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jean-françois derec

  • Quoi de neuf ? Vebret ! (+ la soirée Jalons en commentaire)

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    Ainsi donc me revoilà intégré dans la nouvelle revue du cher Joseph Vebret (dont j'ai été un temps le véritable "infréquentable", mais nous nous étions mal compris....) et dans laquelle vous trouverez, entre autres, des interviews de Jérôme Garcin, de Jean-François Derec et de Muriel Renault, le coup de gueule et la gueule pleine de coups de Pierre Jourde, plusieurs dossiers médiatico-littéraires, dont l'un consacré aux blogs littéraires (qui ne me cite même pas, enfoirés !, et ne dit mot non plus de mes compères-ennemis-complices préférés, bien fait !), d'innombrables critiques littéraires, beaucoup de photos,  et deux grands articles de fond consacrés l'un à Simenon, l'autre à Molière. Qui sont les Tartuffe, les Alceste, les Trissotin, les Dorante, les maîtres de philosophie et les maîtres d'armes de notre époque, vous le saurez en lisant mon article intitulé Gouffres de Molière - celui-ci complétant admirablement mes post sur L'Avare et Dom Juan.

    Pour le reste, grâce soit rendue à Laurent Tirard dont le Molière fut l'excellente surprise de ce début d'année. Et pourtant, c'est à reculons, je l'avoue, que j'allais voir ce film, échaudé que j'étais par les dernières « transpositions » cinématographiques de pièces classiques, le grotesque Il ne faut jurer de rien d'Eric Civanya, une honte faite à Musset, et l’odieuse Esquive d'Abdellatif Kechiche, soit-disant tiré de Marivaux, le type même de l’objet socioculturel qui tend à démolir la littérature….. Mais ici, point de vulgarité ni de jeunisme attardé. Bien au contraire, auteurs et acteurs (dont Edouard Baer génial en Dorante et Laura Morante magnifique dans le rôle d’une Madame  Elmire Jourdain séduisante, « accoucheuse » du futur génie – la trouvaille du scénario) s’en donnent à cœur joie pour rendre compte du génie comique de Molière. Faire rire aux éclats une salle de cinéma par le biais du seul texte d’origine, transformer ces répliques si connues, si « scolaires », en répliques cultes, c’est le tour de force de cette généreuse production… Non, désolé, chère Anne-Sophie Demonchy, ce film était sans doute mineur, mais formidable !