Pierre CORMARY


Pierre Cormary dit *Montalte, né aux forceps le 30 juillet 1970 à Paris. Lion ascendant Cancer. Une sœur. Enfance proustienne. Adolescence thomas mannienne. Khâgneux au lycée Masséna de Nice, en philosophie. Héros littéraires de l’époque : Hans Castorp, Des Esseintes, Oblomov. Figures tutélaires : Richard Wagner, Stanley Kubrick, marquis de Sade. Maîtrise en 1993 sur "la représentation du corps au cinéma" (mention très bien), Clément Rosset dans le jury. Monte à Paris cette même année. Poursuit à Paris IV des études qu'il ne rattrapera jamais. Décennie décevante, désertique, dostoïevskienne.  Se perd dans ses sous-sols avec toute la complaisance de son âge. Se déniaise à 23 ans mais s'enlise immédiatemment dans ces choses-là.  Se persuade que la vie est sa plus grande ennemie.  Un soir de 1996, fait l'important avec un cutter. Il ne va pas à l'hôpital, ce qui le désole, mais son neuropsychyatre l'envoie dans une maison de repos où il découvre sans rire les joies du jeûne. Ce qui ne l'empêche pas à son retour de continuer à manger et à boire plus que de raison et d'atteindre les 125 kilos avant la trentaine. Entre-temps, s'est reconverti à l’église romaine, ce qui signifie qu'il est censé ne plus être seul. Comprend que la foi, c'est croire en quelqu'un de plus fort que lui et qui l'aime. Renonce à ses fanfaronnades nihilistes. Ira même prier avec le pape Jean-Paul II en 1998 lors des journées mondiales de la jeunesse - l'année de sa Confirmation. En même temps, se soigne chez les Jalons où il publie ses premiers articles sous le pseudonyme heuristique de Brice de Thet. Grâce à Basile de Koch, découvre Chesterton qui devient son seul maître à penser et le purge de ses dogmes nietzschéens et deleuziens (qu'il ne renie pas pour autant). Intellectuellement, est plutôt perspectiviste. Ne peut supporter la non-contradiction. Mais il faut survivre et il n'est pas doué pour ça. Reçu à un concours du Ministère de la culture, il devient gardien du patrimoine de l'humanité et est nommé  dans un célèbre musée parisien le 1er juin 2001 - sans doute le plus beau jour de sa vie. Se redéniaise durablement à 30 ans dans les bras et les mains fantasmatiques d'une vosgienne, de dix-huit ans son aînée. Mais tombe amoureux à 32 d'une jeune fille croquante, de treize ans sa cadette, rencontrée sur un forum consacré à Amélie Nothomb - auteur grâce auquel il s'est remis à croire à son écriture. Après trois ans de bonheur angélique, se retrouve de nouveau solitaire à 35 ans.  En novembre 2004, commence à publier des textes de critique impressionniste et égotiste dans Le Journal de la Culture, rebaptisé bientôt La Presse Littéraire, puis dans La Revue du Cinéma et Le Magazine des Livres, revues dirigées à la one again par Joseph Vebret. Ouvre son blog, "la page de Pierre Cormary" le 05/05/05 sous la bannière de la croix de La Passion du Christ de Mel Gibson en surimpression sur un texte de Sade. Personnage sympathique et facétieux qui se veut plus équivoque qu'il ne l'est réellement, il remporte un certain succès dans la blogosphère grâce à son indéniable verve polémique, ses travers de porc narcissique et son écriture vivante pour les uns et vulgaire pour les autres. Se révèle mozartien, nabien antinabophile, sarkozyste. Beaucoup moins vaniteux qu'on ne le dit, même s'il est très fier de ses textes. Certainement le plus intelligent du lot, qui fait qu'on lui pardonne volontiers ses puérilités. N'a pas renoncé à rencontrer sa mademoiselle Goton. Citation qui lui convient : "Car, mis à part le fait que je suis un décadent, j'en suis aussi le contraire." (Nietzsche). En 2007, relit Stendhal et se dit que Stendhal, c'est lui. Couleur préférée : le bleu paon.