
D'APRES DES ANNOTATIONS FAITES SUR MON MUR FACEBOOK EN FEVRIER 2026
ACTE I
BERNARDO : - Who's there ?
FRANCISCO : - Nay, answer me.
- Qui va là ?
- C'est à moi, qu'il faut répondre.
(François Maguin, 1995 – traduction de référence, à mon avis, et que je suivrai dans ce nouveau cycle – même si là manque cruellement le « non » // « nay » plus explicite.)
Pour autant, il y a aussi :
- Qui est là ?
- Non, répondez-moi, vous !
(François-Victor Hugo, 1865 – la plus classique, chiadée, attachante, sans doute parce qu'on a tous commencé par elle et qu'on y revient souvent. Et en ces premières répliques, je la préfère à Maguin, parce que le « non » // « nay » me semble très important comme on le disait.)
Et aussi :
- Qui va là ?
- Non. Répondez. Fais-toi connaître.
(André Gide, Pléiade 1959 – La grande époque Henri Fluchère. Traduction qui se tient, claire, élégante, « française » et pas si vieillotte que ça.)
Et aussi :
- Qui va là ?
- Non, c'est à vous de me répondre.
(Jean-Michel Desprat, Pléiade, 2002. Très bien aussi, l'égal de Maguin ? À voir.)
Donc, qui ?
Qui parle ?
Qui commande ?
Qui commence ?
Qui est ou n'est pas ?
On se croirait dans un débat FB. « C'est à toi de me répondre. – Non, à toi – C'est moi qu'ai posé la question en premier. – Pas vrai, c'est moi. Rappelle-toi. Donc, c'est toi qui dois d'abord répondre. – Non. – Si. – Ta gueule. – Ta gueule toi-même. – C'est c'ui qui dit qui est.