
Paul Schrader – Le plus grand cinéaste protestant américain et qui, en plus de ses films, a écrit les films du plus grand cinéaste catholique Martin Scorsese (Taxi Driver, Raging bull, La Dernière tentation du Christ, elle-même adaptation d'un roman écrit par un orthodoxe.)
« A tel point que nous désespérions même de la vie » (1-8)
Paul désespère. Voilà qui nous touche et nous rend l'espérance. Car si même lui...
Après tout, le Christ aussi, à Gethsémani.
Tout se fait toujours à l'envers. C'est ce qu'il faut comprendre.
Ou plus exactement, tout se fait à l'envers comme à l'endroit. Tout est possible, pensable, faisable.
Il y a un temps pour l'Ecclésiaste, un autre pour Job, un troisième pour le Cantique, etc.
Il y a un temps pour saint Jean de La Croix et un autre pour Cioran.
Et Dieu est dans tous ces temps.
Dieu est essentiellement réconfort.
Ce n'est pas moi qui dis ça mais bien saint Paul qui utilise ce mot dix fois de suite dans son deuxième paragraphe : « le père des compassions et le Dieu de tout réconfort, qui nous réconforte dans toute notre affliction, pour que nous puissions, par le réconfort ont Dieu nous réconforte, réconforter ceux qui sont affligés en quoi que ce soit » (1-4).
Dieu au carrousel des réconforts. Pas si simple comme tout ce qui est bon.