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Pierre Cormary - Page 3

  • Mélancolie sarcelloise - sur Les Uns contre les autres, de Noémie Halioua

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    Sarcelles, quartier des Flanades

     

    Cet article a d'abord été publié sur le site de La Revue des deux mondes

     

    La classe de 4e IV d’Ozar Hatorah Sarcelles est un lointain souvenir. Ils ont tous grandi, sont (presque) tous partis. Elle aussi. Sarcelles n’est plus (ou a changé, ce qui revient au même). Aujourd’hui, comme Éric Zemmour à Montreuil, elle y revient. Sauf que Noémie Halioua n’est pas Zemmour. Elle ne revendique rien, n’idéologise pas, se contente de constater, de témoigner – de regretter sans doute car Sarcelles, c’était son enfance, son milieu et aussi l’idéal d’une certaine gauche républicaine, temps non-retrouvable là-bas comme ailleurs. Surtout, elle écrit – et bien. Les Uns contre les autres (superbe titre et superbe couverture de Stéphane Trapier) est un livre d’écrivain autant, sinon plus, que de journaliste, quelque chose qui s’apparenterait entre Choses vues et Mémoire d’une jeune fille rangée. Mélancolique mais pas revancharde, elle s’interroge sur ce qui est arrivée à sa banlieue et, à travers celle-ci, à la France tout entière. Pas de coupable idéal mais plutôt une défaite générale de la république, de la nation et de la pensée. Ce qui n’est pas une raison pour se la jouer victimaire ; là-dessus, elle ne transige pas – ce qui, à une époque « où certains de nos congénères hurlent lorsqu'ils se cassent un ongle », relève de l’hygiène sociale.

     

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