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Trois notes sur "l'affaire Millet"

 

richard millet,anders breivik,langue fantôme,intérieur avec deux femmes

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Un "Richard Millet : enfin seul contre tous !" disponible sur Le Salon Littéraire.



Un "Eloge critique de Richard Millet" sur le Ring.



Un "Richard Millet en grandes lignes" (consacré exclusivement à son beau récit, Intérieur avec deux femmes), sur Causeur.




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Commentaires

  • Je l'aime beaucoup votre article là, sur le seul contre tous.

    Il rejoint ainsi l'acte héroïque du capitaine, qui lors du naufrage, vaillant et inconscient maintient que "s'il n'en reste qu'un je serai celui-là". Ainsi que lors de la chute du communisme et les repentis suivis des aficionados les plus fous, les rares derniers, j'ai vécu avec un, je suis frappadingue, voui, misère de moi, ceux qui osaient se dire encore communistes alors qu'ils sont/étaient réduits à peau de chagrin.

    Mais j'en lis un autre de critique littéraire, que j'aime bien, (j'ai le cœur tendre c'est une tare atavique), qui se proclame seul contre tous, austère, coupé du monde. Près de chez moi, au trou du cul du monde, il y a un lieu comme ça pour anachorète, devenu saint, Donat de son temps, et bien ce n'est pas à Paris, définitivement. Moi je crois, sincèrement, qu'être moine et écrivain ce n'est pas compatible, car le moine est tourné vers Dieu, et s'il écrit c'est qu'il a chuté. Comme Abélard (cf. Pascal Quignard, les désarçonnés).
    Je déteste la coquetterie chez les hommes.
    C'est terrible, mais c'est comme ça.

    J'aime beaucoup aussi la fin de votre article sur
    Et c’est la raison pour laquelle on lui préfèrera la sagesse débonnaire d’un John Cowper Powys : ouaip, un petit séjour au château d'If, par exemple, par grand vent, pourrait remettre quelques pendules à l'heure.

    Et après, dilong, dilong, fin du bourdon et joyeuses sonnailles, diling, diling.

    Bonne journée.

  • Cher Pierre
    je vous ai répondu sur le site du Ring - pour plus d'exhaustivité je poste ici aussi une partie de ma réponse à l'article publié sur ce site:

    "Serait-ce là parole de chrétien ? Que faire ? Vous ne savez pas ? Alors pourquoi se plaindre ? "

    Vous touchez du doigt, mais en l'effleurant (seulement) le fond du problème chez Richard Millet: bien qu'il se dise "catholique", il a perdu la foi. Son texte, sous couvert de déploration du passé, est nihiliste - nihiliste parce que décliniste. Foi, espérance, charité: on ne trouve rien de tout cela dans l'"éloge littéraire de Breivik", plein de désespoir et de fureur rentrée, dépourvu de toute vraie compassion, et tout simplement vide de Dieu. Le catholicisme n'est chez lui qu'un marqueur identitaire - véritable hérésie puisque le christianisme (comme l'islam d'ailleurs) est une religion universelle qui ne fait aucune différence entre les hommes selon leur couleur de peau ou leur origine.

    "il n'y a plus ni juifs, ni grecs, ni esclaves, ni hommes libres, etc.": l'universalisme cosmopolite est né avec Paul et s'est poursuivi, en Arabie, avec Muhammad. En refusant de voir le lien entre l'indifférenciation moderne et ses racines religieuses, voire en opposant l'une aux autres, Millet commet un contre-sens...

    Au fond la lecture girardienne de Millet reste à faire. Quel est le manque, ou le désir mimétique inversé, qui engendre chez lui ce malaise face aux "noirs du RER", cette peur du métissage, confondue bizarrement avec la nostalgie d'un passé paysan dont la disparition est la cause, mais non la conséquence, de l'immigration venue du Sud?

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