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Les deux femmes à abattre du moment

Parce qu'elles sont les plus cohérentes, les plus vraies, les plus sympathiques (et donc forcément les plus haïes) et qu'elles sont, chacune dans leur camp, au centre du dispositif sociétal et moral, l'une au nom de l'orthodoxie, l'autre au nom de l'hérésie. Et qu'elles obligent leurs moutons à se repositionner et à affirmer franchement leur credo. Deux bergères de grande classe.

 

marcela iacub,frigide barjot

marcela iacub,frigide barjot

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Commentaires

  • Concernant Iacub je ne résiste pas à l'envie de vous retranscrire le texte de Iegor Gran, "la rirette", qui, à mon sens, touche juste :

    « Il fallait s'y attendre : depuis le temps que la critique littéraire sème des roses sous les pas simiesques de l'autofiction, adulant ce nombrilisme comme le Veau d'or, proclamant « style » son badigeon lourdaud aux arômes de latrines, sortant le dithyrambe à chaque publication croustillante, se pâmant à chaque viol, inceste, partouze, sida, transformant l'étalage de confessions ziz-pipi-caca écrites dans une langue stéréotypée de niveau lycée en « récit intime », « expérience intellectuelle », « vertige », tirant la comparaison avec Kafka, Voltaire, Zola et d'autres qui n'ont rien fait de mal pour mériter qu'on macule leur nom par osmose, il fallait s'y attendre, disais-je, que le système marchant nous ponde une autofiction ultime, sorte de voyage au bout de la salissure douceâtre (la vraie salissure, celle de Sade ou de Céline étant hors de portée de leur talent), où l'auteur, en ténia opiniâtre, parasite le guignol suprême de l'année 2011, s'infiltre par ruse dans le conduit rectal de notre ex-puissant, ce commandeur devenu bête de foire mais qui bande encore (est-ce par masochisme ou par respect pour son membre encore vaillant qu'il ne s'est pas foutu en l'air après tant de couleuvres avalées à grand et à petit feu?), pour nous livrer ses observations faux derches et cruelles sur cet être censé nous fasciner, mais dont on se demande si l'on n'a pas fait indigestion.
    Mangez ! Répondent en chœur Le Nouvel Obs et Libération, en consacrant à l'ouvrage une place démesurée, en une et à l'intérieur. Vous en reprendrez bien encore une tranche, du DSK faisandé à point ! Il vous reste une petite place ! Ce fument, ce n'est pas de la merde, non, vos sens vous trompent, c'est de la littérature ! De la littérature 100 % littéraire, sans cheval d'aucune sorte. Vous pouvez nous faire confiance, nous qui passons notre temps à distribuer bons et mauvais points, nous qui savons étiqueter les gens comme personne et appuyer des leçons de morale. Nous, gardiens du temple, concierges du bon goût de notre époque, nous avons humé ce texte en avant-première, et nous l'avons validé. Allez-y sans crainte. Vous pouvez, vous devez vous y vautrer, disent-ils. Ne voyant pas le nez au milieu du visage : c'est précisément parce qu'on le propulse à la une du Nouvel Obs et de Libé que ce n'est pas de la littérature mais du bavardage.
    À ceux qui seraient tentés d'installer quand même le livre de Marcela Iacub sur les larges épaules de la littérature, tel l'enfant Jésus sur les épaules de saint Christophe, afin de lui faire traverser le sens critiques des lecteurs qui ne sont pas nés de la dernière autofiction, je voudrais faire remarquer que l'une des caractéristiques de la mauvaise littérature est la facilité avec laquelle on peut la parodier ; ici, l'exercice consisterait à reprendre le phrasé de la pose, le ton incantatoire de l'excès, l'apostrophe à la gueule, le couperet des vérités pseudo-universelle assénées avec aplomb, et j'en passe. La place manque pour nous livrer ici à cette expérience, mais je suis certain qu'un facétieux étudiant en lettres saurait en tirer un texte désopilant.
    La morale de cette lamentable histoire, la rirette, c'est que la rencontre du porc et du ténia produira de jolies ventes pour Stock au détriment de la crédibilité éditoriale (déjà bien élimée) de nos phares que sont Le Nouvel Obs et Libé, les deux couillons de l'affaire.
    La morale de cette morale, la rirette, la rirette, c'est que le ténia à de beaux yeux (bis). »

  • Elles ont tourné toutes les deux dans "The Rocky Horror Picture Show" : même pas peur !

  • Cher Sylvain, vous aurez compris que ce qui m'intéresse chez Marcela n'est pas tant sa littérature que son phénomène.

  • Super, je ne sais pas qui elles sont (ce qui me rassure beaucoup).

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