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Cinéma

  • Douces amertumes - Sur Claude Sautet, du film noir à l'oeuvre au blanc, de Ludovic Maubreuil

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    À mon vieil ami Didier M. qui avait compris Sautet avant moi.

     

    On a tous snobé Claude Sautet. Dans les années 70, ou quand nous avons découvert les années 70, on considérait son cinéma comme académique, normatif, « giscardien ». Et puis, on a grandi, on a vécu, on ne s'est pas toujours réalisé, on a beaucoup perdu en temps, en argent et en non-amour, on s'est retrouvé à l'automne de nos vies sans passer par l'été et l’on s’est rendu compte que ce cinéma-là parlait de nous avec une profondeur inattendue, frôlant parfois l’abîme ou la folie – et via une virtuosité visuelle bien supérieure à celle de nos maîtres nouvelle-vagueux d’antan. C’est toute notre « pratique cinématographique » qui a été alors « réorientée », « [nous] faisant délaisser les esthétiques miroitantes, à la sidération instantanée, pour guetter désormais, sans relâche, le motif dissimulé sous le tapis » et telle que l’énonce la belle écriture de Ludovic Maubreuil, essentialiste du cinéma, dans son superbe et savant Claude Sautet – Du Film noir à l’œuvre au blanc (Editions Pierre-Guillaume de Roux).

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