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humanisme - Page 2

  • L'antisémitisme est un humanisme

    céline,philippe muray,antisémitisme,humanismeDANS LA SERIE "ANTEDILUVIEN"

    Article initialement publié sur ce blog le 18/02/2008.

    A l'occasion de la sortie du Spécial Céline de La presse littéraire dirigée par le cher Joseph Vebret, voici mon propre article sur l'auteur de Mort à Crédit paru en juillet 2006 dans cette même Presse Littéraire, qui, en juillet 2006, était déjà consacrée à celui-ci.

     

    « La torture a toujours déjà eu lieu ailleurs que dans l’écriture lorsque apparaît une écriture torturée. » Philippe Muray, Céline, page 89.

    On écrit toujours après. Ca étonne les gens : « Mais puisque vous allez bien maintenant pourquoi diable ne parlez-vous que de suicide, de mort et d’enfance malheureuse dans vos livres ? » C’est sûr, pourquoi écrire torturé puisque l’on ne l’est plus ? Ce que les « gens » (c’est-à-dire les non-écrivants et nous allions dire avec un mépris littéraire de bon aloi «  les heureux ») ne peuvent comprendre est que la souffrance ne s’exprime jamais quand elle est vécue. Oliver Twist rêve plus de Peter Pan que d’Oliver Twist. C’est lorsqu’il sera sorti de la souffrance, comme d’ailleurs de l’enfance, qu'il pourra en parler. C'est une règle que plus l’on est heureux, plus l’on est susceptible d’exprimer les peines passées. A contrario, ce sont ceux qui n’ont jamais digéré leur misère qui se satisfont d’œuvres « positives » et d’espoir bon marché. Le monde idéal est un refuge pour dépressifs. Il faut être en parfaite santé pour appréhender la tragédie du monde. Plus un auteur est cruel et impitoyable, plus il est dans la force et la joie. Et c’est lorsqu’il se met à parler d’utopie, d’égalité et de bonheur qu’il prouve qu’il va mal.

     

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