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03/05/2007
Colère feinte et victime consentante
Ah qu'elle fut mauvaise la soit-disant cruche du Poitou-Charentes durant ces deux heures trente-huit de débat (mauvaise dans le sens méchant, manipulateur, perfide bien sûr et pas du tout dans le sens "inepte") ! Quand elle dit dans la même minute qu'il ne faut pas "jouer" avec le drame des enfants handicapés et qu'on touche là le summum de "l'immoralité politique", qu'il lui répond alors qu'il ne faut pas utiliser d'argument aussi blessant que celui-ci, et qu'elle lui rétorque, au bord de l'orgasme, "vous êtes blessé ?".... Oublié le drame des handicapés et place à l'obscénité politique ! Cette manière si sournoise, si féminine, de personnaliser le débat à tout bout de champ, "vous n'êtes pas sérieux", "vous êtes brutal", "je connais vos techniques", ironisant cruellement à chacune des interventions de son interlocuteur, et osant dire, lorsqu'on lui demande à la fin ce qu'elle pense de lui, qu'elle se refuse à tout jugement personnalisé !!! Et je passe sur l'instant SM pendant lequel elle se moqua de sa propension à jouer les victimes, qu'il répondit "qu'avec elle il ne pourrait être qu'une victime consentante" et qu'elle lui lança, avec un rire dans la voix qu'il ne m'appartient pas de qualifier, que dans ce cas "tant mieux, on aurait au moins du plaisir".
Qu'importe alors le sérieux de l'homme puisque la femme mit les rieurs et les sexuels de son côté ! Diaboliquement mitterrandienne, c'est-à-dire odieusement méprisante, mais suprêmement efficace, elle ne cessera de le latter pendant les trois quart de l'émission - quitte à sombrer, elle dans le vague, l'imprécis, le détourné, l'incantation, l'indignation de la mère de famille. Mais quelle importance puisqu'elle l'emportait dans l'apparence ? Sa "colère saine" admirablement préparée et qui n'eut rien à voir, contrairement à ce qui se dit déjà, avec celle d'une femme hystérique et qui acheva de faire bouillir Sarko. Et quand, tant bien que mal, celui-ci s'en sortit en lui répondant qu'elle s'énervait facilement, tout le monde avait compris que sa colère à elle n'était que feinte mais que la sienne à lui était sourde. Et c'est pourquoi ce passage où Sarko dit à Ségolène de ne pas s'énerver, qui va devenir le mot du débat, et qui passe déjà en boucle sur LCI, est un malentendu, sinon une manipulation. Au fond, la ruse de Ségolène devient la preuve fabriquée de son "intranquillité" - ce qui est très avantageux du point de vue de Sarko mais pas très honnête, si j'ose dire, du point de vue de sa fausseté à elle. Le moyen aussi de lutter avec quelqu'un pour qui l'objection n'a strictement aucune valeur et qui n'est en rien impressionné par le réel ? Il est dans le pragmatisme, elle n'est que dans l'intention. Il connaît tous ses dossiers, elle ne connaît que l'imaginaire - quand on lui démontre qu'elle ne pourra jamais réaliser ce qu'elle dit, y compris dans son Poitou-Charentes expérimental, tout simplement parce que les lois, l'état et le fonctionnement des régions sont contre, tant pis pour les lois et les raisons, elle répond avec un culot monstre "et bien moi je le pourrai". Le pire, c'est que ce culot surréaliste passe alors pour du volontarisme tout azimut et fait passer par contraste celui de Sarko comme un coupable fatalisme. C'est fou comme quelqu'un qui affirme dans le vide l'emporte toujours sur quelqu'un qui essaye de gérer le plein. D'ailleurs c'est simple, dès que lui se met sur un terrain (la dette, la sécurité, la Turquie), elle lui répond sur un autre terrain et ce faisant, arrive à faire croire que c'est elle qui est dans la complexité ! Et quand on insiste un peu, alors elle dit qu'on plaisante et passe allègrement à autre chose. La technique abjecte de changer de sujet à chaque sujet et donc de déstabiliser son adversaire. Car à ce moment-là, Sarko qui se soucie de préciser tout ce qu'elle dit passe alors pour un technocrate noyé dans ses chiffres, un comptable obsédé et impuissant devant la fée du logis.
Alors, en effet, je n'ai pas pu m'empêcher d'envoyer vers 22 h à certains d'entre vous ce message un rien désespéré :
"22h10 : C'est pas vrai ! Il perd tous les duels, elle lui rentre dans le lard, et il n'a rien à répondre. Pas si combatif que ça. Elle domine indéniablement. Elle gagne techniquement et symboliquement. Et pourtant que de démagogie ! Mais non elle lui pique ses valeurs et sa rhétorique et elle est la plus forte !!! Et elle sera élue"
Evidemment, je me suis fait sermonner par mes amis de droite qui m'ont dit que je me vautrais dans mon pessimisme habituel, par plaisir de souffrir, et qu'eux ne voyaient pas du tout ça, qu'au contraire Ségolène leur apparaissait comme une démagogue ennuyeuse prouvant de minute en minute sa criante incompétence. Ah Les gens de droite ! Toujours soucieux de fond et jamais assez de forme, incapables de se rendre compte que seule la forme, c'est-à-dire la force, compte dans ce genre d'exercice. C'est l'esthétique dramatique qui est essentielle ici et non la rigueur discursive. Et il faut se mettre à la place de l'électeur centriste qui décidera dimanche du scrutin et qui voit cette femme dont on lui a tellement dit qu'elle était nulle dominer techniquement et symboliquement ce type dont on lui a dit qu'il était si fort et qui se fait atomiser en direct ! Ce qu'ont bien compris, a contrario, tous mes amis de gauche, que je viens encore d'avoir au téléphone ou en MSN, et qui sont ce soir très contents de la performance tartuffienne de leur candidate ! Et déjà chaque camp dit que son champion ou sa championne a triomphé de son horrible adversaire !
Alors, je l'avoue. A la fin, Sarko s'est rattrapé. Sur les questions internationales, sur la Turquie, elle n'avait rien à dire, la dame patronnesse. Elle avait l'air fatiguée même. Elle ne le regardait même plus dans les yeux comme elle le fit pendant tout le long du débat (alors que lui, le malheureux, toujours à s'agiter et à s'adresser la plupart du temps aux journalistes !). Peut-être apparaîtra-t-il demain qu'elle ne fut pas si brillante que ça, que ses échappatoires perpétuelles transformées en affirmations improbables, que son toupet monstre faisant office de projet politique se retourneront contre elle - et surtout que son autoritarisme révoltant de "femme révoltée" aura finalement fait passer le bonapartisme de son adversaire comme un aimable centrisme. Et que celui-ci, malgré tout, l'emportera dimanche avec un petit 50, 10 %.
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"Alors, je l'avoue. A la fin, Sarko s'est rattrapé. Sur les questions internationales, sur la Turquie, elle n'avait rien à dire, la dame patronnesse."
Sur la Turquie, Sarkozy se transforma en un villiériste inculte et apeuré. Il nous parla géographie alors qu'il ne pensait qu'à l'Islam. Bien trop lâche pour l'avouer. Cette Turquie où se déroula la bataille de Troie. Cette Turquie où virent le jour une grande partie des philosophes, historiens, mathématiciens de l'Antiquité. Cette Turquie où se déroulèrent les premiers Conciles qui façonneront à jamais l'histoire du Christianisme. Cette Turquie ne fait pas partie de l'histoire de l'Europe? Les Finlandais nous sont plus étrangers mais... ils ne sont pas musulmans.
Chypre fait bien partie de la communauté européenne. Qu'il regarde donc une carte le nain géographe. Chypre ne fait pas partie du territoire européen. Ni la Guyane. Ni les îles Falklands. Et pourquoi accepter la Turquie dans les compétitions européennes de football?
Il suffit d'ouvrir un vieux Larousse pour y lire à Turquie: "Etat de la péninsule des Balkans et de l'Asie Mineure." La Russie, la vieille ennemie turque, est aussi européenne qu'asiate. Mais ils sont Chrétiens. Ainsi que Chypre (la partie chrétienne). Donc pas de problème.
Marre de ces hypocrites déguisaient en piètres géographes qui n'osent dire: "la Turquie s'est séparée spirituellement de l'Europe, à jamais, en mai 1453 car cette terre est devenue musulmane." Voilà ce qui serait honnête pour les Français et les Turcs. Cessez de jouer les derviches tourneurs!
Mais comment le nain cornu fera demain face à la détermination de l'Angleterre et de l'Amérique (ses sublimes alliées!!) qui ne pensent qu'à pousser la Turquie dans les bras de l'Europe? Jouera-t-il, comme ce soir, le refus éloquent à une Condi Rice?
J'ai bien peur que Sarkozy n'est que le fils honteux d'un Chirac. La guimauve, l'agitation, les grands projets et puis... RIEN.
Ségolène je vous aime.
Ecrit par : Cappadoce | 03/05/2007
Ah la la! Montalte! Vous raisonnez comme si le débat était déterminant pour l'issue du scrutin! Il pourrait l'être, certes, en ce qu'ennuyant et soporifique, il devrait pousser l'électeur conséquent à préférer la pêche ce prochain dimanche ensoleillé. Mais en réalité, il n'a pas d'importance. Les deux orateurs sont assez mauvais, les ficelles de leur psychologie sont énormes, leur propos dépourvus de culture. La nouvelle génération qui monte prouve à elle seule les dégats de l'éducation nationale et la faible attractivité de la carrière politique: ce ne sont plus les meilleurs qui s'y collent. Ségolène Royal a été constamment agressive, ne voulant rien céder à un adversaire qui la prenait de haut en essayant de se montrer magnanime, jusqu'à lui concéder trois minutes, à la fin, ce qui est une terrible faiblesse. Mais elle,elle a été constamment mauvaise, non pas féminine mais femelle écorchée. Sa manière de personnaliser le débat, de ne jamais vouloir être aimable, de flirter avec l'argument ad hominem, je ne sais pas qui cela pourrait convaincre. Sarkozy a révélé que derrière le gros dur qui fait la forte voix, il n'y a pas une petite chose qui se laisse assez vite décontenancer quand il sait avoir dit une bêtise (comme sur le nucléaire). Le petit nain se voûte et divague du regard. Mauvais débat, oui, très mauvais débat entre deux candidats intellectuellement médiocres qui ne sont pas arrivés où ils sont en raison de leur qualité, comme le prétendait le flagorneur et satisfait Nicolas, mais parce que les personnes de talent ont déserté la politique. Il y a tellement mieux à faire...
Ecrit par : Fischer | 03/05/2007
La phrase que je retiens (et j'imagine qu'elle passe elle aussi en boucle mais je n'ai pas la télé) est celle-ci, aussi préparée que la colère de la dame : "Vous n'avez pas besoin d'être méprisante pour être brillante"...Et bien si, justement. Sarkozy, contrairement à Chirac, n'a rien appris de Miterrand.
Ecrit par : Ludovic | 03/05/2007
Bien vu, Pierre. Scène de ménage classique, Madame invective, prend Monsieur en faute (toujours en faute, Monsieur), Monsieur fait profil bas, l'électeur et l'électrice habitués à jouer cette scène de l'humiliation exultent !
Que reste-t-il ? Qu'on n'a parlé que d'affaires de ménage, qui va sortir les poubelles, qui fera la lessive, enfin les enjeux habituels de cette campagne, les petits décomptes genre "je compte mes heures et celles de mes voisins" comme chez l'altier "transhumain", bref la mesquinerie généralisée. Il existe un monde, à part ça ?
Ecrit par : que les rues, que le ciel sont jolis ! | 03/05/2007
Je ne compte que le temps, toujours trop court, accordé à mes proches. Quand Sarkozy voudrait que je ne compte que mes sous.
Ecrit par : Transhumain | 03/05/2007
J'entends bien, Transhumain. Et je pense que Sarkozy et vous avez tort : le temps, c'est gratuit !
Si vous en manquez, c'est que vous ne le prenez pas. On vous force à faire tel nombre d'heures ? Libérez-vous, changez de boulot, débrouillez-vous. Ou si vous aimez votre vie telle qu'elle est, ne la découpez pas à l'heure près. Time is not money, le temps c'est l'esprit.
Ecrit par : que les rues, que le ciel sont jolis ! | 03/05/2007
Montalte,
Ce débat était affligeant, nullisime, chiantisime... les superlatifs manquent...
10mn pour les questions internationales, qui sont selon moi les plus importantes... on vit dans un monde et plus seulement en France...et ...2h pour faire raccompagner les femmes flics à la maison, des retraites par répartition auxquelles nous les trentenaires savons déjà que nous y auront pas droit, Etat papa ou Etat maman ...démagogie quand tu nous tiens...franchement vous voulez déposer un bulletin avec ces deux pathétiques noms...c'est risible...
Ce qui m'a un peu réveiller, c'est il est vrai la colère feinte de la dame en noir et blanc...je l'ai trouvé sexy...j'avoue j'ai toujours un faible pour les femmes autoritaires...des femmes qu'il faut mater....certainement dû à une éducation matriarcale et méditerranéenne....
C'est aussi le moment je crois où elle a perdue le débat alors qu'elle maîtrisait la situation...chacun des deux attendaient de faire exploser l'autre…tel est pris qui croyait prendre...aussi Montalte....ne t'inquiète pas pour ton champion...tu sais que mes pronostics sont foireux....mais je suis persuadé qu'il va l'emporter...tous les royalistes vote par défaut...les sarkozystes par engouement...ça change tout...
Et c'est pas Libé, que j'ai lu par dessus l'épaule d'une belle brune bobo typique électrice de gauche au ventre plat, qui titrait ce matin "la combattante" qui va y changer quelque chose...
Jugurta, ni la gourde ni le gourdin
Ecrit par : jugurta | 03/05/2007
Encore un excellent article, cher Montalte ! Tout y est, ou presque, de ce débat où l’image, la symbolique, était le seul enjeu, et qu’évidemment de ce point de vue - qui est l’unique point de vue de Ségolène Royal depuis le début – la candidate populo-vichyste a emporté haut la main.
Pessimiste, optimiste ? Hélas, la question n’est plus là depuis longtemps pour moi, depuis que le piège de l’image s’est refermé sur le champ du politique, et ça ne date pas d’hier, ça rampe insidieusement depuis l’élection de Giscard, ça s’amplifie sournoisement à notre su et à notre vu sans qu’on puisse apparemment rien faire pour que ça s’arrête. A présent nous y sommes, nous sommes dedans et notre pauvre vieux pays aussi.
Ah ! ils vont avoir le réveil frais, les Français de la peur ET les Français de l’audace auto-proclamée, les Français du repli ET les Français de la conquête, les Français qui se trouvaient pauvres ET ceux qui se croyaient riches, les Français de la Liberté ET ceux de l’Egalité, les Français qui ont tous oublié que la Fraternité n’a jamais eu à faire avec la péroraison ni le blush ! Mais au fond, se réveilleront-ils jamais ? Quelqu’un encore y aspire-t-il ? Faut-il le leur souhaiter ?
Je n’en suis pas très sûr, et c’est encore une des raisons qui me fait croire qu’à ce jeu de cons, celle qui propose la piquouze létale la plus indolore risque fort de gagner.
-- Serge RIVRON
allez jeter deux yeux sur mon site : http://srivron.free.fr
ou sur mon blog de campagne : http://francemoinsj.canalblog.com
Ecrit par : Serge Rivron | 03/05/2007
La question centrale est : les électeurs centristes se soucient-ils un minimum du fond ? Si la réponse est oui, Sarkozy a gagné ce duel en démontant les incohérences de son adversaire qui misait tout sur l'agressivité et les généralités creuses et évasives pour masquer le vide absolu de sa candidature specrale et médiatique.
Dans le cas contraire ce pays sera euthanasié rapidement par l'infirmière spécialisée en soin palliatifs.
Ecrit par : Samuel | 03/05/2007
"L'homme de ce temps a le coeur sec mais la tripe sensible" (Georges Bernanos)
La Griotte mal accompagnée ?
Moi en tant que Griotte chômiste, j'ai adoré la très bonne idée de Ségolène pour régler le chômage. Je suis pour que l'on crée des postes d'accompagnateurs pour que les fonctionnaires soient accompagnés par des accompagnateurs qui eux-même seraient accompagnés d'accompagnateurs chargés d'accompagner les accompagnateurs accompagnés de fonctionnaires raccompagnant des fonctionnaires accompagnés .... c'est l'homme qui a vu l'ours qui a vu l'ours à la sauce socialiste ! Ca me fait penser aux milliers d'agents de la circulation en Corée du Nord chargés de régler la circulation routière dans les rues vides d'un pays qui n'a quasiment pas de voitures.
La Griotte
Ecrit par : La Griotte | 03/05/2007
1) Elle a indéniablement gagné de ce débat sur le plan symbolique, mais c'est en la matière le seul qui compte. NS a manifestement "déjoué" mais il ne pouvait faire autrement.
2) Ce débat ne changera rien à l'affaire.
3) Compte tenu de l'avance de NS, de la faiblesse globale de la gauche, le résultats de dimanche est plié. Sarkosy sera élu.
Ecrit par : Tlön | 03/05/2007
Cher Pierre,
Juste quelques mots jetés comme ça, car je suis débordée.
Avant de lire ton texte, je redoutais le pire. Ton message d'hier soir m'avait surprise (euphémisme). Finalement, je suis soulagée et je trouve ton analyse très fine. Mais tu te positionnes en homme. Les femmes ont une vision bien différente. Nous connaissons toutes les ficelles utilisées par Ségolène sur le bout des doigts. C'est vrai qu'elle lui a fait une scène de ménage et qu'elle était déplacée. Ce débat était "sexualisé" à cause d'elle et ça c'est moche pour les femmes. Quand on exige l'égalité, on ne se positionne pas comme cela. Nous cherchons à nous rendre crédibles, fortes, elle n'était qu'agressivité et émotions. A cause d'elle, on va hésiter avant d'embaucher des femmes dans la Police (s'il faut les protéger). Sa colère était bien évidemment feinte, ses propos terriblement injustes. Personne n'a jamais autant fait que le gouvernement de Chirac pour les handicapés (il a lui-même une fille handicapée). Il y a deux enfants handicapés dans ma famille, jamais ils n'ont été autant aidés que depuis les dernières mesures de Raffarin. L'attitude de Ségolène est honteuse, déplacée, elle montre son vrai visage : cette femme est fondamentalement méchante. Ce n'est pas un scoop. Tous ceux qui ont travaillé avec elle la déteste.
Elle a tout de même réussi à faire passer Sarko pour un homme zen, généreux, gentleman, conciliant, positif, d'une grande courtoisie. Bravo !
J'aurais bien d'autres choses à ajouter, mais le temps presse. Si, un dernier commentaire : nous n'avons pas assisté à un film de Bergman et franchement l'esthétisme.... Les Français ont du bon sens, ils ne s'en laisseront pas conter. Quant à la plastique de Ségo, 52% de la population s'en fichent.
Bises.
E.
Ecrit par : Eva | 03/05/2007
Je rejoins Tlön. "L'échec" d'hier n'empêchera pas l'élection de demain.
Ecrit par : Ludovic | 03/05/2007
J'ai trouvé Ségolène Royal trop prévisible. Elle est caricaturale, excessive quand elle se met en colère à propos des enfants handicapés — enjeu de troisième ordre s'il en est. Philippe Muray se serait bien amusé s'il avait pu voir ce débat, tellement elle tombe dans tous les poncifs qu'il a relevé dans son désormais célèbre portrait de celle-qui-a-gardé-intacte-sa-capacité-de-révolte. Elle rabaisse la politique à des questions de layette. C'est bon pour le Poitou-Charente mais pas pour devenir président de la République. Je prévois donc la victoire de Nicolas Sarkozy en toute sérénité.
Ecrit par : Sébastien | 03/05/2007
Gens de droite... dormez tranquilles !
Sarko sera votre président, ainsi que le président de tous les français, même ceux qui n'ont pas voté pour lui, c'est à dire la moitié de la population (en comptant les abstentionnistes). Seul problème, nous serons tous obligés d'en supporter les conséquences.
La gauche n'a jamais été aussi bien que dans l'opposition. C'est bien connu.
Rendez-vous dans six mois.
Ecrit par : iconoclaste | 03/05/2007
Effectivement, SR a sexualisé le débat et j'imagine que le petit Nicolas, au moment où, avec un regard de vipère lubrique, elle lui a lâché "Vous êtes blessé ?" a dû avoir... comment dire, une montée sanguine localisée. Toi aussi Pierre, pas vrai ?
Ceci dit, Pierre, il y a tout de même une condition à l'érotisme, en tout cas à mes yeux : l'intelligence et, dans ce domaine-là, franchement, SR a quelque souci à se faire. Cela a été dit et redit : cette femme est tout simplement incompétente et n'a aucune connaissance des dossiers, hormis et encore, ceux de sa région...
Du reste, comme je l'ai écrit chez le Transhu, le débat en lui-même ne volait pas bien haut...
Ne crains rien, je crois donc que le résultat est effectivement plié, nous ne sommes pas si cons en ayant tous constaté les parades, feintes et fausses compassions de cette Mère supérieur, tendance bordel de la Haute...
C'est que, tout de même, je l'attends cette élection évidente, nécessaire, jouissive, débordante (et qui, j'en suis bien évidemment sûr, ne changera rien à rien puisque je reste farouchement millénariste), sarkozienne.
Enfin, je vais pouvoir amasser des millions dans la Bourse (le CAC a 6 000 points, mon plus beau jour depuis 6 années) en étant débarrassé de toute mauvaise conscience et ainsi pouvoir sortir de mon souterrain où je griffonnai quelques harangues débordantes de ressentiment !
Adieu le vieil homme engoncé de moraline sociale et de vertueux sentiments de sous-prolo, voici le nouvel Adam jaillisant comme la sève de l'agave selon Michelet : droit vers le ciel du capital céruléen.
Enfin, je vais pouvoir, sans rire, me dorer le cul sur une île grecque (Karpatos, rebaptisée akadpatos me semble un choix tout indiqué) tout en appelant à la libération de toutes les chiennes de l'extrême gauche, qui crèvent dans une geôle aux frais du contribuable que je suis heureux, comme le Transhu, d'être...
Enfin, je vais pouvoir offrir sans complexe des verres à mes potes (Montalte, Transhu, Samuel, je vous invite... Comme je l'ai d'ailleurs fait plusieurs fois, hein, Transhu et Montalte...!) sans que l'on me regarde comme un affreux capitaliste bouffeur de smicards...
Enfin, je vais pouvoir me payer un authentique manuel de démonologie, en édition originale, à plus de 4 000 euros, le pied (fourchu) vous dis-je !
Quel magnifique soleil, tout d'un coup, se lève sur mon cachot (euh, je dis cela pour le crétin toxoplasmosé, dès fois qu'il me verbatimise : c'est de l'ironie).
Ecrit par : Stalker | 03/05/2007
Fontenelle, sur l'hypocrisie pleine d'aplomb de Sarkozy :
Il y a quelque chose, chez Nicolas Sarkozy, qui ne se dément jamais: c'est la façon qu'il a de remplacer la réalité par une réalité-bis, et la vérité par une vérité alternative, où Nicolas Sarkozy vient en paix.
(Il a, en cela, retenu la triste leçon de ses penseurs de chevet, qui n'ont de cesse, pour justifier leur soumission au(x) pouvoir(s) dominant(s), de caqueter que le réel n'est pas ce qu'il est, mais ce qu'ils disent qu'il est - nuance.)
Hier soir, par exemple, Nicolas Sarkozy a sermonné Ségolène Royal: "Il faut garder son calme et ses nerfs et utiliser des mots qui ne blessent pas", lui a-t-il dit.
Et d'ajouter: "Quand on emploie des mots qui blessent, on divise le peuple, alors qu'il faut le rassembler".
Mais, dans la vraie vie, question, qui a passé, je vous prie, beaucoup de temps à se gargariser de mots blessants, de mots salissants - de mots, en un mot, dégueulasses?
(la suite en cliquant sur mon nom)
Ecrit par : Gustave | 03/05/2007
Alors, Juanito, lepeniste honteux, te voilà entrain de te pignoler sur les affiches de Sarkozy ? Le Transhumain a expliqué en long, en large, et en travers, ce qu'était Sarkozy. Il l'a fait en traitant du fond et de la forme, du programme et du symbole. Tout milite contre un Sarko au pouvoir, l'histoire de france comme les oeuvres d'anticipation occidentale, deux domaines dans lesquels tu te voudrais expert et que tu te contentes de trahir, d'avilir et de tordre à ta guise.
Il est dramatique qu'on n'ait à opposer à ce sinistre franc-tireur déterministo-rentabiliste qu'une cadre de parti trop dogmatique, bancale et attentiste. Mais songe, Juanito, que grâce à ton héraut, la toile sera bientôt soulagée de tes longues diarrhées ineptes : Sarkozy entend remettre le pays au travail, c'en sera fini des petits branleurs-bloggers qui prétendent faire du "culturel" le cul devant leur écran ! Espèce d'improductif ! Parasite ! Sans doute un gène méditerranéen, ça...
Ecrit par : Frère Mixotmatose | 03/05/2007
Raah mince alors ! Je pense donc comme tes amis de droite ?
Ecrit par : Raphaël | 03/05/2007
Qu'est-ce que je vous disais ? Toxoplasmose est aussi prévisible que l'odeur de merde suivant une flatulence de nasique...
Ducon, le pays basque, ce n'est pas franchement la Méditerranée...
Si tu es aussi mauvais en biologie qu'en géographie, nous, les consanguins (je t'imite), avons bien peu de souci à nous faire : tes critiques ne risquent franchement pas de nous fâcher...
Ecrit par : Stalker | 03/05/2007
Chère petite traînée sarkozyste, nous ne faisions pas allusion à cette origine basque mais à la mystérieuse complexité du génome humain.
Mais tu fais encore diversion, il nous avait semblé parler du nouveau totem contre lequel tu te frottes. Au travail, faignasse !
Ecrit par : Frère Toxoplasmose | 03/05/2007
Ah ! Gustave ! quelle excellente introduction à votre très court post que celle-ci :
"il y a quelque chose, chez Nicolas Sarkozy, qui ne se dément jamais: c'est la façon qu'il a de remplacer la réalité par une réalité-bis, et la vérité par une vérité alternative, où Nicolas Sarkozy vient en paix."
Voilà résumé en quelque ligne le principe dénégatif à la racine du parfait aveuglement de bigorneaux qui caractérise les socialisants.
Oser pondre ça à l'heure où toutes les télévisions, reprenant la simulation orgastique de votre Madone, montre combien une fois encore elle mentait en affirmant, en pérorant, en intimidant toute vélléité de réponse que la droite avait drastiquement aggravé la capacité d'insertion scolaire des handicapés - alors que le nombre d'enfants handicapés scolarisé a en réalité DOUBLÉ en 5 ans !
Oser pondre ça alors que c'est plus de 75% de l'électricité française qui est d'origine nucléaire, alors que la fouetteuse assénait avec un tel aplomb ses "17%" (comme d'habitude, elle s'était gourré de colonne en lisant sa fiche) que Sarkozy penaud s'était frileusement replié sur 50% !
Ah ça ! pour mettre les pieds dans le plat de la vérité alternative dans laquelle vous naviguez, hélas, on ne peut pas mieux faire. Bravo Gustave !
Mais je suppose que vous allez encore trouver une excuse à votre Vénéneuse - elle qui en toute "vérité bis" osait affirmer tout sourire hier soir en sortant du plateau : "Moi, j'ai trouvé que c'était un très bon moment, J'AI TOUJOURS AIMÉ DÉBATTRE". Parce qu'en plus, laminer la réalité en avançant rigoureusement n'importe quoi pourvu que son affect s'épanouisse, elle appelle ça "débattre".
Ecrit par : Serge Rivron | 03/05/2007
Pauvre Serge, il se trouve : 1) que dans mon post il n'est pas question de moi ni de ce que je pense (même si on peut le deviner) mais de ce qu'a écrit un autre, qui se nomme Fontenelle ; 2) que si vous le lisez, vous verrez qu'il n'est pas très "socialisant", comme vous dites ; 3) qu'il a au contraire des mots très durs envers Royal, qu'il trouve - et je le rejoins là-dessus - hypocrite et en partie incompétente ; 4) que, pour revenir au texte de Fontenelle, la question n'est pas pour lui, dans ce post précis, de savoir quel a été le plus mauvais (les avis sont partagés, et vos exemples ne sont pas bons, la vérité se situant les deux fois ni complètement chez l'un ni complètement chez l'autre) mais qui ose balancer certains pseudo-arguments avec un aplomb et une assurance que son comportement de ces derniers mots ne devraient pas lui permettre...
Mais pour vous, celui qui critique le Sarkozy d'hier soir (celui-là même qui refuse les critiques "ad hominem" avant de s'en prendre nommément à Hollande, qui demande de la pondération mais qu'on a déjà vu s'emporter devant les foules sur certains sujets) est, selon vous, forcément un pro-Royal. En réalité, ça peut être aussi quelqu'un qui sait appeler une contradiction... une contradiction.
Ecrit par : Gustave | 03/05/2007
Avant de s'illustrer récemment dans la rubrique "eugénisme" en affirmant le caractère inné de certains troubles de conduite, Nicolas Sarkozy affichait son ostracisme à l'égard des immigrés. Pourtant, ce serait une erreur de croire que Sarkozy est d'abord raciste, il est viscéralement ultra-libéral. Là où les attardés de la France profonde s'entêtent à séparer le bon sang du sang étranger, Sarkozy, porte-parole de la "droite décomplexée", ne juge les hommes que par leur utilité. Sa loi relative à l'immigration et à l'intégration promulgue l'étiquetage de produits humains venus d'ailleurs, parce qu'il est de bonne pratique économique de qualifier les ingrédients de la machine à produire, afin de valider la planification pour obtenir la compétitivité.
De même, l'égalité des chances et la discrimination positive induiront davantage de concurrence entre de nombreux postulants à l'exploitation, et la carte de séjour temporaire indiquant la raison retenue pour importer chaque étranger est une façon enfin sérieuse de gérer le capital humain : les scientifiques ou footballeurs acceptés à l'import dans la case "compétences et talents" mériteront bien une carte de trois ans renouvelable "pour le développement et le rayonnement de la France".
Bien sûr, la stratégie de prise du pouvoir peut aussi amener à faire plaisir aux électeurs sensibles à la démagogie anti-immigrés. Mais ces concessions tactiques cachent la philosophie de libre concurrence qui fonde le projet de société de Sarkozy. Car, au-delà des niaiseries racistes, les carences innées ou acquises sont à risque économique si elles créent des handicaps ou des dysfonctionnements qui entravent la compétitivité.
Finies les sottises criminelles en vogue au siècle dernier sous le nom d'eugénisme. Les tolérances de Sarkozy pour les communautarismes religieux montrent qu'il ne hiérarchise pas les héritages culturels. Et si les femmes sont encore moins bien rétribuées que les hommes, c'est la rançon de pesanteurs historiques aujourd'hui indéfendables.
Ainsi, l'ultralibéral accepte l'égalité biologique entre catégories humaines parce qu'elle multiplie les occasions compétitives en jetant dans le même sac (le même marché) tous les sexes, races, origines. En revanche, la proclamation d'inégalités innées entre individus d'une même catégorie permet de justifier les échecs, malgré tous les efforts d'un pouvoir bienveillant et démocratique...
C'est une des pesanteurs de la social-démocratie que de fonctionner avec le même moteur libéral et le même carburant scientiste que le capitalisme, mais sans avoir ni le goût ni l'audace d'assumer les exclusions...
Par là s'explique peut-être la relative passivité qui a accueilli les propos récents de Nicolas Sarkozy sur le caractère inné de certains comportements. Des responsables politiques de gauche se sont débarrassés du vilain bébé eugénique en le remettant aux scientifiques. Comme si l'enjeu était de démontrer une vérité définitive plutôt qu'affirmer des convictions pour une société capable de gérer humainement les différences.
Grâce à la science on pourra faire mieux dans l'identification et la sélection. Selon le souhait du gouvernement où siégeait Sarkozy on pourrait connecter ensemble tous les fichiers informatisés pour accéder à des éléments de la vie privée que le travailleur ou le chômeur auraient préféré dissimuler. Mais voilà que l'informatique se marie avec la génétique : Google veut créer une base de données qui mettrait en ligne toute l'information disponible sur les génomes pour l'avènement de "la médecine personnalisée", laquelle permettrait à chacun de gérer son existence en fonction de son capital génétique... et aussi à chaque employeur d'évaluer "scientifiquement" son personnel.
Nous n'en sommes qu'à l'"immigration choisie" mais, comme prévu il y a un demi-siècle par le généticien progressiste Hermann Muller (Prix Nobel en 1946), "l'eugénisme de la société future, libéré des traditions de caste, d'esclavage, de colonisation, pourra être une eugénique véritable et radicale". Comme à Singapour où on récompense le mariage entre diplômés aussi bien que la stérilité des couples sans diplômes. Comme en Europe où, encore récemment, la stérilisation forcée ne visait pas tant la dissémination d'une "tare génétique" que l'incapacité du porteur à "assurer la subsistance de ceux qu'il pourrait engendrer".
Le philosophe américain Peter Singer a tiré profit des récentes connaissances génétiques : puisqu'il y aurait davantage de différences entre le génome d'un trisomique et celui d'un homme "normal" qu'entre le génome du même homme et celui d'un chimpanzé, il faudrait utiliser des "mongoliens" plutôt que des singes dans l'expérimentation... Le futur des hommes sans qualités s'illumine avec les propositions des "transhumanistes" pour enrichir le corps humain en nanoprocesseurs afin d'"optimiser" les performances du muscle ou du cerveau.
Le message d'Hermann Muller est en bonne voie pourvu qu'on ne perçoive pas l'eugénisme par la lunette étroite du racisme ou de l'antisémitisme : dès qu'on saura produire les oeufs humains en abondance et sans instrumentaliser les femmes, le tri des pontes au laboratoire sera intensifié pour la sélection du meilleur bébé possible. Cette mise en compétition de leurs embryons permettra à chaque couple, et hors de toute suspicion de racisme, de remplir efficacement la case sarkozienne "compétences et talents"... avec confirmation grâce à des tests pratiqués dès l'âge de 3 ans.
La "cérémonie d'accueil dans la citoyenneté", baptême tardif aujourd'hui exigé pour les immigrés élus, fera alors place au combien plus précoce et scientifique Diagnostic génétique préimplantatoire (DPI), concours médical d'entrée dans la jungle compétitive. Et ce tri biologique promettra encore l'égalité des chances pour tous les géniteurs, quelle que soit leur origine.
Décidément, le libéralisme économique est bien l'ennemi de l'humanisme, et le scientisme est toujours son allié.
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Jacques Testart est directeur de recherches à l'Inserm.
Ecrit par : Frère Scoliose | 03/05/2007
Vous nous permettrez ce petit copier-coller, qui expose la réalité sous la "réalité-bis".
Ecrit par : Frère Scoliose | 03/05/2007
Scoliose copie-colle, Toxoplasmose et le Stalker s'amusent à savoir qui c'est qu'en a la plus grosse, Gustave et Serge Rivron se chamaillent, Raphaël est toujours plus à droite qu'il ne le pense, Ludovic et Tlön s'accordent, Iconoclaste et Sébastien prévoient la victoire de Sarko, la Griotte et Samuel se moquent de Ségo, Jugurta et Fisher sont effondrés, le transhumain me trouve pertinent, la rue jolie trouve le transhumain peu pertinent, cappadose déclare sa flamme à madame Royal, et ma chère Eva trouve que celle-ci donne une image désastreuse des femmes. Voilà, je crois que je n'ai oublié personne....
Ecrit par : montalte | 03/05/2007
A Montalte pour lui remonter le moral :
Les bourdes de Ségogo et dire que certains croient qu'elle a gagné ce débat...
http://jesrad.wordpress.com/2007/05/03/debat-bilan/#comments
Ecrit par : jugurta | 03/05/2007
Durant le débat Sarkozy ressemblant à un levantin vendant sa camelote au souk de Constantinole asséna:
"Mme Royal les 35 heures ont été catastrophiques pour l'économie de notre pays. J'ai parcouru l'Europe et aucun dirigeant ne l'a adopté. Même votre ami socialiste (appuyé sur socialiste) Zapaterro m'a affirmé qu'il n'appliquerait jamais le système des 35 heures en Espagne."
Ségolène Royal: Supprimerez-vous les 35 heures?
Sarkozy : Euh... non.
Cohérence qu'il dit le nabot. Encore un Chirac!
Ecrit par : Zappa | 03/05/2007
Un texte de Germain Souchet en Une du Stalker, avec référence aux textes de Montalte de de Noël.
Commentaires ouverts (sauf pour le lapin mixomatosé et sa compagne dont il est à la fois le père et l'amant. Cela se passe comme cela dans le clapier des consanguins).
Ecrit par : Stalker | 04/05/2007
Je vote François Bayrou .
Ecrit par : Thibaut | 04/05/2007
Un de tes mails, Montalte, m'invite à donner mon avis. Tant pis pour toi
Non Ségolène n'a pas gagné. Je doute que