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célibataire

  • La reprise I

     
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    « Chaque matin, je dépouille toute l'impatience de mon âme et son effort infini ; peine perdue : à l'instant suivant, ils sont là de nouveau. Chaque matin je rase la barbe de tous mes ridicules ; peine perdue : le matin suivant la barbe est aussi longue. Je me révoque moi-même comme une banque annule un billet pour en mettre un nouveau en circulation ; l'opération ne réussit pas ! »

    Kierkegaard, La reprise.

    Le jeune homme attend l'orage. Il attend que quelque chose se passe en lui. Un appel. Un signe. Une métamorphose. N'importe quoi pourvu que ça change.  Qu'il se réveille un beau matin différent de ce qu'il était. Pas si différent que ça d’ailleurs mais mieux. Oui, voilà : qu’il soit mieux. Lui en mieux. Lui sans ses démons, ses misères, son éternelle acédie. Lui sans peines et sans efforts. Car que d'efforts il faut pour être ! Il a beau serrer les dents, se perdre en prière ou compter jusqu'à trente-six quatre fois par jour, il reste toujours le même - un esthète dépressif et plein de TOC qui passe sa vie à attendre que celle-ci le prenne en main alors que c’est lui qui devrait le faire. Mais il a beau se lever tôt, l'avenir ne lui appartient jamais. Autant dormir jusqu'à midi ! Ce qu'il fait d'ailleurs de plus en plus. Au moins ses journées sont plus courtes, donc moins souffreteuses. Comme tout est long, compliqué, et difficile pour lui ! L’on dit que l’on accouche dans la douleur mais même dans la douleur l'on n’est jamais sûr d’accoucher. L'on avorte en permanence. Alors, on retourne aux endroits où l’on a cru être heureux. Berlin. Nice. Copenhague. Hélas ! Cela ne marche pas non plus. Les souvenirs sont là mais c’est nous qui n’y sommes plus. La porte de Brandebourg ne s’ouvre plus. La baie des Anges est splendide mais ennuyeuse. La petite sirène a l’air de se foutre de nous. Qu’est-ce qu’on fait là d'abord à vouloir refaire tout comme avant ? Les mêmes gestes, les mêmes promenades, le même café. Ca reste beau et bon mais désenchanté. Contre tous nos espoirs, ça ne revient pas.

    C’est que la reprise n’est pas plus une remémoration qu’un retour en arrière. La reprise n’a rien à voir avec la nostalgie. La reprise n’est pas un rêve éveillé - c'est-à-dire un rêve qui "marcherait". A moins que l'on s'enivre pour de bon au café. Alors là, oui, ça marche. Blanches, blondes, brunes, poires et prunes. Toute une vie dans un verre ! Toutes les vies que j’ai cru revivre  dans ces états ! Le passé devient le présent, le présent devient l’avenir, l’avenir devient le passé et tout recommence et recontinue. "Mes" trois années de khâgne. "Mon" lycée Massena. Emile Llorcca, le prof d’histoire charismatique qui nous faisait autant rire que peur - "la chronologie, Cormary, la chronologie, et non pas l'astrologie !". Monsieur Caro, le prof de français ultra doué et ultra sensible qui semblait plus malheureux que nous quand il nous mettait une mauvaise note. Et Reboul, l'affreux Reboul, le prof de géo qui faillit ne pas me faire cuber – sale jésuite, pire que moi ! Il y avait aussi madame Dauphiné, la spécialiste de Rachilde et de Gide et qui avait fait de moi une sorte de chouchou - "tout à fait, Pierre-Antoine, contrairement à vos camarades, vous avez bien vu que dans ce passage des Faux-monnayeurs, le pervers n'est pas du tout celui qu'on croit...." Elle était belle, grande, ample, rousse, et avait tout de la rassurante bourgeoise qui prend sous son aile les élèves de sa caste et exaspère les autres. Evidemment, je l'adorais.

    Certains sont morts, les autres continuent de dispenser leurs cours, toujours dans les mêmes salles, toujours avec les mêmes gestes. Comme je les envie ! Moi aussi, j’aurais voulu rester toute ma vie à Masséna, jouer indéfiniment au jeu des perles de verre comme Tégularius à Castalie. Avec le cher Emmanuel Harter, mon grand camarade de ces années-là mais qui hélas ne dépassa pas la première année d’hypokhâgne (Reboul l’avait eu, lui !). Comme moi, il venait du lycée de Saint-Exupéry de Saint-Raphaël mais là-bas, nous nous snobions cordialement. Son look de Robert Smith avec sa mèche pendante sur le visage, ses airs de poète-musicien-qui-confie-tout-à-sa-gratte me le rendaient fort antipathique. Ce n’est qu’à Nice que je découvris qu’il était un garçon intelligent et sensible, fin lecteur de La Fontaine comme de Lou Reed. Et puis il quitta Nice quelque temps, le temps que je passe mes licence et maîtrise, et n’y revint qu’après que j’y sois parti. Depuis, nous ne nous sommes vus qu’une seule fois avec sa copine dans son agréable studio blanc du vieux Nice. Avec plaisir mais sans renouvellement amical. Aucun de nous n'avait réellement changé mais nous n'avions plus grand-chose à nous dire. Ces amitiés que je laisse mourir quand mes amis n’habitent pas près de chez moi. Didier qui me disait un jour que lui ferait « des kilomètres pour un copain » et que je pris plaisir à consterner en lui répondant, un peu ridicule, que pour moi, « comme pour Proust », l’amitié n’était qu’une perte de temps. Juste retour des choses - c'est moi qui pour l'amour suis une perte de temps. Pour autant, on ne peut pas dire que je ne fus pas obsédé par le beau sexe. Mais une timidité maladive mêlée à des désirs inavouables, et l'absence totale d'aventures amoureuses en ce temps-là, firent souvent croire à mon entourage que je pouvais être homosexuel. Encore aujourd'hui, je traîne cette réputation auprès de celles et ceux qui, comme ma mère, croient que lorsqu'on pèse deux tonnes et que l'on n'a pas de petite amie, c'est parce que l'on cache soigneusement sa chevalière à manchette. Quelle ironie !

    Toutes ces filles dont je me suis fait l’ami parce que j’étais amoureux d’elles : Carine F…, la brune hitchcockienne qui sentait toujours bon. Suzanne Ficci, la grande blonde brutale et magnifique qui faisait un peu épouse de Viking et qui avait tout l’air d’avoir les mêmes goûts honteux que moi - un jour elle apporta en classe un album de Stanton et qu'elle ouvrit sur son pupitre avec une certaine ostentation. Assis à côté d'elle, je vis tout, elle vit que je vis tout, mais je fis tout pour me détourner de son regard, imbécile tuméfié que j’étais, et ne laissa rien paraître de ce qui aurait peut-être pu changer notre vie si nous "en" avions parlé.  Enfin et par dessus-tout, Marie F… (que de F !), la première et avant-dernière grande passion platonique de ma vie. Elle aussi avait fait ses « années lycée » à Saint-Raphaël et je la lorgnais depuis la Seconde, sans évidemment oser lui adresser une seule fois la parole dans l’année et sans, comme on s’en doute, que la contemplation passionnée de sa silhouette suffise à mon bonheur. Il faudra un jour écrire un Golgotha des timides. Chère Marie-Carmen, il n'y a pas un jour où je ne pense à vous et aux vies surhumaines que nous aurions pu vivre.  Votre visage à la fois plein et diaphane, quelque chose de Taureau dans la poitrine et de Scorpion dans le regard - mais un bassin de Bélier à coup sûr ! Votre présence (espagnole) que je humais dix lieues à la ronde, votre voix de harpe,  votre intelligence merveilleuse et moqueuse des êtres et de la vie - à vrai dire, vous étiez bien trop belle et bien trop « adulte » pour moi. Savez-vous que j'ai encore dans mes cartons une dissertation de géographie de vous (et corrigée par Reboul !) ? Vous me l'aviez prêtée afin que je lui en rende une moi aussi... Je ne sais d'ailleurs si je me suis jamais acquitté de ce devoir (blanc) mais ce qui est sûr, c'est que je n'ai jamais eu l'occasion de vous rendre cette copie - dont l'encre et le papier ont encore votre odeur. Enfin, je me l'imagine. Mais avoir quelque chose de vous, quelque chose de votre main.... Nous étions si proches l'un de l'autre à l'époque, et moi si distant de vous !

    Il n’empêche. En tant qu’anciens de « Saint-Ex », c’est tout naturellement qu’Emmanuel, elle et moi nous nous retrouvâmes à Masséna, et pour constituer bientôt, à ma grande joie, le trio de choc de la classe. Le punk, l’andalouse et le Mort à Venise plein de secrets – tous les trois apparemment plus mûrs en expérience, en existence et en littérature que les autres et dont  on recherchait la compagnie. Bien sûr, ceux qui nous ont connu à cette époque ne seront pas forcément d’accord s’ils me lisent et diront que j’enjolive à notre avantage, sinon au mien, un groupe comme il y en avait beaucoup dans la classe. D’autant qu’ils risqueraient de me faire remarquer qu’il n’est pas sûr du tout que Marie et Emmanuel aient vécu cette époque sous un mode aussi romanesque que le mien - et qu’en outre, Marie, comme Suzanne et Carine, trouveraient indécent, sinon salissant, que j’ai pu oser, même de loin, les « aimer ». Non seulement le souvenir n’est pas une reprise mais celui que je suis en train de forger serait bel et bien une méprise fantasmatique - et diffamatoire, car quelle mouche à merde m’a piqué d’évoquer mes pseudo « copaindavant » ? En suis-je encore à espérer, quinze ans plus tard, les faveurs d’anciennes condisciples idéalisées ? Décidément, même en m’engageant sur Kierkegaard, je ne sais parler que de ma bite en jachère et de mon gros cul frustré.

    Au moins comprendra-t-on que la reprise, la vraie, n’a rien à voir avec ces répétitions de piteux Peter Pan. La reprise ne relève en effet pas plus d'un pays imaginaire que du retour au bercail. Ce n’est pas parce que l’on reprend le petit chemin des bois qui amène au château d’Yvonne de Galais que l’on revivra le bonheur de cette nuit magique où on a rencontré celle qui a cristallisé notre existence. C’est le drame du Grand Meaulnes, le grand spécialiste des reprises ratées, le rêveur qui croit dur comme fer que refaire les mêmes pas, revoir les mêmes gens, respirer le même air suffit à revivre le même passé. Pauvre frère d’impuissance ! Pas plus qu’une madeleine, une reprise ne se suscite « techniquement ». L'orage n'arrive jamais dans ces conditions et même quand il arrive, ce n’est pas celui-là  - et l’on se retrouve gros-jean comme devant. Au lieu de s’acharner à revivre ce qu’il avait déjà vécu, Augustin aurait dû tenter de vivre sa nouvelle vie. Aimer maritalement Yvonne plutôt que d’aller à la recherche désespérante de son imbécile de beau-frère. Mais non, il est reparti dans son passé enchanté et n'a réussi qu'à en a détruire l’enchantement. La vérité est que la reprise de l’homme se fait par la femme. La femme sauve l’homme de lui-même et l’homme sauve la femme d’elle-même. Que serait-ce d’ailleurs qu’une femme qui ne reprendrait pas l’homme dans l’amour? « Une hommasse » bien entendu. La féminité est sacrifice ou n’est pas, écrit Kierkegaard contre toutes les suffragettes de son époque. Chacun se reprend dans l’autre. Moi haïssable. Altérité rédemptrice. L’auteur de ses lignes doit bien reconnaître qu’il ne l’a pas réussi pour l’instant – et que s’il y a des hommasses, il y a aussi et comme lui des femmelettes.

    L’instant - le temps du célibataire par excellence. Comme le dit cet autre K. avec une terrifiante lucidité introspective, « le célibataire n’a que l’instant ». Il vit en dehors de sa famille, de son clan, du monde. Il est comme un trapéziste au dessous du vide, seul avec sa barre et risquant de tomber à tout instant – sans filet, sans vagin, sans rien. Encore ne l’admire-t-on pas comme on admire un trapéziste. Au contraire, on a beau s’en défendre, on le méprise un peu. Ce type qui ne baise jamais ou que vénalement – et même quand il a l’occasion de faire l’amour gratuitement, il ne fait rien d’autre que de se branler dans l’autre. Il a mauvaise mine, un air déplaisant, tant mieux s’il en crève ! Il n’avait qu’à se reprendre

    -Et pourtant, il a aimé.

    -Oui, mais il ne l’a pas épousée.

    -Il ne se sentait pas assez mûr.

    -Il aurait dû. Le mariage, c’est la reprise de l’amour.

    Sexe, seins, yeux (âme). Femme, enfants, Dieu. Esthétique, éthique, religieux. Misérable esthète qui ne décolle pas de l'éros (avec ses variantes, le vin et la musique) et sombre dans la dépression qui n’est rien d’autre que la forme psychologique de la damnation. Suit l’homme de l’éthique qui s’arrête au mariage, aux enfants, et aux visites chez les beaux parents. C’est le plouc, le beauf à qui l’espèce suffit mais qui au moins a rempli ses devoirs d’hommes. Pour Kierkegaard, seul l’homme religieux qui dépasse les attachements humains, filiaux et s’ouvre à l’amour de Dieu, est l’homme accompli - l’homme repris par le Christ. Encore que… L’on peut s’arrêter à l’enfant – quoi de plus religieux que l’enfant ?

    Augustin a bien eu une fille avec Yvonne – mais c’est pour la voler à son ami qui était pour elle le seul père convenable. Le grand Meaulnes ne reprend sa fille que pour répéter avec elle ses aventures – et en faire au mieux une Ligéia, pauvre enfant ! Constantin ne fait pas mieux. En s'abîmant dans la répétition des choses passées, il rate la reprise – c’est-à-dire le renouvellement de son existence. Dès lors, il doit se faire sournois s’il veut survivre dans son entourage. Ne pas mourir mais faire comme s'il était mort. Parents et amis l'enterreront bien un jour - c'est-à-dire ne l'ennuieront plus avec leurs exigences vitales, éthiques et sexuelles. Qu’attend-on d’un fils ? Qu’il réussisse socialement et sexuellement sa vie. Qu’il ramène des bonnes notes du lycée autant que des petites amies. S’il est vraiment trop nul en classe, on lui donnera des cours particuliers. S’il n’a pas l’air non plus plus de briller dans l’altérité, on… on sera bien embêté. Surtout aujourd'hui où les bordels ne sont plus subventionnés par les familles,  où les voisines ne dépucellent plus les jeunes gens à la discrétion des parents, et où le mariage n’est plus de saison - sauf pour les invertis. Quand même, on le regardera d’un drôle d’œil ce jeune homme qui n’est plus si jeune mais qui semble inapte au mariage. Il ne peut devenir un Epoux ? Il deviendra célibataire – statut qui a l’air d’en être un, mais qui profondément est la condition de toutes les misères. Kafka a tout dit là-dessus. Le célibataire, c’est celui qui va avoir le monde contre lui, et même lui contre lui. Le célibataire, c’est celui qui ne cesse de mourir à lui-même.

    « Pour celui-ci, il est déjà bien content s’il parvient à maintenir sa personne physique, d’ailleurs pitoyable, à défendre les quelques repas qu’il prend, à éviter l’influence des autres, bref, s’il conserve tout ce qu’il est possible de conserver dans ce monde dissolvant. Mais ce qu’il perd, il essaie de le regagner par force, fût-ce transformé, fût-ce amoindri, ne fût-ce même son ancien bien qu’en apparence (et c’est le cas la plupart du temps). Sa nature relève donc du suicide, il n’a de dents que pour sa propre chair, et de chair que pour ses propres dents. Car sans un centre, une profession, un amour, une famille, des rentes, c’est-à-dire sans se maintenir en gros face au monde – à titre d’essai seulement bien sûr,- sans décontenancer en quelque sorte le monde grâce à un grand complexe de possessions, il est impossible de se protéger contre les pertes momentanément destructrices. Ce célibataire avec ses vêtements minces, son art des prières, ses jambes endurantes, son logement dont il a peur, et avec tout ce qui fait d’autre son existence morcelée, appelée à ressortir cette fois encore après longtemps, ce célibataire tient tout cela rassemblé dans ses deux bras, et s’il attrape au petit bonheur quelque infime bibelot, ce ne peut être qu’en en perdant deux qui lui appartiennent. » (…)

    La solution, c’est Job.

    A SUIVRE.

     

    PS : Tout cela ne choquera que le législateur féministe, "hégélien" s'il en est, c’est-à-dire celui ou celle qui n'a des rapports homme-femme qu’une vision sociale, historique, morale, égalitariste, c’est-à-dire qui ne considère ces rapports que comme purement extérieurs. Or, ceux-ci sont précisément intérieurs et relèvent d'une réalité singulière, asymétrique et amorale par excellence. La relation homme-femme dépasse en effet largement le cadre féministe ou antiféministe dans lequel notre hégélien veut l’enfermer. En fait, celui-ci a le tort de prendre souvent trop au sérieux les discours des uns et des autres et de confondre ce qui est légal avec ce qui est réel. Piégé lui-même par la catégorie de l’intéressant, il ne comprend pas que l’intéressant n’est pas tout dans ce monde. Notre féministe manque en ce sens de féminité, car la féminité, c’est précisément la suspension de l’intéressant, soit du discours masculin. Comme le dit si bien Kierkegaard lui-même : « Si un homme s’est égaré du côté de l’intéressant, qui pourra le sauver, sinon précisément une jeune fille ? Mais ne pêche-t-elle pas, elle aussi, en le poussant de ce côté-là ? (…) Une jeune fille devrait précisément être assez prudente pour ne jamais jouer avec l’intéressant. La jeune fille qui le fait perd toujours, du point de vue de l’idée : car l’intéressant ne se laisse jamais re-prendre. Mais celle qui ne le fait pas, celle-là gagne toujours. » et un peu plus loin : « Une jeune fille qui veut l’intéressant devient le piège, où elle se prend elle-même. Une jeune fille qui ne veut pas l’intéressant, croit, elle à la reprise. » Sauver l’homme de lui-même, pour la femme, c’est d’abord ne pas prendre au sérieux les élucubrations de la dialectique masculine. Pour ce faire, elle comprendra vite qu'il faut lui laisser non le pouvoir, grands dieux, mais la croyance au pouvoir. Il suffit de voir comment fonctionnent les familles pour se rendre compte que la « loi du père », le « pouvoir patriarcal » sont des fadaises auxquelles n’ont jamais cru que les niais et les huissiers. Certes, c’est le roi qui légifère sur la peine de mort mais c’est la reine qui fait couper les têtes – comme dans Alice au Pays des Merveilles. Royauté officielle des pères, fascisme officieux des mères - et qui risque de devenir efficient avec Ségolène. Mais je m'égare.


    A SUIVRE

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