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  • Doxa I

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    La littérature, disent les littérateurs, est là pour exprimer la tragédie du monde...

    Eh bien non ! Moi, Sophocle, ça ne m'intéresse pas, et je pense que ça n'intéresse personne. Je n'ai pas tué mon père, je n'ai pas fait l'amour avec ma mère. Je ne suis le responsable d'aucune peste réelle ou métaphorique. J'aime mes parents, mes parents m'aiment, et on pense tous les trois que Sophocle ne fait que raconter ses fantasmes de merde, point barre. Tant pis pour lui, mais nous, on n'a vraiment pas besoin de  ce genre de truc pour vivre. Car heureux et innocents, oui, nous le sommes...

    Pareil pour la Bible et Freud, pareil pour Shakespeare et Sade, pareil pour Pascal et Camus. Nous ne sommes pas pécheurs, nous ne sommes pas castrés, nous ne sommes pas sadiques. Nous sommes attachés autant à la justice qu'à nos mamans, et nous emmerdons tous les Oedipe et tous les Job de la terre. Tant pis pour ceux meurent sots à force d'avoir cru à ces balivernes. Nous plaignons sincèrement les croyants névrosés  et maso de l'ancien monde, et nous sommes prêts à les aider à abandonner leurs croyances.  Mais plus question en tous cas de les laisser polluer notre beau monde avec leurs angoisses et leurs saloperies. Plus question de voir de la viande dans une étoffe rouge.  Ni de foutre qui dégoulinerait de notre guillotine !  Nous ne sommes pas tordus, nous !

    Et puis, l'épilepsie, ça se soigne mon cher Dostoïevski !

     

    Jean-Kevin Baptiste

     

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    (07 / 04 / 09)

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