comprendre, oui, que nous pouvons comprendre, car il existe bel et bien une amertume du gaulois à se retrouver aujourd’hui gallo-mondialisé, un désarroi à constater que l’identité nationale n’est plus ce qu’elle était (mais n’a-t-elle jamais été autre chose qu’une unité prise à partie par la diversité ?), une douleur réelle à voir changer le monde contre soi, ses valeurs, son clocher, son école, tous en faillite,  ce sentiment au fond de dépossession, à la fois ignoré par les politiques et dénigré, et de quelle manière odieuse, par les intellectuels, les uns et les autres refusant de voir ce qu’il y a d’impitoyable pour l’autochtone dans ces nouvelles mutations ethniques, la question que nous nous posons et que nous voudrions poser à Millet est celle-ci : - Très bien,  Richard, l’Europe est en crise, la France en décadence, la langue en paupérisation… Mais que faire ? Qu’attendre ? Que souhaiter ? Une guerre civile européenne ?  Une armée de Breivik ? Une politique résolument anti-métissage qui traquerait les couples mixtes ? Une discrimination positive dans le RER Chatelet Les Halles qui obligerait à transporter un nombre équivalents de « blancs » et de « non blancs » ? Une stérilisation en règle de tout ce qui n’est pas immédiatement romano-chrétien – européen – et comme l’ont fait précisément la Suède et la Norvège dans le passé ? Une autorisation de port d’armes pour tout français de souche, catholique et corrézien ? La terre, selon vous, ne serait plus que terre brûlée ? Le désespoir devrait-il avoir le dernier mot ? Serait-ce là parole de chrétien ? Que faire ? Vous ne savez pas ? Alors pourquoi se plaindre ? »

On serait alors tenté de renvoyer dos-à-dos les culs bénis et le cul-terreux et de se dire qu’il y a décidément quelque chose de pourri au royaume de la culture, provocateurs et censeurs tous confondus, et qu’entre le politiquement correct et le politiquement abject, mieux vaut aller boire un coup.

Mais cette mise dans « le même sac » ne nous convient pas. D’une part, parce que la prose de Millet, celle des grands récits mémoriels, est toujours en nous et ne nous lâchera jamais – et peut-être le seul mérite de cette « affaire » sera de donner envie de découvrir un immense écrivain, « honneur et non déshonneur de la littérature » comme l’écrivait récemment son ami Pierre Nora dans un article pourtant sévère vis-à-vis de ses prises de position. D’autre part, parce que Millet a posé là, même maladroitement, des questions interdites par les tenants du Culturel en même temps que stigmatiser, et avec quelle force, la propension de ces derniers à fasciser, excommunier, lapider, tout ce qui déborde leur très délicate conscience. Nous rajouterons en outre que la propre propension de Millet à se tirer des boulets de canon dans la poitrine continuent de nous émouvoir et c’est pourquoi là où les contempteurs de Millet, tellement plus hargneux  que lui, parlent de marketing,  nous parlerons plutôt de masochisme, donc de blessure, c’est-à-dire de littérature. Enfin, il y a des principes à respecter. Je ne suis pas d’accord avec vous mais je ferai tout pour que vous puissiez le dire. Si l’on ne sait pas trop si Voltaire a bien écrit cette phrase, l’on sait, en revanche, trop bien, que les voltairiens autoproclamés ne la mettent jamais en pratique.  Et qu’au vu de ce que ce méchant petit livre à pu provoquer au sein des milieux autorisés de la rive gauche,  cette pétition infâme, ces abjects appels au renvoi de chez Gallimard, cette bien-pensance en rut, Millet se révèle alors, et ce n’est pas plus mal, comme notre Pussy Riot à nous.

 


Richard Millet, Langue fantôme, suivi de Éloge littéraire d’Anders Breivik, Pierre Guillaume de Roux, août 2012, 120 p. 16 €
Richard Millet, De l’antiracisme comme terreur littéraire, Pierre Guillaume de Roux, août 2012, 93 p., 14, 90 €
Richard Millet, Intérieur avec deux femmes, Pierre-Guillaume de Roux, août 2012, 141 p., 16,90 €


 

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