Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11 & 12 - Sables mouvants & Hodie cras

 

jean parvulesco,un retour en colchide,apocalypse,jean-pierre rassam,berlin,hodie cras,mysticisme nazi,richard wagner

 

 

11 – Sables mouvants.

« Les quatre grandes erreurs fondamentales du nazisme :

-          L’inconcevable imbécillité criminelle de la shoah.

-          Le mépris paranoïaque de toutes les nations slaves, et de la Russie en premier lieu. 

-          L’hostilité à l’égard de l’Eglise catholique, dont la partie la plus ardente eût dû constituer le substrat eucharistique de la grande révolution continentale européenne que menait le III ème Reich. 

-           Ne pas avoir su reconnaître et encore moins utiliser, sur son front de combat intérieur, des penseurs de la taille d’un Martin Heidegger, ou de Karl Haushofer (…) et avoir préféré à leur place les services d’un crétin subalterne comme Alfred Rosenberg et tous les débiles de la même classe d’indigence mentale.

Derrière ces terribles erreurs – derrière ces malédictions indélébiles – il y eut cependant une partie incomparable de grandeur réalisée, de surpuissance visionnaire et d’engagement irrationnel, abyssal, d’exploitation symbolique, révolutionnaire, de l’histoire européenne en marche, une part qui ne lui sera jamais enlevée. »

 

 

jean parvulesco, un retour en colchide, apocalypse, jean-pierre rassam, Berlin, hodie cras


« 

-          Mais en définitive, qui êtes-vous, Jean Parvulesco ? Qui êtes-vous, et qu’est-ce que vous êtes en train de vouloir faire ? Quels sont vos buts ultimes ?

-          Je suis un agent secret du Christ. Un agent secret de Jésus. Ce que j’entends faire, c’est ouvrir les chemins du Regnum Christi dont l’avènement, désormais, n’est plus tellement lointain ; dont il se pourrait même qu’il fut, en quelque sorte, imminent. Vous voyez, j’ose le dire.

-          Est-ce possible ? Comment pouvez-vous un seul instant que l’hindouisme, que le bouddhisme, que l’islamisme pourraient accepter la conception catholique de la personne humaine ? Pour toutes ces religions – pour toutes ces civilisations – la personne humaine n’existe pas, ne possède aucune espèce d’importance, car seule compte pour elles le" tout cosmique".

-          Elle finiront par y venir, ces religions du" tout cosmique". Déjà saint Maximilien Kolbe avait réussi à installer au Japon, à Nagasaki – à Nagasaki, justement – une communauté catholique extrêmement importante, de plus en plus active, dont seule la guerre a arrêté le développement. Souvenez-vous qu’il a eu la grâce de voir en avant les noces finales de l’hindouisme et du catholicisme. La visite en Inde de Jean-Paul II a constitué – confidentiellement peut-être, mais très certainement – un immense pas en avant quand une jeune prêtresse hindoue lui a tracé le" signe rouge", le "trident"sur le front. J’ai gardé une photo du moment extraordinairement significatif où cette jeune femme a marqué au fer rouge le front de Jean-Paul II, et je ne cesse de la regarder.

-          Mais, ainsi que l’on n’a pas cessé de me le répéter de tous les côtés, est-ce vrai que vous seriez d’extrême droite ?

-          Moi, d’extrême droite ? Ah, la sordide blague ! Non, je ne suis pas et n’ai jamais été d’extrême droite. Je suis, et j’ai toujours été, de l’extrême droite de l’extrême droite… Car je tiens à me situer moi-même et c’est là qu’est vraiment ma place…

-          Bon, maintenant, je crois avoir compris… Je ne vous cache pas que cela me dérange, pour moi-même et pour Le Grand Souffle.

-          Ah ! Que non ! En réalité, vous n’avez pas, vous ne pouvez avoir compris rien du tout, parce que l’heure n’est pas encore venue pour cela… Mais je vous le dis : ma parole est la dernière de ce monde, et par cela même la parole nouvelle aussi, la parole absolument nouvelle, la toute première parole nouvelle. Ou, si l’on veut, l’outre-parole  venir… »

(Discussion, un jour, avec Cyril Loriot et non avec Alain Santacreu, comme j'ai d'abord cru m'en souvenir.)

 

 

jean parvulesco, un retour en colchide, apocalypse, jean-pierre rassam, Berlin, hodie cras

12 – Hodie Cras

« Les résonances hyperboréennes de la musique de Mozart ». Parvulesco aux Putes. Jacques Villeret, homme battu par sa femme. Un film sur Hitler dans lequel Parvu jouerait Himmler et qui s'intitulerait "Berlin" -  le plus grand projet du producteur Jean-Pierre Rassam qui n’a jamais vu le jour. Et toujours la Sainte-Sophie à libérer, afin que « Le troisième Règne » arrive enfin. « Nous autres, hodie cras, nous sommes tous des illégalistes du Saint-Esprit. »

 [Selon Prosper Ève Expédit était sur le point de se convertir au christianisme, quand le diable, prenant la forme d’un corbeau, arriva en criant : Cras ! Cras ! Cras ! Cras en latin signifie « demain ». Ne voulant pas retarder sa conversion, Expédit l’écrasa en criant à son tour : Hodie ! Hodie ! Hodie ! (« aujourd'hui ! »). Expédit est donc souvent représenté portant la palme du martyre, avec le corbeau, et les inscriptions Cras et Hodie. WIKIPEDIA]

Enfin, les snuff movies qu’un couple de bourgeois protestants projette, deux vendredis par mois, dans leur appartement du boulevard Malesherbe lors de soirées "vidéodrome".

A SUIVRE

Lien permanent Catégories : Apocalypse Parvulesco 5 commentaires 5 commentaires Imprimer

Commentaires

  • Mon cher,
    Me situant moi même à l'extrême gauche de l'extrême gauche, il était fatal que je croise un jour Jean Parvulesco ; rencontre très "orientatrice" avec le celui qui, à mes yeux, était le dernier maître de la romance. Par contre, je n'ai jamais eu avec Jean Parvulesco la discussion que vous rapportez. Je pense que vous faites une confusion avec Cyril Loriot, directeur des éditions du Grand Souffle. Je me permets de rectifier. Ce n'est pas très important, sinon pour moi...
    En sympathie
    Alain Santacreu

  • Autant pour moi, mon cher Santacreu... La vérité est que vous apparaissez juste avant la conversation entre Parvulesco et en effet Cyril Loriot et que je n'ai retenu à tort que votre nom (Un retour en Colchide, Guy Trédaniel éditeur, p 230).
    Je corrige tout de suite.
    Merci de votre intervention, en tous cas.

  • "Moi, d’extrême droite ? Ah, la sordide blague ! Non, je ne suis pas et n’ai jamais été d’extrême droite. Je suis, et j’ai toujours été, de l’extrême droite de l’extrême droite… Car je tiens à me situer moi-même et c’est là qu’est vraiment ma place…"

    En quoi consiste exactement être à l'extrême droite de l'extrême droite ? Je crois que c'est mon positionnement physiologique, c'est pourquoi je pose la question pour avoir plus de détails dans un esprit de grande aménité, merci.

  • pourquoi laisser passer ce message si c'est pour le laisser sans réponse ?

    effacez ce message il ne sert à rien merci.

  • Je pense que par son expression Jean Parvulesco voulait signifier qu'il se plaçait sur le plan de l'"hiéro-histoire", de la métapolitique : se dire à l'extrême de l'extrême, c'est se reconnaître "hors-les-murs", c'est-à-dire dans le lieu de la Passion.

Les commentaires sont fermés.